‹ Leçons cliniques de chirurgie infantileChapitre 41 sur 317 · PARAPLEGIE DU MAL DE POTT · texte numérisé non relu

PARAPLEGIE DU MAL DE POTT

I. — Examen d'un cas de paraplégie incomplète avec mal de Pott ancien. La paralysie paraît flasque au premier abord ; en réalité, les réflexes tendineux sont exagérés. Discussion sur la précocité de ce symptôme. Histoire d'un cas de paraplégie précoce, plus accentué que le précédent, avec pseudo-névralgies préalables. Possibilité d'une diminution initiale des réflexes.

II. — Absence habituelle de lien entre gibbosité et paraplégie. Compression lente de la moelle et des nerfs par la pachyméningite externe. Signes d'irritation médullaire et radiculaire, puis signes de compression; leurs associations diverses selon la région malade. Lésions histologiques de la moelle; persistance de tubes nerveux expliquant la rareté relative des troubles de la sensibilité, des sphincters, de la nutrition.

III. — Discussion actuelle de la doctrine de Charcot et sur le lien à établir entre l'exagération des réflexes et la dégénération secondaire des faisceaux blancs de la moelle.

IV. — Bénignité habituelle de la paraplégie pottique; processus anatomique de la guérison. Inutilité habituelle du traitement opératoire par laminectomie.

Yolis avez en ce moment sous les yeux, soit parmi les malades hospitalise's dans notre pavillon Dolbeau, soit parmi ceux qui sont soignés à notre consultation externe, cinq enfants atteints de paraplégie consécutive au mal de Pott. L'occasion me paraît favorable pour vous entretenir de cette complication, malheureusement assez fréquente et d'une haute gravité.

Fréquence et gravité dépendent d'ailleurs, pour une bonne part, du siège de la lésion vertébrale, et deux mots d'anatomie topographique vont vous en donner la raison : à la région lombaire, dans le large canal d'une région rachidienne assez mobile.

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