‹ Leçon cliniques sur les maladies du cœur, trChapitre 4 sur 28 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

et digitale, se combinent de différentes manières et à divers degrés.

C'est cette étude qui nous a révélé le moyen d'obtenir les bruits artériels, quand ils sont douteux ou même imperceptibles à la simple auscultation, et c'est ce moyen que nous avons décrit dans une de nos Leçons.

Dans notre ouvrage Mémoire sur Vinsuffisance des valvides aortiqaes et considérations générales sur les maladies du cœur, Paris, 1856, nous avions décril déjà, d'après notre propre observation, le double bruit des arlères de plus gros calibre (carotides, sous-clavières, crurales, humérales, radiales) et indiqué les résultats de la compression simple, lantôt stéthoscopique, tantôt digitale, sur les bruits artériels, comme on peut s'en rendre compte par les passages suivants:

«Dans l'insuffisance aortique il se produit dans les gros troncs artériels, mais plus spécialement dans les carotides et les sous-clavières, un ou deux bruits anormaux... Aorte ascendante et crosse, carotides, sousclavières, axillaires, humérales, radiales, cubitales, et plus rarement dans les crurales. La production de ce bruit est beaucoup moins fréquente dans les artères des membres inférieurs, parce que ici le reflux du sang doit être peu sensible. La compression de l'artère avec le stéthoscope ou un autre corps quelconque, contribue aussi à rendre plus intense le bruit de souffle . . . Bruit anormal artériel simple ou double, constant dans les artères volumineuses, et spécialement dans les carotides et les sous-clavières . . . Ces bruits resseinblent beaucoup à

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