PROPORTIONS
Epaisseur
Races REA ee el FE mo yenne
Vaches Taureaux de I peau EP CERONOSRRE ER e 24 2 12,70 A DPUS RE ae ee re sis 10 1 10,40 Bedibollede me nsuer ent 17 4 10,30 SUUSEAOTN SE 7. SN 21 1 9,30 FASO ME RS NE TE CORTE 1 23 8,85
Il est évident et ceci résulte de nos observations de vaccinateur, que la peau du zébu paraît plus dure, offre beaucoup plus de résistance à l’aiguille hypodermique que celle des bovins marocains ou des races importées au Maroc.
Il est également un fait d'observation courante que le zébu, bien qu'ayant des tiques, en est considérablement moins infesté que les animaux de race marocaine. Il est également peu incommodé par les moustiques et les petites mouches noires si abondantes dans les régions de la côte à certaines époques. En été les piqüres incessantes de certaines mouches, notamment celle que l’arabe appelle « Tako » infligent aux bovins indigènes de cruelles tortures, obligeant souvent les bestiaux à quitter les pâturages et à se sauver à l’aventure, contribuant par ce fait à les
faire maigrir en les privant de repos pendant le jour. Le zébu et ses métis par leur sécrétion cutanée sont presque totalement à l’abri de ces piqûres.
Citons au sujet de cette résistance du zébu à l'infection par les piroplasmoses, quelques observations faites par notre confrère et ami Herzog, particulièrement pendant l’année 1925, qui a été spécialement féconde en affections à hématozoaires.
Sur de nombreux étalements de sang pratiqués en milieu européen, sur des animaux importés, ferrandais et charolais croisements charolais-marocains, vaches marocaines et croisements zébu-marocains au 50€ et 25e de sang, la piroplasmose à « Gondéria Mutans » ne fut décelée que sur une seule génisse marocaine croisée au 25 de sang zébu.
Par contre, les piroplasmoses à «Theïleria Dispar » furent constatées sur 6 croisés 50 %, ferrandais-marocains, 12 marocains purs et 5 bovins ferrandais et charolais importés. Aucun animal zébu pur sang ne fut suspect de piroplasmose dans le courant de cette campagne.
Ajoutons, pour préciser ces faits d'observations, que :
19 Tous les animaux français importés furent, à la connaissance de notre confrère Herzog, atteints de piroplasmose;
2e Les croisés ferrandais-marocains et charolais-marocains le furent dans une proportion de 50 °/;
30 Les bovins marocains purs ont été infectés dans une proportion de 10 9;
49 Quant aux croisés zébu-marocains, concernant le cas de la génisse déjà signalée, la proportion tombe à 1 °/;
Remarquons également, en ce qui concerne ces diverses observations, qu'il s’agit de fermes européennes où ces animaux recevaient une nourriture de réserve suffisante, ce qui augmentait leur résistance à l’infestation parasitaire.
Les animaux atteints furent tous traités suivant la
Een
méthode d’Alessandrini, au cacodylate de soude, en injections intra-veineuses.
Deux pertes furent enregistrées sur les ferrandais marocains.
En ce qui concerne les animaux de race marocaine les pertes furent plus élevées.
À la ferme expérimentale de Fez, depuis que sont expérimentés les croisements zébus, aucun cas de piroplasmose n’a été signalé sur les métis. Il faut avouer, par contre, qu'un seul croisé avec une race européenne a été atteint.
Cette résistance du zébu a la piroplasmose est néanmoins discutée par certains auteurs. Si pour Mitchell, elle est caractéristique de la race et se remarque jusqu'aux produits ayant seulement un 64€ de sang zébu, il n’en est pas de même pour D. L. Yakinoff, qui estime que le zébu est infecté au même titre que les autres bovins. Ce dernier, en effet, a examiné chez un colon en Tunisie, en mai et juin 1911, deux zébus, mâle et femelle, originaires de Ceylan, 10 crcisés zébus et vaches indigènes, et un criosé avec une vache francaise. Les résultats des examens de Laboratoire furent les suivants : Dix croisés sur treize étaient infectés, soit 76,9 pour cent, ainsi que les deux zébus. Les formes parasitaires observées étaient de l’espèce P. bacilliformis ou parva. La piroplasmose existerait donc bien chez le zébu et ses produits de croisement, mais peutêtre chez eux l'infection reste-t-elle bénigne?
Yakinoff prétend avoir pu infecter le zébu par piroplasma-bigéminum et gondéria mutans.
En tout cas, pour cet auteur, la piroplasmose du zébu offrirait un double danger :
1° Créer un réservoir de virus propre à contaminer les races indigènes et françaises et d'autant plus grave qu'in-
soupçonné;
Ru
90 Mettre le zébu et ses produits en état de moindre résistance vis-à-vis d’autres infections.
Pour notre comple personnel, nous estimons que, si quelques cas de piroplasmose sont quelquefois signalés sur le zébu, ül n'en resle pas moins vrai que cet animal présente une r'ésistance marquée à celle affection et que l’infusion de sang zébu dans les croisements confère une immunilé relalive aux produils à condition d’un assez fort pourcentage de sang.
c) Taille et poids.
A la naissance, le métis zébu est petit, menu, de taille inférieure au veau marocain pur, mais il a par contre une croissance rapide. Les Anglais signalent sur les zébus pur sang une variation de poids de 15 à 20 % en faveur du zébu sur les veaux de 4 à 5 mois des autres races, soumis aux mêmes conditions de vie.
Il en est de même chez les métis et leur supériorité s'affirme de plus en plus au cours de la croissance. Les premières constatations du Service de l’Elevage sont à ce sujet éloquentes. « Il a été donné, dit une circulaire parue en 1919, de constater que les demi-sang de deux ans sont presque aussi développés que leurs pères et beaucoup plus que leurs mères indigènes adultes ». IT s’agit là d’un phénomène physiologique qu'il est absolument impossible d'expliquer en l’état actuel de nos connaissances, mais qui est un fait certain. Cette supériorité des métis de première génération est telle, qu’elle apparaît peu après la naissance.
Il est remarqué souvent, sur les marchés de Casablanca, que des métis 50 % zébu se vendent comme veaux de lait à deux mois au poids vif de 80 kilos, alors qu'un veau marocain soumis au même régime, atteint 40 à 50 kilos au maximum au même âge.
La viande de ces métis est plus rouge et plus juteuse que
A dde dé 2 SN RD D dt di En LS DS nn imbéé
Li 1 ad
TR 0 Le
celle des bovins indigènes, mais est de qualité sensiblement égale.
Citons également un exemple donné par M. le Dr Velu, chef du Laboratoire de Recherches : il s’agit d’une génisse croisée 50 % zébu-marocaine, âgée de 4 ans, élevée par le service de l’Elevage et retirée de la reproduction parce que stérile. Elle est envoyée à l’abattoir sans aucun régime préalable d’engraissement et donne 246 kilos de viande nette pour un poids vif de 416 kilos, soit un rendement de 59 %; alors que le rendement moyen pour une jeune vache marocaine est de 48 %.
Ce rendement vraiment intéressant des métis est dû à la finesse de la peau et à celle du squelette, au développement de certaines masses musculaires, notamment dans les quartiers de derrière. Ces qualités permettent quelquefois d'atteindre un rendement de 60 %.
D'après les anglais, le poids moyen des vaches adultes est environ de 320 kilos. Les vaches zébues de 5 /8e de sang (degré le plus élevé) et en bon état pèsent environ 450 kilogrammes. On est même arrivé à rencontrer des vaches pesant jusqu’à 525 kilogrammes.
Les taureaux 3 /4 de sang zébu, dans de bonnes conditions d'élevage, atteignent le poids de 680 kilos, quelques individus dépassent même ce poids.
Les vaches adultes résultant d’un croisement de taureau 3 /4 de sang zébu de la plus haute qualité, et vaches Hereford ou Shorthorn pur sang atteignent un poids de 600 kilos. Ce poids dépend d’ailleurs beaucoup de la qualité de la mère. Il a, en effet, été constamment remarqué, que la qualité du produit dépend surtout de la valeur de la mère,
Même les croisements aux taux les plus bas, 1/8 et 1/16 montrent toujours un point supérieur, par rapport aux animaux n'ayant pas de sang zébu.
D'ailleurs Geoffroy Sain Hilaire, au sujet de la taille et
du poids des croisés zébus écrit ce qui suit : « La caractéristique vraiment remarquable de ces métis, considérés en tant que machines à faire de la viande, est une supériorité évidente et absolue sur leurs ascendants. Ceux-c donnent à leurs produits ce qu’ils ne possèdent pas eux-mêmes : de la taille et du poids. C’est là un phénomène physiologique qu’il ne me paraît pas facile d'expliquer, car les lois de l’atavisme, non plus que l'influence d’une alimentation généreuse, ne sont pas à mettre en cause. Je me borne à constater que des demi-sang de 2? ans sont aussi développés que leur père zébu et leur mère indigène adulte. Cette | supériorité apparaît dès la naissance, puisque les veaux demi-sang pèsent, en moyenne, de 20 à % kilos, tandis que le poids des veaux indigènes purs oscille entre 12 et 18 kilos. »
Voici d’ailleurs quelques poids relevés par M. Rabon, sur des croisés zébus avec la race locale, race qui peut être comparée à la race marocaine.
15 6 se-
1 mois moines 3 mois|6 mois! 1 an |2 ans