CHAPITRE V
Diagnostic. - Traitement
En définitive, devant une éruption érythémato-vésiculeuse, nettement unilatérale, avec arrêt sur la ligne médiane, accompagnée de vives douleurs et de lésions de l’œil, on fait le diagnostic de zona ophtalmique.
Chez le syphilitique, il est à noter :
1° que les malades ont un âge moins avancé que les sujets non atteints d'infection spécifique ;
2° que l’éruption se fait brutalement, sans prodromes;
3° que durant l’évolution du zona, on ne remarque pas de douleurs profondes, rebelles. Cette dermalgie atténuée est surprenante, lorsque l’on connaît le martyre habituel du zonateux.
En dehors de ces particularités, l'allure clinique est
identique.
Peu d’affections peuvent être discutées en présence d’un
syndrome zonateux.
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L'érysipèle est reconnu par la grande importance des phénomènes généraux, l'ascension de la température. D'autre part, son éruption n’est pas liée au territoire d’un nerf. Son évolution est différente, et il ne laisse pas de séquelles. Les complications oculaires sont exceptionnelles.
Les dermaloses érylhémato-pustuleuses des paupières intéressent [a paupière supérieure, et également la paupière inférieure, jamais lésée dans le zona ophtalmique. La douleur est plus superficielle et mieux calmée.
Les syphilides zoniformes sont généralement des accidents tertiaires, en rapport avec les territoires de nerfs périphériques, mais sans aucun trouble de l’état général, sans douleurs névralgiques ni zones d’anesthésie ou d’analgésie. Le plus souvent, elles sont intercostales. Si le traitement spécifique n'est pas institué, elles trainent en longueur.
Les lésions oculaires non accompagnées d’éruption ni de douleurs, ne peuvent que relever d'une autre cause.
Les douleurs post-éruplives seront reliées au zona ophtalmique, si l’on remarque des cicatrices persistantes, avec des troubles de sensibilité.
Le rrarrEmenT de l’éruption, des douleurs est purement symptomatique et fréquemment vain.
On peut essayer l'application de compresses d'eau chaude, de pommade à l’ichtyol au millième, ou des badigeonnages avec une solution de bleu de métylène au millième.
Pour les lésions cornéennes qui peuvent se compliquer d'ulcères simples, puis suppurer, le professeur Rollet a
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montré la valeur préventive de l’instillation d'un collyre au bleu de méthylène.
Sil y a ulcère déclaré, on aura recours aux attouchements à la teinture d’iode et aux injections sous-conjonctivales de bleu de méthylène.
Les synéchies iriennes seront prévenues par les instillations de mydriatiques : atropine ou duboisine, que, chez le vieillard, on doit remplacer par les myotiques pilocarpine, en raison de l'hypertension provoquée par les premiers.
La radiothérapie est employée contre les séquelles douloureuses, pour lesquelles le traitement médical est impuissant.
Et il est capital, dans le zona ophtalmique syphilitique,
d'instaurer d'urgence un TRAITEMENT SPÉCIFIQUE.
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