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sion du nerf optique, névrite descendante et atrophie papillaire. Dans le crâne, il y avait un décollement de la duremère et une collection purulente au niveau du rocher, qui était profondément altéré.
Enfin on sait qu'on a très-souvent recours, dans les inflammations profondes de l'œil, à l'application de ventouses Ileurteloup ou de sangsues à la tempe. C'est encore dans cette même disposition du système vasculaire de l'œil que nous trouvons la raison des heureux effets de ce moyen de traitement.
Les nerfs sensitifs et trophiques de l'œil sont les seuls dont l'étude doive nous occuper. Ces nerfs ont une double origine : les uns sont fournis par le cordon cervical du grand sympathique, les autres par le nerf ophthalmique de Willis, branche du tiijumeau. On sait que ce tronc, après avoir traversé le ganglion de Casser, se divise en trois branches qui sont la branche ophthalmique de Willis, le maxillaire supérieur et le maxillaire inférieur. Le nerf oplithalmique, dès sa sortie du ganglion de Casser, est accompagné par plusieurs fdcts sympathiques que ce ganglion a reçus du plexus carotidien. Il est permis d'en conclure que ce nerf doit posséder les propriétés des nerfs sensitifs purs et celles des nerfs oanolionnaires.
C'est le rameau nasal de l'ophthalmique qui fournit les nerfs du globe de Fœil. Les uns se rendent directement à cet organe, ce sont les nerfs ciliaires directs. Les autres ne l'atteignent qu'après avoir traversé leganglion ophtlmlmique. On sait que ce ganghon, situé à la partie externe du nerf optique, reçoit trois racines : l'une, motrice, lui est fournie par l'oculo-moteur commun ; l'autre, végétative, vient du grand
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sympathique : le nerfnasal lui donne sa racine sonsilive. L'iiis est innervé à la fois par des nerfs directs et des nerfs émanant du ganglion ophlhalmiquc. La cornée, pourvue, comme nous le dirons, d'une sensibilité spéciale, semble être innervée principalement par des fdets venant de ce ganglion. Ajoutons que IL Mûller a signalé le premier, dans l'épaisseur de la choroïde, la présence de cellules nerveuses qui s'y trouvent disséminées.
Les détails anatomiques qui précèdent nous expliquent comment il se fait que la sensibihté de la cornée puisse être altérée seule sous l'influence de certains états morbides ou de certaines substances toxiques, la sensibilité générale restant intacte. Claude Bernard a démontré que dans l'empoisonnement par l'oxyde de carbone, la cornée était la première à perdre sa sensibilité, alors que la conjonctive bulbaire la conservait encore. Par contre, dans la mort par anémie, ou consécutive à l'action de l'acide carbonique, la cornée est la dernière à perdre sa sensibilité. Il en est de même dans l'anesthésie par le chloroforme. Celte persistance habituelle de la sensibilité de la cornée a valu à cette dernière le nom à^ultimum moriens.
Les filets moteurs de l'iris sont fournis par le nerf moteur oculaire commun et traversent le ganglion ophthalmique avant de pénétrer dans l'intérieur de l'œil. De plus, l'iris reçoit des nerfs moteurs, qui lui viennent de la racine fournie au ganglion par le grand sympathique. La physiologie, aussi bien que la pathologie, nous enseignent que le premier préside à la constriction de la pupille et le second à sa dilatation.
Exceptionnellement, la lésion du moteur oculaire commua ne s'accompagne pas de changement dans les dimensions de
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la pupille, ce que Pourfour du Petit, quia le premier signalé le fait, explique par une anomalie d'origine de la racine motrice du ganglion ophthalmique. Celle-ci proviendrait alors, non plus de l'oculo-moteur commun, mais du moteur oculaire externe. Adamûck (1) admet que le filet moteur fourni par la troisième paire à l'iris provient d'un point isolé de la protubérance située plus en arrière que celui qui donne naissance aux autres filets radiculaires de ce nerf. Ce filet, au Hou de se confondre avec le tronc du moteur oculaire, peut exceptionnellement se jeter dans le nerf moteur oculaire externe, ou môme dans le nerf nasal.
La part que le trijumeau et le grand sympathique prennent à l'innervation de l'œil permet de se rendre compte des troubles de la circulation, de la nutrition et des sécrétions de l'œil, consécutifs aux lésions de ces nerfs.
Le rôle qu'ils jouent dans les inflammations oculaires est considérable. Aussi il nous paraît nécessaire d'étudier avec soin la physiologie de chacun de ces nerfs et leur influence particulière sur la circulation et les sécrétions de l'appareil de la vision. La physiologie expérimentale ainsi que la clinique nous fourniront de nombreuses preuves de l'importance de leur action.
(1) Adamïick, Annales d'oculistiqiie, t. LXV, p. 78.