‹ Le vrai livre du peuple, ou, Le riche et le pauvreChapitre 79 sur 85 · Qu'est-ce que la propriété? pag. 97 à · texte numérisé non relu

Qu'est-ce que la propriété? pag. 97 à

lité libre, active, raisonneuse, insoumise do Thomme^, »

A merveille! mais décidément M. Proudhon sait-il bien ce qu'il veut ? Et ne se réfute-t-il pas lui-même en stigma-» tisant la communauté, à laquelle on est conduit par ses propres doctrines ?

Et quelle autre réfutation remarquable, dans le passage suivant du discours d'installation prononcé en mars 1848 par M. Saint-Romme, avocat du barreau de GrenobleT, nom-, mé procureur général à la Cour de cette ville !

« S'il était possible de supposer un peuple arrivant neuf sur une terre assez féconde pour nourrir et vêtir ses habitants sans le travail et sans l'industrie, ce peuple serait communiste pour toute chose, comme nous le sommes pour l'air, lalumière et l'eau.

« Mais la terre ne donne rien qu'au travail ; mais le tra-» vail de chacun n'appartient qu'à lui-même ; mais l'homme est un être que caractérise surtout son instinct de prévoyance. Dès l'automne, il prévoit et prépare les moissons de l'été; quand vient l'abondance , il conserye pour les temps dq disette ; il prévoit pour lui et pour sa famille, pour sa vieillesse et pour ceux qu'il laissera à sa mort; et sur cet instinct de prévoyance, commun au genre humain tout entier dan^i une mesure plus ou moins large , sont assises, comme sur une base, propriété, famille et patrie. Il n'y a jamais eu de communisme possible et légitime que celui des chrétiens primitifs et de quelques sectes religieuses, un communisme qui avait son origine dans Tesprit d'abnégation et de charité; un communisme, non par le droit, mais par l'abandon du droit.

«« Ainsi, l'égalité de droit a été et sera toujours le principe des inégalités sociales. »

L'école saintsimonienne eut au moins le mérite d'une

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