‹ Le Zona Ophtalmique SyphilitiqueChapitre 19 sur 20 · PONCTION LOMBAIRE · texte numérisé non relu

PONCTION LOMBAIRE

Lymphocytose, hyperalbuminose. Réaction de Wasserman positive dans le liquide céphalo-rachidien, comme dans le sang.

Traitement au cyanure de mercure. La sensibilité de la cornée revient très nettement. La diplopie disparaît, mais l'ophtalmoplégie persiste.

OBSERVATION V (Résumée) (In thèse de Proust.) R..., 34 ans. Deux sœurs mortes de méningite.

En juillet 1912, céphalée diffuse, tenace. Vers la fin du mois, douleurs superficielles localisées à la région fronto-

FES Le

temporale gauche. Eruption à ce niveau, au bout de cinq jours. Evolution en trois semaines. Le malade garde une céphalée bi-temporale.

En octobre, il entre à l'hôpital. La signature du zona est dans les cicatrices de la région frontale gauche. Sensibilité abolie à leur niveau.

Au niveau de l'œil gauche : conjonctive hyperhémiée. Injection périkératique. Cornée trouble. Insensibilité absolue. [ris décoloré. Pupille irrégulière. Réflexe photo-moteur très diminué. Vision O. G. : 0,1.

Réaction de Wassermann positive.

OBSERVATION VI (Résumée) BLocn £T ScauLManx. (In Bull. et Mém. Soc. Méd. Hôp. 1916.)

OMS TEaNs

En I9I8, traité pour un zona ophtalmique, à l’occasion duquel la réaction de Wassermann s’est montrée positive.

En 1919, les réflexes lumineux sont paresseux ; les réflexes rotuliens existent, mais diminués, surtout à gauche ; les réflexes achilléens sont abolis.

PONGTION LOMBAIRE. — Lymphocytose, hyperalbuminose.

OBSERVATION VII Duparc (thèse Paris 1898.)

Zona ophtalmique syphilitique. — Méningo-encéphalite. — Mort.

Ernest C..., 32 ans.

En mars, zona ophtalmique droit.

En novembre, constatation de troubles cérébraux graves dont il n’y avait pas de trace sept mois auparavant, et qui paraissent avoir débuté cinq mois après le zona. Diminution de la mémoire et de l'intelligence. Idées ambitieuses. Répond de travers aux questions et pleure facilement. Embarras de la parole ; tremblement des lèvres et de la langue ; tremble-

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ment des mains sans paralysie. Ecriture irrégulière. Inégalité pupillaire. Anesthésie persistante au niveau de la région susorbitaire droite, siège du zona. Pas de troubles de la sensibilité générale.

Mort en mars de l’année suivante, au cours d’une attaque épileptiforme.

L'’autopsie révèle des lésions typiques. de méningo-encéphalite diffuse, prédominantes sur l'hémisphère droit. Au niveau de la protubérance, pas de lésion apparente des trijumeaux. « Mais en se rapprochant du rocher, le trijumeau droit est ramolli, injecté, et beaucoup plus adhérent à la dure-mère ».

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