CONCLUSIONS
En résumé, nous pensons que le zébu utilisé comme agent de croisement ne doit pas être considéré comme représentant une méthode de grande amélioration pour la race bovine indigène; ii fournit un moyen pratique pour utiliser certains pâturages maigres ou dangereux et constitue une méthode industrielle de production de viande et accessoirement de travail.
Cet élément de croisement n’a en effet son intérêt que dans les contrées déshéritées au point de vue ressources alimentaires, manquant de réserves fourragères, où l’ensilage est difficile à mettre en pratique. C’est en effet un animal qui se contente de peu et assimile remarquablement bien les maigres ressources que peuvent lui fournir certaines régions. Il est d’autre part très rustique et relativement résistant aux piroplasmoses.
Pour ces diverses raisons, le croisement zébu pourra avoir son intérêt dans les exploitations à leur début, chez le colon qui vient de s’installer et qui doit chercher à avoir un cheptel résistant, s’entretenant facilement, réduisant ainsi les pertes à leur minimum. |
Ce croisement au point de vue pratique devra s'arrêter au 50 %, qui est celui qui donne le meilleur rendement. Donc on devra s’en tenir uniquement aux métis de première génération qu'on n'utilisera pas comme géniteurs par la suite, mais qui pourront faire soit des veaux de lait, soit des bœufs de travail et de boucherie.
Le croisé mâle, en effet, pourra être utilisé comme bœuf
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de travail, à condition d’avoir été habitué au voisinage de l’homme et castré assez jeune, d’avoir été dressé à temps de façon à le rendre sociable. Il pourra être, par la suite engraissé en vue de l’utilisation pour la boucherie.
Le zébu peut-être considéré dans les croisements comme le « porte-greffe » donnant une certaine immunité à la Piroplasmose. Sur les croisées femelles on pourra donc, si on veut pousser l'expérience plus loin, en partant du demisang zébu marocain, il sera possible d'apporter des croisements de races européennes, choisies dans le but qu’on veut rechercher : le charollais, le limousin, le tarentais pour l’amélioration en viande; le montbéliard, le schwitz pour le développement des qualités laitières.
Ces derniers croisements ne sont encore que des essais de date trop récente pour nous permettre d'éclairer notre Jugement, le recul du temps seul pourra nous en donner les enseignements précis. .
Nous ne pouvons pour terminer, que louer les efforts innombrables, répétés et coûteux faits depuis de longues années par le Service de l’Elevage et les Colons, pour perfectionner la race bovine indigène.
Jusqu'à ce qu’elle soit vaincue, la Piroplasmose opposera un obstacle sévère à l'amélioration du bétail arabe par introduction de races européennes. La nécessilé de la combattre el d’allénuer l’âprelé d’un milieu difficile justifie l'infusion du sang zébu el les croisements souvent hélérocliles, que seule là pralique pourra confirmer.
Vu le Doyen : Vu le Président ; BALTHAZARD TANON
Vu le Recteur :
S, CHARLETY