CONCLUSIONS
I. — Le zona ophtalmique est caractérisé par une triade symptomatique : douleurs, exanthème, troubles oculai-
res. Peu et presque toujours pas de fièvre.
I. — En compulsant les statistiques de la Clinique ophtalmologique de M. le professeur Rollet, on voit que le zona ophtalmique se rencontre spécialement chez le vieillard, plus rarement chez l’adulte, exceptionnellement chez l'enfant, l’âge moyen étant ainsi de soixante et un ans.
Il frappe surtout le sexe masculin :'trois fois sur. qua-
tre, — et le côté gauche : deux fois sur trois.
IT. — La spécificité du zona, basée principalement sur des notions d’épidémicité et d’immunité, est encore à démontrer. Le zona ophtalmique reconnaît la même origine ganglionnaire: que le zona en général et consiste en un processus inflammatoire, avec réaction méningée.
Aux altérations nerveuses de cause infectieuse’ ou toxi-
que, correspond l’évolution d’une dermatose érythémato-
vésiculeuse.
Il existe donc, — correspondants à une méningo-gangliite gassérienne —, des zonas ophtalmiques sympto-
matiques de ces altérations centrales.
IV. — Quand on interroge les malades, on est surpris, nous disent certains auteurs, de la grande fréquence de la syphilis dans les antécédents des sujets, sans qu'il soit possible néanmoins d'établir un rapport de constance entre la syphilis et le zona.
Sans croire à la fréquence du zona ophtalmique syphilitique, nous croyons qu'on peut voir, non un zona chez un syphilitique, mais vraiment un zona de nature syphi-
litique.
V. — Ce zona syphilitique présente la même allure clinique que les zonas dus à des processus toxi-infectueux divers. Nous signalerons cependant, comme points assez particuliers :
1° l’âge peu avancé des malades. D’après l’ensemble des observations, la moyenne est abaissée à quarante ans;
2° l’absence de prodromes ;
3° des douleurs de moyenne intensité ; alors moins de dermalgie, de douleurs profondes, rebelles, continues,
durant des mois, faisant du malade un gémissant.