‹ Le yacht; histoire de la navigation maritime de plaisanceChapitre 30 sur 80 · LA BARRE · texte numérisé non relu

LA BARRE

née un peu sur le bord d'où vient le vent; dans ce cas, l'avant du navire se rapproche du lit du vent. Laisse:^ porter! Laisse^ arrirer! La barre au vent! La barre sera vivement tournée vers le bord dessous le vent; l'avant du navire s'éloignera du lit du vent. Reficoutre^f signifie que la barre doit être dressée ou changée pour modérer un mouvement d'auloffée ou d'arrivée imprévue au bâtiment. Dé/ïei Vauloffée! signifie qu'il faut empêcher le bateau de loffer davantage. On dresse la barre si elle est dessous et on la met au vent, s'il y a lieu, pour contrarier l'embardée du navire. Tâte^ le veut ! veut dire de loffer doucement jusqu'à faire faséier un peu la voile sur laquelle on se règle pour gouverner.

Pour gouperuer au plus près, quand il en a reçu Tordre, l'homme de barre ne doit plus se préoccuper du compas, et toute son attention se concentre sur la manière dont portent les voiles. Il manœuvre la roue de façon à tenir le vent dans les voiles, le pont de grande voile faséiant légèrement. Par-dessus tout, il doit éviter les grands mouvements de barre; avec de l'attention, un ou deux rayons doivent suffire pour maintenir le bateau au plus près. Le limonier prévient son chef si, par suite de changements dans la route ou dans la brise, le bateau cesse d'être bien gouvernant.

Gouperuer au plus près serré, c'est gouverner au plus près en tàlant constamment le vent. Gouperuer au plus près bon plein, c'est gouverner les voiles pleines, pour augmenter la vitesse du bateau, sans cependant quitter le plus près.

Quand \e xeni refuse, on laisse arriver; s'il refuse beaucoup, on met la barre toute au vent. Si le vent adonne, on loffe doucement. Si l'on vient à faire chapelle, c'est-à-dire à avoir les voiles masquées, on met la barre toute au vent, tant que le bateau va de l'avant.

Pour virer vent derant, on met la barre dessous doucement, on la dresse quand le navire est étale; on la change, quand il cule.

Pour virer lof pour lof, on met la barre toute au vent dès que les voiles de l'arrivée sont en ralingue; on la dresse en douceur lors- ({u'on approche de la ligne du plus près de l'autre bord.

Quand un homme tombe à la mer, on met généralement la barre

LA BARUE

Feu (le mouillnee.

dessous, de façon à amortir Taire du bàlimenl le plus promptemenL possible.

On dit qu'un bateau est mou quand, pour gouverner au plus près, il faut avoir constamment un peu de barre dessous. Par faible brise, presque tous les navires sont mous. Un bateau est ardent quand il a toujours de la tendance à venir au vent et qu'il faut, par suite, avoir constamment de la barre au vent. Par bonne brise, presque tous les bâtiments sont ardents. Un bateau goiirenie bien lorsque, étant au plus près, il a la barre droite ou un peu au vent.

A la cape, la barre est généralement dessous. On doit mollir la barre et quelquefois même l'abandonner momentanément quand le bateau, après s'être élevé sur la lame, retombe dans le creux; sans cette précaution, on s'exposerait à des avaries pour le gouvernail et à des accidents pour les hommes de barre.

Avec une grosse mer de l'arrière, le bâtiment a une grande tendance à faire des embardées sous l'effet de la lame. L'homme de barre portera son attention à éviter ces embardées, tout en mettant le moins de barre possible. La grande vitesse que possède, dans ce cas, le bateau, permet de gouverner sans tourmenter la roue, mais à la condition d'être très attentif et de s'y prendre à temps pour arrêter les embardées prévues ou déjà commencées.

On dit qu'un x\:i\'\vc i^ouvcrnc à la lame lorsque, courant sous les allures du largue, il règle sa route d'après la direction des lames, qui viennent alors de l'arrière du travers. L'homme de barre doit surveiller la mer avec grande attention. Quand il voit venir une grosse lame, il doit s'y prendre assez à temps jK)ur lui présenter l'arrière et avoir la barre droite un peu oblique au moment de son arrivée.

Feu de position.

Page 1