‹ Le zodiaqueChapitre 25 sur 30 · Dresde · texte numérisé non relu

Dresde

Pour mieux éclaircir la question, nous nous sommes adressé au docteur Calmeil, médecin ordinaire de Charenton, qui a fait des reclierclies si curieuses sur l'anatomie patlioiogique du cerveau , et voici ce qu'il nous a fait répondre par le docteur Godart, le 8 avril 1840.

«Monsieur,

«La plupart des aliénés des grandes villes, les hommes surtout, ont fait » un abus plus ou moins évident des préparations mercurielles. L'influence de «cette cause est principalement manifeste lorsque la folie se complique de n paralysie musculaire. Cependant les aliénés paralytiques abusent souvent » aussi du vin, de liqueurs fermentées et des plaisirs vénériens; il n'est donc «pas toujours facile d'apprécier à point nommé le degré d'activité du mer- » cure. Au reste, M, Esquirol , dans le premier volume des annales d'hyngiène; dans son Traité des affections memales; M. Parchappe , dans son ndeuxième mémoire, parlent, ainsi que la plupart des auteurs qui s'occupent «de folie, de l'action du mercure sur le système nerveux.

» L'action de la syphilis a souvent pour résultat de. produire "a la surface de «l'encéphale, dans le tissu osseux, dans les enveloppes fibreuses, ou même «dans l'interstice de la substance blanche ou grise, des tumeurs jaunâtres et » gommeuses ; j'ai} , pour mon compte, disséqué plusieurs de ces produits acci- «dentels, etie professeur Lallemand, dans ses /ez/j-es, rapporte plusieurs ob- «servations oii il met en évidence l'infection syphilitique. M. Abercrombie , «dans son ouwAge s,ut \&s maladies du cerveau , etc., fait aussi, lui, une pari » assez large a l'influence du mercure et de la syphilis.»

« La folie, dit Fodéré, peut être produite par l'abus du mercure dans le traitement des maladies vénériennes. M. Double a vu deux cas de cette espèce qu'il a guéris.» [Journ. rjénér. de méd., février 1810, p. 189.)

Dans le Journal de Paris du 16 janvier 1789, on trouve une lettre adressée aux rédacteurs par M. Gilbert, professeur à l'école vétérinaire, dans laquelle il est dit : «Le père Edme, chirurgien de l'hôpital de Charenton, qui joint des connaissances très étendues a un zèle sans borne, et l'esprit d'observation a l'esprit de charité, vient de me faire part d"un fait qui mérite l'attention de tous ceux qui s'occupent de la conservation des hommes.

» Sur vingt personnes que l'aliénation d'esprit conduit à Charenton, le père Edme a remarqué qu'il y en avait dix-neuf au moins qui avaient été soumises a des traitements mercuriels, et que le désordre est d'autant plus grand que les traitements avaient été plus longs et plus souvent répétés. »

Depuis que Gall et Spurzheim ont publié leurs recherches sur le système

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