TRAITEMENT MÉDICAL DE LA DACRYOCYSTITE
Ce traitement ne devra jamais être négligé, et ses indica-
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lions sont tirées principalement de l'état de la constitution du malade et de l'existence de certaines diathèses.
Comme on a souvent affaire à des enfants et à des adolescents des villes, d'un tempérament lymphatique ou scrofuleux, il faut prescrire une alimentation substantielle, fortement azotée, ainsi que l'usage des corps gras et des boissons fermentées; on conseillera, en même temps, le séjour au grand air et à la campagne, qui sont appelés à rendre de réels services. Quant aux médicaments, les ferrugineux, les préparations amères, l'iodure de potassium, le sirop antiscorbutique et surtout l'huile de foie de morue, seront fort utiles.
Si la dacryocystile reconnaît la syphilis pour cause, on emploiera le traitement usité contre les manifestations habituellement tardives de cette dyscrasie. L'iodure de potassium à doses relativement élevées, 1 gramme ou 2 grammes par jour, et même davantage, en fera la base; on ne négligera pas non plus les frictions hydrargyriques. Les toniques, et au besoin l'huile de foie de morue, interviendront efficacement pour modifier le tempérament ordinairement lymphatique et la constitution débilitée des malades qui sont sous le coup d'une dacryocystite de ce genre; aussi les prescrira-t-on concurremment avec les préparations spécifiques.
Telles sont les données principales du traitement de la tumeur lacrymale et des complications pour ainsi dire immédiates qui peuvent en être la suite; mais il nous reste encore à dire quelques mots au sujet de la thérapeutique de certains états morbides qui coexistent parfois avec la dacryocystite. Nous voulons parler de la conjonctivite tarsienne, simple ou granuleuse, de la blépharite glandulo-ciliaire, et de diverses
éruptions eczémateuses ou impétigineuses des fosses nasales, tous états qui, par propagation dé l'inflammation dans le sac et le canal nasal, retardent la guérison et exposent à des rechutes.
On fera disparaître ces affections de voisinage par l'emploi des diverses pommades ou collyres préconisés en pareil cas, par des cautérisations légères à l'aide du sulfate de cuivre ou de solutions légères de nitrate d'argent. En même temps, on prescrira, s'il y a lieu, des injections nasales avec des liquides émollienls, astringents ou modificateurs; c'est ainsi qu'on emploiera l'eau de sureau ou de graine de lin, les solutions de chlorure de sodium, l'eau de mer, les eaux sulfureuses, ou l'eau de Saint-Christau, suivant l'indication particulière.