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Poi'l-l)a\vin et mourul on pleine mer, le \\ sei^leinbre, à distance égale (lu continent australien et du Cap. Il fallut la jeter à la mer, un JDOulet aux pieds, en bon marin qu'elle était. Epilogue charmant d'une vie charmante, qu'elle avait rêvé peut-être et qu'elle rencontra.
Toules ces circonstances réunies impriment au premier voyage du Sunbeam un caractère vraiment unique et qui répond pour ainsi dire, dans les annales du yachting, aux voyages du capitaine Côok dans les annales de la géographie. Si l'on ajoute que ce premier tour du monde, effectué par toute une famille, sous le commandement de son chef, s'accomplit avec un bonheur rare, qu'il n'y eut pas un seul accident grave, C}ue les observations de vitesse, de temps et de météorologie furent prises à bord avec une admirable ponctualité, on s'expliquera aisément l'enthousiasme que suscita ce voyage dans le monde anglosaxon et l'influence décisive qu'il exerça sur le développement de la grande navigation de plaisance. Nous le résumons donc à grands traits.
Le Siinbeain quitte Chatham le T'' juillet 1876, avec quaranle-trois personnes à son bord, comprenant l'équipage, les domestiques et femmes de service, cinq invités : lion. \.-I. Bingham, F. Hubert Freer, Esq. Commander James Brown, P».-X., Captain Squire, T. S. Lecky, R. N. R., Henry Percy, Potier, Esq. (Médecin); enfin M. et Mrs Brassey, les pro|:)riélaires du yacht, avec leurs quatre enfants, dont une petite fille au berceau.
i6 juillet. — Le yacht arrive en vue de Madère, sans autre aventure que la rencontre d'un vaisseau abandonné, chargé de vin ' d'Oporto, et jette l'ancre dans la baie de Funchal.
Après Funchal on visite Ténériffe, dont tout le monde veut esca-