T = 0 2SS 11 = 0,000 A
MÉDICATION ANTIDYSPEPTIQUE. il
On décèle déjà dans le liquide la présence des peptones; on n'obtient pas les réactions caractéristiques des acides anormaux. Au bout d'une heure, les résultats changent :
Les peptones sont assez abondantes. Pas de réaction caractéristique des acides gras. Quand la digestion est normale, le liquide extrait ressemble à une émulsion grossière, et ne contient pas de débris de pain reconnaissables. Par le repos, il se sépare des matières solides qui tombent au fond, et le liquide surnageant présente une couleur grisâtre un peu louche ; il n'a pas d'odeur aigrelette, mais une odeur fade. Sa filtration se fait moyennement vite, et on obtient 40 à 50 centimètres cubes d'un liquide clair, très légèrement jaunâtre.
Après 1 Heure
T = Chlore total
* A = Acidité totale en Milligrammes d'HCl.
C= Chlore combiné A= 189 pour cent.
F = Chlore fixe H= H Cl. Libre
Ci — 0,36
Fig. 2. — Digestion normale du repas d'épreuv
re.
Enfin, après une heure et demie, les chiffres deviennent :
Le liquide est beaucoup moins abondant et renferme très peu de résidus.
Pour vous faire saisir ces résultats, je les ai dressés sous forme d'un graphique (fig. 2), qui représente l'évolution du repas d'épreuve dans les conditions les plus normales.
Ce sont les valeurs que je viens de mettre sous vos yeux ainsi que leurs variations aux divers temps de la digestion qui nous serviront de termes de comparaison.
Mais, avant d'aller plus loin, nous devons nous demander si le type de digestion, choisi par nous entre tous les types normaux que nous avons étudiés, représente bien une moyenne, et de combien les valeurs dosées doivent s'éloigner de celles que nous avons adoptées pour pouvoir être considérées comme pathologiques.
En d'autres termes, il est nécessaire de nous arrêter un instant sur la valeur de notre critère.
D'après mes recherches, l'analyse du repas d'épreuve, chez certains individus en apparence normaux, fournit des chiffres s'écartant assez sensiblement de ceux qui nous servent de moyenne. C'est là une preuve qu'il ne faut pas tenir trop étroitement compte de faibles différences. Mais, à cet égard, il faut encore faire remarquer que les quantités dosées fournissent l'expression d'une réaction chimique en voie d'évolution et examinée à un moment précis; aussi estil de la plus haute importance de considérer les quantités dosées non seulement au point de vue de leur valeur absolue, mais aussi de leur valeur relative ; autrement dit, il ne suffit pas que les chiffres obtenus se rapprochent plus ou moins des chiffres moyens, il faut encore qu'ils restent entre eux dans un certain rapport.
Vous ne regarderez donc pas comme anormaux des
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résultais s'éloignant un peu de ceux qui viennent d'être énoncés, surtout dans les cas où les rapports en question seront respectés.
Mais parfois l'analyse du suc stomacal de personnes qui n'éprouvent aucun trouble digestif fournit des chiffres qui s'écartent considérablement de ceux que je viens de vous présenter comme normaux. Il n'en faudrait pas conclure que le chimisme stomacal n'a m signification ni précision. Je pense, au contraire, qu'il existe ici, comme pour quelques autres troubles fonctionnels, des états latents. J'ai eu, en effet, l'occasion de rencontrer assez fréquemment des faits de ce genre, et j'ai pu me convaincre que certains individus, an moment où ils se plaignent pour la première fois de 1 estomac, sont des gastropathes d'ancienne date Autrement dit, certains états gastriques peuvent exister pendant un temps plus ou moins long, avant que l'attention soit attirée du côté des fonctions stomacales.
En gênerai, ces états latents coïncident avec un af- Ï;"î P'US;u -o™ marqué du processus digestif. Dans les cas d'excitation gastrique, au contraire es phénomènes sensibles sont plus habituels. CeZdant, même dans ces cas, la santé peut n'être en an parence, aucunement troublée P"
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dyspeptiques, tout en ayant un chimisme normal ils v,en„e„tde plus e„ pl„s rares depuis que nous tenon
G lu. ! ,v P 6 "0S Relations, repré-
sente réellement un type moyen, et j'en trouve une preuve dans ce fait que tous mes résultats analytiques, aujourd'hui très nombreux, se rapportant à des cas pathologiques, viennent, se ranger et pivoter pour ainsi dire autour de lui.
Digestion L'étude de la digestion du repas d'épreuve, chez stomacale chez i'h0mme, met en évidence un certain nombre de faits physiologiques. Pour bien en apprécier la signification, nous avons eu recours, M. Winter et moi, à l'expérimentation sur les animaux.
C'est ainsi que nous avons pu retirer d'importants renseignements de l'étude faite chez le chien de la digestion de l'eau distillée, d'une part, de la digestion d'un repas composé d'eau et de viande, d'autre part. On pratique aux animaux destinés à ces expériences une fistule gastrique qui permet de retirer le contenu gastrique à un moment donné de la digestion. On introduit dans l'estomac à l'aide d'une sonde œsophagienne soit 350 à 400 centimètres cubes d'eau distillée, soit 600 grammes d'eau et 200 grammes de viande. Dans le premier cas, on extrait le liquide au bout de 30 et de 60 minutes, passé ce terme l'estomac est vide ; dans le second, l'extraction se fait 30, 60, 120, 180 minutes après l'introduction des aliments dans l'estomac Vous pouvez lire sur ces tracés (fig . 3 et 4) les résultats obtenus .
Il est de la dernière importance que vous saisissiez bien cette étude de la digestion physiologique. Je ne puis ici que vous résumer les faits principaux mais je dois attirer votre attention sur l'intérêt capital qu ils
F"!etez un coup d'œil sur les courbes des figures 2 3 et 4 ; si vous rapprochez ce qui se passe chez le chien pendant la digestion de l'eau distillée, pu.s pen-
dant celle d'un repas composé de viande et d'eau, de ce qu'on observe chez l'homme pendant la digestion du repas d'épreuve, vous pouvez facilement vous rendre compte de la marche du processus digestif.
Lorsque l'estomac est sollicité par l'aliment solide Évolution
de la digestion normale.
ou mixte (repas de viande chez le chien, de pain chez l'homme) il devient le siège de phénomènes chimiques qui évoluent d'une façon assez régulière.
La digestion est d'autant plus rapide que le repas est plus simple, moins copieux et qu'il est mieux adapté aux facultés digestives de l'espèce considérée Vous pouvez voir, sur ces tracés, que l'évolution du processus se fait en deux temps : le premier est conclue par l'accroissement des produits formés pendant la réaction digestive; le second correspond à la décroissance de ces produits. Les courbes relatives à la digestion du pain (homme) et de la viande (chien)
montrent que, de tous ces produits, les plus importants sont incontestablement ceux que représente la courbe C (combinaisons organiques du cblore).
Cette courbe s'élève rapidement pendant la première heure pour décroître ensuite. La ligne A, qui représente l'acidité totale, lui est à peu près parallèle; au contraire, la ligne F (chlorures fixes) semble marcher en sens inverse. Elle décroît pendant que Ç augmente et remonte quand C descend.
Enfin la ligne T (chlore total) domine les autres courbes et semble résumer l'ensemble du processus.
Ce premier examen rapide tend donc immédiatement à nous révéler l'existence d'un rapport entre F (chlorures fixes), produit de sécrétion et C (combinaisons organiques), produit de la réaction digestive.