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Eau.
quarante-deuxième leçon.
déterminer la richesse en oxygène et en acide carbonique, puis on y fait passer, à l’aide d’une pipette recourbée [fîg. 781), 1 centimètre cube environ d’une solution de potasse caustique ( \ partie d’hydrate de potasse et 2 parties d’eau). En imprimant au tube gradué quelques mouvements de bas en haut, dans la cuve ci mercure, on étend la solution alcaline sur ses parois, et bientôt tout l’acide carbonique est absorbé. Lorsque le volume ne change plus, on constate, par la lecture de l’échelle, la diminution éprouvée ; elle représente exactement la proportion de l’acide carbonique, quand l’air analysé a été préalablement desséché par le chlorure de calcium ou la ponce sulfurique.
Fig. 780?- Tube Fig. 78i? - pr Cela fait, on introduit dans le même tube, gradué pour l’a- pette pour l’in- à l’aide d’une seconde pipette, un demiiïquîdes°n dans centimètre cube environ d’une solution les cloches pk- d’acide pyrogallique récente (1 partie d’acées surla cuve cirïe p0ur 5 d’eau) ; on étend, par quelques secousses, les liquides mélangés sur les parois du tube, et l’on mesure, quand l’absorption est complète, le volume du résidu, qui consiste en azote, avec quelques traces d’oxyde de carbone qu’on peut négliger. L’absorption de l’oxygène est effectuée en deux minutes; c’est là surtout ce qui rend ce procédé eudiométrique avantageux, puisqu’on peut faire en une heure une demidouzaine d’analyses suffisamment précises dans la plupart des cas.
nalyse de l’air au moyen de l’acide pyrogallique.
Usages. — Cette jolie application de l’acide pyrogallique à l’analyse des mélanges gazeux, les services joprnaliers qu’il rend aux photographes pour la réduction des sels d’argent, l’usage qu’en font les coiffeurs, d’après les indications de Wimmer, pour communiquer aux cheveux une belle couleur blonde, et les imprimeurs sur laine pour avoir de beaux noirs, concurremment avec les sels de fer, donnent beaucoup d’intérêt à son étude, et expliquent les- nombreux travaux dont il a été le sujet dans ces derniers temps.
Différentes espèces de Tannin. — Jusqu’ici, en vous parlant de l'acide tannique, je vous ai laissé croire qu’il était identique dans tous les végétaux astringents qui le renferment. Je puis maintenant vous apprendre qu’il n’en est rien, et que dans chaque genre botanique les plantes paraissent avoir un tannin qui, tout en rappelant les propriétés fondamentales de ce principe, offre certains caractères spéciaux. Voilà pourquoi Berzelius a cru devoir distinguer, par des noms
de l’encre. 83
particuliers indiquant leur origine, ces divers acides astringents. 11 dit' donc et on dit avec lui :
Acide gallotannique pour le tannin de la noix de galle,
— quercitannique. . . . . , — des écorces des chênes,
— mimotannique ou ca- — des mimoses et notamment
choutannique du cachou,
— quinotannique •— des quinquinas,
— cafétannique — du café,
— morintannique — du bois jaune (morus).
En prenant le tannin de la noix de galle comme type de comparaison, voici les principaux caractères différentiels des autres :
1° Aucun ne fournit d’acide galiique, et par suite d’acide pyrogallique ;
2° Ils forment avec les acides minéraux des composés plus solubles ;
3° Les tannins du chêne, du café, du cachou ne précipitent pas la solution d emétique ;
4° Le tannin du café ne précipite pas la gélatine, et l’acide sulfurique le dissout en prenant une couleur rouge de sang.
5° Les tannins du café, des quinquinas, du cachou et du bois jaune colorent les sels de peroxyde de fer, non en noir bleuâtre, mais en vert plus ou moins prononcé.
Dans la prochaine leçon, je vous parlerai de l’encre pour terminer l’histoire des acides astringents.