‹ Le vrai livre du peupleChapitre 25 sur 77 · MODIFICATIONS · texte numérisé non relu

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« Art. 15. — Toute proposition tendante à modifier les présents statuts, dans leurs dispositions accessoires et non fondamentales, ne pourra être soumise à rassemblée générale qu'après que le conseil d'administration aura décidé qu'il peut y être donné suite. Elle devra être considérée comme non avenue, si elle n'est pas admise par les 3/5*°^' des votants. »

Ces statuts ont été approuvés, lé i5 novembre 4858, par M. le maire de Grenoble, et le i^ décembre suivant, par M. le préfet de l'Isère.

Au 31 décembre 1859, la société mutuelle de retraites des sapeurs-pompiers comptait 302 membres honoraires. Ce merveilleux résultat est dû aux démarches et au zèle infatigable de M. Vendre.

A la même époque, le capital de la caisse s'élevait i 17,265 fr. 85 cent*

La compagnie reconnaissante a décerné à M. Vendre une médaille d'or.

Cette médaille» frappée par MM. Colin frères, deGrenoble^ porte sur la face, une cuirasse surmontée du casque et entourée de ces mots en exergue : Les sapeurs-pompiers de

Grenoble à M. Vendre, leur Capitaine-commandant. — 18K8. — Elle porte au revers, en exergue, ces mots qui sont la devise de la compagnie : Abnégation. Dévouement. Intrépidité. Courage. — Et au centre : Au réorganisateur de la compagnie, organisateur de la caisse de retraites. — Deux haches en croix surmontées de la grenade.

Le 26 septembre 1858, la médaille décernée à M. Vendre lui a été remise par IM. Crozet, maire de Grenoble, en présence de M. le préfet de llsère et de la compagnie assemblée sous les armes.

M. le maire a prononcé, dans cette occasion solennelle, le discours suivant, qui expose, en termes heureux^ les droits de M. Vendre à l'éclatante récompense dont il a été l'objet :

« Monsieur le Commandant ,

« Je suis chargé, par la compagnie que vous commandez avec tant de zèle et d'habileté, de vousoffnr un témoignage de sa reconnaissance et de son dévouement.

« Ce témoignage, aussi honorable pour la compagnie que pour vous, vous le recevrez, j'en suis certain , avec tout le bonheur que nos braves soldats de l'industrie et de la paix éprouvent à vous l'offnr, et tous nos compatriotes applaudissent à la noble idée qu'ils ont spontanément conçue. ,

« La compagnie. Monsieur le commandant, sait tout ce qu'elle vous doit : son existence actuelle, sa bonne et vigoureuse organisation, son exacte discipline, le bon esprit et le patriotisme qui l'animent; elle connaît votre active pré^ voyance pour son avenir, et elle sent bien que vous lui consacrez vos jours, vos veilles, vos constantes pensées.

« Si la compagnie est heureuse d'avoir un si bon chef.

vous n'êtes pas moins heureux de la commander, et entre vous tous, désormais, il y a union parfaite, indissoluble. Recevez donc cette médaille qui en est le symbole, et permettez que je me félicite d'avoir été appelé à vous la décerner au nom de notre chère compagnie ; c'est ma récompense à moi; j'y ai quelques titres aussi par ma profonde affection pour elle et pour avoir contribué au bien que vous avez fait, en obéissant à la bonne inspiration de vous choisir pour la commander. »

-ArUVAAA/VUy-

CDAriTRE III.

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