‹ Leçon cliniques sur les maladies du cœur, trChapitre 5 sur 28 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

c(»ux qui leur sont synchrones, proiluils dans roiîlice aorliquc, et ditTcrent enire eux de timbre, d'inlensitc et de durée; ils deviennent plus prononces par la compression de Tarière.»

Nous avons établi aussi que les bruils arlériels, simples ou doubles, ne constituaient pas un signe certain de rinsuffisance aortique.

Nous connaissions donc déjà depuis longtemps, pnr notre observation personnelle, les bruits simples et doubles des artères en général et des crurales en particulier, dans l'insuffisance aortique, ainsi que les résultats de la compression simple, stéthoscopique et digitale, sur ces bruits.

Nous avons continué à ausculter les grosses artères, notant avec parlicularilé les bruits des crurales, humérales et radiales, dans lesquelles nous avons entendu tantôt un souffle, tantôt deux souffles dans les cas d'insuffisance aortique.

Au mois de mai 1861, nous avons consigné dans les registres de Thôpital du Desterro une intéressante observation suivie d'autopsie. Nous en donnons ici la partie qui a rapport à l'auscultation des artères des membres.

«En appliquant le stéthoscope sur la radiale, et en comprimant au dessus de l'instrument, à la distance de Yj, 1 ou 1 Yg pouces (:2, 2 Ya ou 3 centimètres) on entend un fort bruit de souffle synchrone à la dilatation artérielle. Si la compression est faite au dessous du point d'application du stéthoscope, on entend le souffle synchrone à la diastole artérielle, mais après ce bruit

PRÉFACE XUI

on en perçoit un autre, beaucoup plus faible, synchronei à la rétraction artérielle. 11 faut que la compression digitale soit faible, car autrement les deux bruils anormaux ne deviennent plus perceptibles. En comprimant un peu l'artère simplement avec le stéthoscope, les deux bruits se manifestent également, et on entend la pulsation artérielle accompagnée d'un tintement métallique. Dans les humérales, les sous-clavières, les carotides, ainsi que dans les crurales, on observe exactement la même chose ; mais le premier bruit (synchrone à la diastole artérielle) est plus fort dans les crurales, qui donnent une pulsation sèche comme un coup de marteau. »

Le docteur Duroziez ayant publié dans les Archives générales de médecine (avril et mai 1861) un mémoire intitulé Da double souffle intermittent crural comme signe de ^insuffisance aortique, avance que le double souffle intermittent crural accompagne toujours l'insuffisance aortique, qu'il est le signe pathognomonique de cette maladie, et que c'est lui le premier médecin, qui a établi cette proposition. Et plus tard, à propos d'une discussion avec le docteur. Gamier, il dit dans un article inséré dans Y Union médicale de Paris (1863), qu'avant la publication de son mémoire, nous ne connaissions pas le double souffle crural. Chose digne de remarque ; le docteur Duroziez avait connaissance de notre ouvrage, qu'il cite lui-même dans son mémoire.

Dans le courant de cette même année (1863) nous avons démontré péremptoirement par un opuscule. État de la question sur le double souffle crural, combien étaient mal fondées les assertions du docteur Duroziez relatives

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