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BARILLET ou BARISIAU de voyage (d’après Viollet-le-Duc).

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tivement minces, ne parait pas dans les monuments figurés avant le XVI: siècle.

Il est à remarquer que la Renaissance eut une heureuse répercussion, et cela assez rapidement, chez les huchiers-coffretiers. Leur goût s’épura vite au contact de leurs camarades exerçant une profession plus artistique et leur menuiserie ne tarda pas à être traitée d’une manière remarquable comme construction et comme exécution. Les huches se revêtirent de riches panneaux, présentant de délicates arcatures et des combinaisons de courbes qu’on employait fréquemment alors ou bien des simulacres de parchemins pliés.

Lorsque le confortable devint un besoin impérieux, on ajouta des dossiers, des appuis et des dais empanachés. Le couvercle des huches disparut sous les coussins et les tapis mobiles qui remplacèrent les toiles peintes ou gaufrées que l’on collait habituellement sur leur surface. | - Cette mode dura longtemps : pendant les XVI® et XVII* siècles il n’y avait pas de maison qui ne possédât un ou plusieurs bahuts. Un grand nombre de ceux que nous possédons datent de cette époque. Un usage universellement répandu, du reste, consistait à envoyer à la mariée, au moment de ses noces, un coffre en bois sculpté, rempli à déborder d'objets de ménage, étoffes, soieries, bijoux, dentelles, etc., et qui lui servait

ensuite de malle pour voyager. Cette coutume

existait encore au XVIII: siècle. Sous Louis XIII "12

les salles des gardes étaient garnies de coffres ou bahuts qui servaient de bancs. Dans sa « Relation

Jde ce qui s’est passé à la mort du maréchal d'Ancre>

(1659, Leyde, Elzevier), Pierre Dupuy nous dit que Vitry, attendant l’arrivée de sa victime, « demeura longtemps dans la salle des Suisses, piquant le coffre, ne faisant semblant de rien. »

On appelait piquer le coffre, l'action de s’aller asseoir de longues heures dans une antichambre en attendant le bon plaisir de celui qu’on sollicitait. Le visiteur avait en effet l'habitude, pour passer son temps, de piquer avec sa dague le couvercle du bahut sur lequel il était assis.

Nous devons mentionner quelques rares specimens de coffres ou de coffrets de cette époque dans lesquels on voit poindre la tendance à une construction nouvelle des ustensiles de voyage. Jusqu'ici le bois a formé le fond de la fabrication; rarement le coffre a été recouvert d’une enveloppe si ce n’est de toile peinte. On se contentaïit, le plus souvent, de cirer ou de peindre le meuble en agrémentant sa surface de coins ou de pentures découpées ou plus simplement de clous disposés

en dessins capricieux et souvent d’un certain goût.

De plus en plus, désormais, nous signalerons des ustensiles de voyage recouverts d’un cuir bien que le huchier, de temps en temps, produise une œuvre en bois sur laquelle nous devrons nous arrêter. Ilexiste dans une des salles du musée de Cluny, à Paris, un fort curieux coffret de voyage, véritable

OUVRIER HUCHIER, porteur de ses outils, au XV° siècle (Dictionnaire du Mobilier, Viollet-le-Duc, t. I

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