‹ Le xylose ou sucre de boisChapitre 13 sur 14 · OH H OH OH · texte numérisé non relu

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ne différant de celle du xylose que par la portion située à droite de la ligne pointillée, ainsi qu’il a été expliqué prédédemment (voir : Action de l’acide cyanhydrique sur le xylose).

C’est donc la IIP"® qui représente le xylose.

borlraiid, — 4.

CHAPITUE VI

Recherche et dosage du xylose.

Herherche du xylose. — Comme on n’a jusqu’ici rencontré le xylose que parmi les produits d’hydrolyse des tissus végétaux, je prendrai ce cas pour exemple ; d’autres, qui pourraient survenir, s’y ramèneront aisément.

Ayant conduit l’hydrolyse comme s’il s’agissait de préparer du xylose, on sature presque exactement l’acide sulfurique par le carbonate de baryum, puis on soumet la liqueur à l’action de la levure, pour détruire les glucoses fermentescibles (dextrose, mannose et même galactose). Quand ce résultat est atteint, on précipite par un peu de sous-acétate de plomb dont on enlève l'excès, après filtration, par l’hydrogène sulfuré, puis on évapore la liqueur claire à consistance de sirop : celui-ci contient tout le sucre cherché. On en place une goutte sur une lame de verre avec une trace de xylpse cristallisé et l’on recouvre d’une lamelle. En examinant cette préparation au microscope, le mieux entre deux niçois croisés, on observe si le xylose se dissout ou détermine la cristallisation du sirop. /

Dans le premier cas, il n'y a pas de xylose ou seulement une petite proportion dont on ne peut démontrer la présence qu’en la transformant en xylonobromure de cadmium : on agite de temps en temps le mélange d’une partie du sirop, dissoute dans 5 à 10 fois son poids d’eau, avec une partie de brome ; après 48 heures, on chasse par ébullition le réactif non utilisé on sature de carbonate^ de cadmium et la solution' brune, filtrée et concentrée, est additionnée peu à

peu de son volume d'alcool ; il s’en sépare, de suite ou au bout de quelques heures, des cristaux qu’on essore et recristallise dans l’eau chaude : ils sont très peu solubles, se boursoufflent considérablement quand on les chauffe et contiennent 21,33 “/o de brome ; ils caractérisent le xylose, puisque l’acide xylonique ne peut provenir que de ce sucre. Si l’on n’obtient pas ces cristaux, il faut, avant de conclure à l'absence du xylose, reprendre le mélange brut des sels cadmiques par l’alcool bouillant ; il se fait un précipité épais et noirâtre, et, sans doute à la faveur du grand excès de bromure de cadmium, le xylonate se dissout ; on décante la liqueur- qui peut abandonner lentement des cristaux de xylonobromure.

Dans le cas où la préparation microscopique cristallise, on amorce tout le sirop. Si le xylose est abondant, on n’éprouve aucune difficulté à le reconnaître ; s’il n’existe qu’en petite quantité, on essore les cristaux sur une plaque poreuse. Pour les purifier, on les délaye ensuite dans un peu d’alcool et on les égoutte de nouveau sur la plaque ; on recommence au besoin cette petite opération. Il faut maintenant s'assurer qu’on a bien affaire à du xylose. On en chauffe doucement quelques milligrannnes avec 3 ou 4 centimètres cubes d’acide chlorhydrique cencentré et une trace d’orcine ; si le liquide se colore en violet-bleu, on est en présence d’un pentose, la coloration étant rouge-orangé avec les glucoses en G'*, ainsi que je l’ai observé (23). Il ne reste plus qu’à différencier le xylose de l’arabinose au moyen du xylonobromure de cadmium, préparation qiii réussit encore avec moins de 0 gr. 05 de xylose (*).

(*) Oa oxyde alors jiar Veau de brome’ dans la nroporlion d'un centimètre cube pai’ 0,0») de sucre j on concentre la solution nos sols cadmiques dans ua verre de montre, avant d’ajouter l’alcool.

Quant à la recherche du xylose par la phénylhydrasine, je dois faire les observations suivantes : 1“ la xyloshydrazone, qui seule est caractéristique, est beaucoup trop soluble pour que sa production soit tentée eu présence d’autres sucres ; 2" la xylosazone, qui cristallise magnitiquement quand elle est pure, est très diflicile à obtenir avec son aspect et son point de fusion lorsqu'elle est mélangée avec des hexosazones, malgré sa solubilité spéciale dans l’alcool méthyliqüe ; elle est irnpurifiable si elle renferme de l’arabinosazone (*).

Ce qu’il y a de mieux à faire, quand on en emploie la plénylbydrazine pour la recherche du xylose dans un sirop, c’est de pulvériser le mélange des osazones après l’avoir desséclié soigneusement et de le traiter par trois ou quatre parties d’alcool méthyliqüe froid ; en filtrant, les hexosazonos restent sur le fdtre, tandis que les pentosazones passent presque seules. On précipite par l’eau, et l’on rccristallise dans l’alcool ordinaire légèrement étendu. Les pertes sont assez grandes, mais on arrive quelquefois à un produit passable : c’est ainsi que j’ai séparé de la xylosazone bien cristalii'sée et .fondant à + 165’, d’un sirop qui provenait de l’hydrolyse du bois de Cijcas ùammm. Au lieu d’alcool méthyliqüe, on peut employer l’eau bouillante, dans laquelle les pentosazones sont assez solubles, mais cela est moins commode et moins exact,

lum.ije du xylose. — Dans les Cas assez rares où le xylose contenu dans une solution agit seul dans la lumière polarisée, l’emploi poiarimètre est tout indiqué pour son dosage; s’il est le seul corps réducteur, on peut se servir de la liqueur de Fehling, en retenant que de xylose possède un pouvoir réducteur un peu plus fort que le glucose ou le sucre interverti,

(‘j l.a xylosuzoïii'oül. iJuxtpogyi't;'laiwli» qlie i’iivahituisazotii'es! iiwcllvê.

En employant des solutions sucrées à un demi pour cent, et dix centimètres cubes de liqueur cupro-potassiquc (formule Pasteur) étendus de quatre fois leur volume d’eau, j’ai observé qu’une quantité de liqueur cuprique équivalant à lOÜde sucre interverti ou à 96,11 de dextrose, correspondait è 94,84 de xylose.

J’ajouterai, cependant, que Koch (3) accorde au glucose le même pouvoir réducteur qu’au xylose et que Hébert (13) indique que 10 cent, cubes de liqueur de Febling sont réduits par 45 milligr. 4 de xylose ou 43 milligr. de sucre interverti, mais d’autre part, Stone (18) a trouvé, en employant la méthode pondérale de Soxhlet, qu’un milligramme de xylose

en solution à 1 pour cent précipite l'"'"864 de cuivre

» 1/4 » » l^^OSO »

soit de l"»™ 86 à 1™“ 96 de cuivre, tandis que dans les mêmes conditions le glucose n’en précipite que l™™ 8 è

immp.

Quand le xylose est mélangé à d’autres sucres,, comme dans le sirop d’hydrolyse de certains tissus végétaux, il devient très difïicile à doser, surtout en raison des produits déxtriniformes qui sont toujours présents et qui ôtent toute certitude dans la détermination des pouvoirs réducteur et jrotatoire. On pourra tenter de détruire les sucres fermentescibles par la levûre de bière ou bien distiller le sirop "avec de l’acide chlorhydrique de densité 1,06 et doser le furfurol formé à l’état de furfuramide ou de pbénylhydrazone, suivapt la méthode de Günther et Tollens (19), perfectionnée par G.deChalmotetTollens (20), par Stone (29) ou par GOnther, de Cbalmot et Tollens (.'il).

Le xylose donne environ 50 ",'o de furfurol, tandis que les hexoses n’en dégagent que des traces, mais comme

l’arabinose se conduit de même que le xylose, que, d’autre part, le rhamnose et le tucose fournissent des quantités considérables de méthylfurfurol, que la méthode analytique ne distingue pas du furfurol, ordinaire, et qu'enfm, la présence de substances en apparence inertes modifient les rendements dans des proportions énormes» on devra se tenir en garde contre cette rnéthode qui, dans les meilleures conditions, donne des résuttats irréguliers. Il pourrait être avantageux, dans de tels cas, de recourir à la transformation du xylose en xylonobromure de cadmium, faite dans les mêmes conditions sur le produit examiné et sur un mélange synthétique s’en rapprochant autant que possible ; les résultats quantitatifs ne seront guère plus exacts que ceux obtenus par les autres méthodes, mais ils ne laisseront aucun doute sur la nature du corps dosé.

Appendice

Physiologie du XtLosE

Par l’ensemble de ses propriétés physiques et chimiques, le xylose se rapproche étroitement des glucoses. Gomme eux aussi il possède une saveur sucrée, plus forte même que celle du dextrose et qui n'est pas accompagnée de l’arrièregoût désagréable qu’on retrouve dans ce dernier, obtenu par saccharification de la fécule.

Par contre, il diffère essentiellement de , la plupart des corps de ce groupe par la manière dont la levûre alcoolique se comporte è son égard. La transformation du dextrose en alcool et gaz carbonique sous l’influence de divers saccharomyces est connue depuis longtemps. Dumas et Boulay (1828) l’ont exprimée par l’équation suivante ;

('.dipao» = 2 CO» + 2 CSHflO

qui se réalise pour 95 centièmes environ du sucre employé. Depuis, Fischer a fait la remarque que tous les sucres réducteurs ayant pour formule C*H®(P ou un multiple de cette formule pouvaient subir la même transformation, tandis que tous ceux dont le nombre d’atomes de carbone n’était pas divisible exactement par 3 restaient inaltérés. (*) Le sucre de bois vérifie cette remarque ; il n’est pas fermentescible, pas plus que l’arabinose G le perséose

(?) En réalité, le 8orbose(C6 Illi0<>) elun nonose (C9H1809) n'onl pas encore subi la fermentation alcoolique.

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etc. Mes propres expériences confirment sur ce point celles de Thornsen (2), de Koch (3) et de Stone (18), Une solution de xylose, additionnée de substances nutritives et de' levùre de bière, ne dégaine pès plus de gaz carbonique qu’un mélange témoin, privé de xylose. Ce résultat n’est pas modifié par l’addition d’une certaine quantité de sucre fermentescible (dextrose), comme il arrive pour le galactose, d’après Bourquelot (*").

On pouvait se demander, après cela, si un organisme plus compliqué que la cellule, de levûre s’accommoderait mieux du xylose, si l’homme, par exemple, trouverait en lui un aliment. Ayant eu, un des premiers, la disposition d’une quantité notable de xylose, j’avais commencé quelques expériences à ce sujet : elles m’ont démontré qu’upe forte proportion du sucre ingéré passe dans les urines. Je me proposais , de les pour'suivre, de rechercher, si les herbervivores, d/ins l’alimentation desquels entre une grande quantité de x,jlane, utilisent le xylose autrement que les carnivores, quand des physiologistes étrangers s’emparèrent de la question. Ils n’en ont tiré que peu de résultats.

Ebstein (46), dont les recherches ont été entreprises en vue de l’alimentation des diabétiques,, conclue que le xylose n'est pas assimilé, même quand il h'est qu’en très petite quantité, et qu’il peut être reconnu dans l’urine une à deux heures après l’administration de 0 gramme 5. Ceci est vrai, aussi bien pour les personnes bien portantes que pour celles atteintes de glycosurie. L’une reçut 2o grammes de xylose; dans les premières vingt-quatre heures, 9 grammes 5 furent retrouvés dans l’urine et l’excrétion continua les deux jours suivants.

Plus récemment, Cremer (54), voulant savoir si

(♦) Jounial (le l'iiarm, et du Chim.'fü) 18, Jot (ISSS). '

l'ingestion des pentoses est susceptible d’augmenter la provision de glycogène, fit avaler en une seule fois, 10 grammes 15 de xylose à un poulet qui avait jeûné deux jours. Après 12 heures l’animal fut sacrifié; son foie renfermait 0 gramme 843 de glycogène, proportion relativement élevée, mais cette unique expérience étant en désaccord a.vec quelques. autres qu’il a faites en se servant d'arabinose, Gremer admet que l’influence des pentoses sur l’augmentation du glycogène est sensiblement nulle.

Dans une de mes expériences, le xylose est apparu dans l’urine une demi-heure après l’injection de 3 gr. de ce sucre, dissous dans 100 grammes d’eau. En dosant de temps en temps le xylose excrété, j’ai obtenu les résultats qui suivent :

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