‹ Le xylose ou sucre de boisChapitre 14 sur 14 · OMO · texte numérisé non relu

OMO

f'Ie piilBi>iinitr(>B2,3

De

P' liq.(lrP(bljng«=«l,8

De

De

ono’

De

De

De

O’oo

Ces chiffres ne doivent pas être regardés' comme absolus, car il est impossible, malgré tous les soins, de doser exactement de si petites quantités de xylose contenues dans l’urine, mais leur allure générale présente un certain intérêt. Elle tend à établir que le xylose est retenu momentanément par quelque organe, l'abandonnant ensuite peu à peu. Si l’on songe, en effet, à la

rapidité avec laquelle le xylose apparaît dans l’urine, on devrait le voir éliminé rapidement; il n’en est pas ainsi, et l’urine en contient longtemps une proportion à peu près constante, jusqu’à la fin de l’excrétion, dont la durée est en rapport avec le poids du sucre ingéré. D’autre part, une fraction importante, plus de la moitié du xylose, disparaît. J’ai pensé la retrouver dans l’urine, sinon en totalité, du moins en partie, à l’état d’acidé xylonique ; les résultats ont été négatifs.

Un fait assez curieux est à noter ici : l’urine qui contient du xylose (ou de l’arabinose), par suite de l’administration interne de ce sucre, ne réduit pas le réactif cupro-potassique de la môme manière que l’urine des diabétiques ordinaires, qui contient du dextrose ; la réduction est plus lente et se manifeste tout à coup par l’apparition d’un précipité colloïdal verdâtre, devenant vite jaune, puis orangé sale. Dans quelques cas^ en poursuivant l’ébullition, surtout s’il y a un grand excès de réactif, l’oxydule de cuivre se rassemble en partie. Ce phénomène ne paraît pas imputable à la production dans l’organisme, d’un dérivé quelconque du xylose, car une simple solution de ce suçre dans l’urine normale se conduit comme je viens de le décrire, quand on la chauffe avec la liqueur de Fehling ; cependant, avec une solution aqueuse, la réaction est régulière et semblable à celle du dextrose.

C’est probablement à la présence d’un pentose que certaines naines sucrées doivent une réaction analogue, et non à d’autres causes, comme on l’a imaginé jusqu’ici ; ceci est d’autant plus vraisemblable que certains aliments végétaux renferment des gommes à pentoses et que Salkowski et Jastrowitz (47,) (48) onl obtenu d’une urine, une osazone dont les propriétés et la composition se rapprochaient de celle du xylose.

En résumé, s’il reste encore beaucoup à faire dans l’étude physiologique du xylose, il apparaît déjà que ce sucre n’est pas toxique et que son usage, temporaire du moins, est tout à-fait inofïensif. On peut donc espérer que l’énorme proportion de gomme de bois que l’industrie de la cellulose rejette tous les jours sera tôt ou tard transformée en xylose, et qu’on pourra se servir avantageusement de ce corps infermentescible pour la préparation pharmaceutique des conserves sucrées.

PIBLIOGRAPHIE

(1) Poumarède et Figuier. — Mémoire sur le ligneux et sur les pro¬

duits qui l'accompagnent dans le bois (1846). Comptes-Rendus, 23, 918.

(2) Th. Tbomsen. — Recherches Sur la composition des bois (1879).

Journ. lür prakt. Chem. 19 , 146-168.

(3) Friederich Koch. — Expériences sur la gomme de bois et sur sa

répartition dans le règne végétal (1886). PharrHaceutische Zeitsch. lür Hussland, 25 , 619-626, 633-641, 631-657, 667-673, 683-689, 699-701, 713-721, 731-737, 747-734, 763-770.

(4) Kauer.— Sur la matière sucrée fournie par le mucilage des graines

de Psyllium 1888. Ciebig’s Annalen, 248 , 140-144.

(.3) Stone et Tollens. — Sur la formation du furfurol et la non-production de l’acide lévulique avec l’arabinose ; formation du lurfurol comme réaction de l'arabinose (sucre de bols et analogues) formation d’arabinose et de xylose avec les drèches de brasserie (1888). Liebig’s Annalen, 249 , 227-243.

(6) 11. Tollens, F. Mayer et H. Wbeeler. — Sur l’estimation du poids

moléculaire de l’arabinose et du xylose (sucre de bois), par la méthodecryoscopique de Raoult (1888). Hericbte d. d. ohem. Cesells., 21, 3308-3310.

(7) H. Wheeler et 11. Tollens. — Sur lé xylose (sucre de bois) et la

gomme de bois (1889). lier. d. d. chem. (lesells., 22, 1046.

(8) H. Wheeler et H. ’l’ollens. — Sur le xylose ou sucre de bois, un

deuxième pentaglucose (1889), Liebig’s Annalen, 254, 304-320.

(9) H. Wheeler et 11. Tollens. — Recherches sur la gomme de bols

(1889). Liebig’s Annalen, 254, 320-333.

(10) E W. Allen et B. Tollens! — Note sur le xylose et la gomme de

bois de la paille et autres matières (1890). Bericble d. d. chèm^. Gesells, 28,137.

(11) E. ParcusetH. Tollens.- Sur la plus grandeou plus petite rotation

(multirotation, birotation ou semirotation) des sucres (1890). Liebig’s, Annalen, 287,160-178.

(12) A. Günther et B. Tollens. — Sur l’estimation quantitative du fur

furol et des pentaglucoses, 1890. Berichte d. d. cheni. Gesells, 23,1731-1752,

(13) A. Hébert, — Etude de la paille, nouvelle méthode d’analyse, 1890.

Annales agronomiques, 16 , 338-371.

(14) Berthetot et Matignon. — Recherches sur quelques principes

sucrés, 1890. Comptes Rendus, 111 , 11-14.

(15) K. Fischer et R. Stahel. — Note sur quelques acides du groupe

des sucres, 1890. Berichte d. d. chem. üesells, 23, 2625-2628.

(16) E. W. Allen et B. Tollens. — Sur le sucre de bois (xylose) et la

gomme de bois (xylane), 1890. Llebig’s .4nhalen,260, 289-306.

(17) Ê. W. Allen et B. Tollens. — Sur l’acide xyionique, 1890. Liebig’s '

Annalen, 260, 306-314.

(18) W. E. Stone. — Sur la connaissance des pentaglucoses, 1890.

Berichte d. d. chem. Gesells., 23, 3791-3798.

(19) E. Fischer et R. Stahel. —r Sur la connaissance du xylose, 1891.

Berichte d.d. chem. Gesells., 24, 528-538.

(20) G. de Chalmot et B. Tollens. — Sur le dosage des pentaglucoses

dans les végétaux, 1891. Berichte d. d. chem. Gesells,, 24, 694-

(21) G. Bertrand.— Recherches sur quelques dérivés 4u xylose, 1891.

Bull. Soc. chim. (5), 6, 546 et 554-557.

(22) G. Bertrand.— Sur la constitution de la xylite et du xylCse, 1891.

Bull. Soc. chim. (3), B, 740-742.

Page 554, 3* ligne à partir du bas, lire : hêtre, au lieu de pin.

(23) G. Bertrand. — Sur quelques réactions colorées des hydrates de

carbone, 1891.Bull. Soc. Chim. (3), 6,932, et 6 , 259-261.

(24) E. W. Stone et D. Lotz. — Sur le xylose des épis de maïs, 1891.

Berichte d.d. chem. Gesells., 24, 1657-1638.

(25) E. Pischeh —'rSur la configuration du glucose et de ses isomères,

1891. Berichte d. d. chem. Gesells., 24,1836-1845.

(26) B. Tollens. — Réaction du xylose et de l'arablnose, 1891. Bull.

Soc. chim. (3); 6, 161-162.

(27) G. Bertrand. — Réponse à M. Tollens, 1891. Bull. Soc.chim. (3), 6,

(28) E. Schulze. — Composition chimique de Ja membrane cellulaire

des plantes, 1891. Berichte d. d. chem. Gesells., 24, ^77-2287.

(29) E- W. Stone. — Sur le dosage des pentoses dans les végétaux,

1891. Berichte d.d. chem. Gesells., 24, 3019-3021.

(30) A. Voswinkel. — Rencontre de gommes donnant du xylose, 1891.

Chem. Centr. il, 653. PharnC Conlralhalle, 32 ou 36, 505-507.

(31) A Güntlier, G. de Chalmot et R. ïollens. — Dosage du furlurol

et des pento8e8,1891- Berichte d.d. chein. GeselU., 24, 337S-3585.

(32) E. Fischer et O. Piloty. — Sur un nouvel acide en G* et le second

acide trioxyglutarique inactif,1891.Berichte d. d. cheni. Gesells.,

C’est l’acide ribouique et l'acide bibasique correspondant.

(33) W. E. Stone. — Digestibilité des hydrates de carbone à pentoses,

1892. American. Chem. J., 14, 9-4. Berichte d. d. cheni. Gesells.

(34) C. Schulze et B. ïollens. — Sur le xylose et ses propriétés opti¬

ques,1892. Liebjg’s Annalen, 271, 40-46.

(35) C. Schulze et B. Tolleûs. — Sur la disparition de la multirotation

des sucres en solution ammoniacale,1892.Liebig’s Annalen,271, 49-54.

*(36) C. Schulze et B. ïollens — Sur les pentosanes (gomme de bois, xyiane, arabane) des libres végétales ligneuses, 1892. Liebig’s Annalen, 271, 55-60.

(37) C. Schulze et B. ïollens. — Sur le xylose du mucilage de graines

de coing et du lufla (•), 1892. Liebig’s Annalen,271, 60-61.

(38) F. Stohmann et H. Langbein. — ïbermochimie des hydrates de

carbone, 1892. Journ. f. pr. Chem., 45, 303-356.

(39) E. Winterstein. — Sur l'amyloïde végétal, 1892. Berichte d. et.

Chem. Gesells.,25, 1237-1241.

(40) G. Bertrand.— Sur la composition immédiate des tissus végétaux, T892. Comptes Rendus, 114, 1492-1494.

(41) G. Bertrand. — Note sur les tissus ligniflés,1892. Bull. Soc. chim.

Page 469, ligue 15, lire ; oxaliqua au lieu de malique.

(42) G. Bertrand, — Déterminaison spécifique du xylose, 1892. Bull.

Soc. chim. (3), 7, 449-502.

Page 500, ligne 4 : lire 93", au lieu de 90".

» » » 15 ; » la chaleur, au lieu de sa chaleur.

» » » 19 : » 16é", au lieu île 161"

» .501, » 10: » 98,7 aw fim de 109,6.

» 302, » 30 : » glucoses au lieu de glycose.

(43) B. ïollens et autres. — Hydrate de carbone, 1892. Landw. Ver-

suchs. Stat, 89, 401-433.

(44) W. Hoflmeister. — La gomme de cellulose, 1892.Landw. Versuchs.

Stat. 89. 461-468.

O Courge-éponge.

(45) A Hébert. — Sur la présence dans diverses plantes d’une gomiiie

donnant de la xylose par saccliarilication, 1892. Annales agronomiques, 18,261-267.

(46) W. Ebstein. — Action physiologique des pentoses, 1892. Vircbow's

Archiv., 129, 401-412.

(47) E. Salkowski et M. Jastrowitz. — Sur une espèce de sucre non

encore observée dans l’urine, 1892, Centralbl. I. d. médecin. Wiss. 19.

(48) E. Salkowski.— vSurla présence des peritaglucoses (pentoses) dans

l’urine, 1892. Centralbl. f. d. médicin.Wiss. 32.

(49) C. Gouncler. Sacchariücation de la gomme de bois par l’acide

chlorhydrique,1892. Chem. Ztg., n*92, 1719.

(30) E. H. Flint et B. Tollens. — Sur le dosage des pentosanes et des

pentoses contenus dans les végétaux, par distillation avec l’acide chlorhydrique et dosage pondéral du lurfurol formé (1892). Berichte d.d. chem. Cesells., 25, 2912-2917.

(31) E. Winterstein. — Sur l’amyloïde végétal, 1893. Zeit, physiolog.

. Chem. 17’, 333-380.

(32) E. Winterstein. Sur une substance parente de la gomme de

bois, 1893. Zeit. physiolog. chem. 17, 381-390.

(33) ü. de Chaimot. — Pentoses solubles dans les plantes, 1893. Ame¬

rican chem. J. 16, 21-28.

(34) Max Cremer. — Sur les transformations de quelques sucres dans

l’organisme animal, 1893. Zeitschrift fur Biologie, 29, 484 .333.

Vu Le Directeur de l'Ecole,

G. PLANCHON.

Le Vice-Réeteur de l'Académie de Parie, GRÉARD.

Vu, bon à imprimer: /

Le President de là ï'Aès:^,,''ji? JUNGFLEiaC

Vu et permis d’imprimer :

Lille.— Typ. & Litli. Le bigot lièi'ee, Kue Nationale, ËS-

Page 1