TRAITEMENT
crise dont je vous ai parlé, mon ami P. Le Gendre a conseillé la médication par Fiodiire de sodium à petite dose, et cela nous a paru être un facteur de Tamélioration. Le traitement tonique général semble être toujours utile; môme quand il n'y a rien de paludique, le sulfate de quinine est peut-être quelquefois efficace, Mais, au total, en dehors de certains cas à étiologie spéciale, nous ne savons à peu près rien, et notre rôle se borne à traiter chirurgicalement la gangrène.
Or, ce rôle est avant tout d'exercer une surveillance, de laisser les escliares se détacher d'elles-mêmes sous un pansement sec et aseptique. En cela, nous suivons les règles habituelles de la chirurgie, car si pour les gangrènes humides, phlegmoneuses, septiques — il y en a chez l'enfant et je vous en parlerai^ — nous devons agir opératoirement et sans tarder, de façon à arrêter l'extension du mal, pour les gangrènes sèches nous devons laisser l'eschare se limiter, puis se détacher. Nous n'avons, à la fin, qu'à régulariser le moignon. C'est ce que j'ai fait, il y a un an, chez notre malade actuel, et vous voyez qu'il a guéri avec fort peu de mutilation ^