ASSOCIATION AU MAL DE POTT SACRO-LOMBAIRE
de la nature de la lésion ne mérite pas que nous nous y arrêtions longtemps : dans l'état actuel de la science, la tuberculose seule peut expliquer l'évolution du mal. Mais, cela étant, il reste une différenciation importante à déterminer entre deux variétés de sacro-coxalgie : il y a des cas, en effet, oii la symphyse du bassin est seule prise, tandis que dans d'autres l'articulation sacro-lombaire participe au processus. Vous voyez la différence pronostique s'il y a, en somme, mal de Pott inférieur concomitant.
Recherchons donc le signe caractéristique du mal de Pott lombaire au début, c'est-à-dire la rigidité douloureuse du rachis'.
Je me place droit en face de l'enfant et je jette à terre devant elle mon trousseau de clefs, en lui disant de le ramasser avec la main droite, avec la main gauche, avec les deux mains : et chaque fois elle se baisse avec hésitation, sans prendre de point d'appui, il est vrai, puis, pour se relever, elle appuie sur sa cuisse la main libre.
Donc, il y a des lésions sacro-lombaires, et cela va bien avec le siège de la petite tuméfaction, de la douleur, en haut de la symphyse et vers le sacrum. Quand on observe celte association, il est de règle que l'origine soit au rachis, avec descente secondaire vers la symphyse sacro-iliaque; et cet envahissement est, d'ailleurs, en général assez tardif.
Ici il est précoce, l'histoire clinique étant d'ailleurs en faveur de l'origine pottique. En effet, le symptôme initial, observé il y a deux mois, a été la raideur du tronc, la difficulté à se baisser, et depuis une huitaine de jours seulement sont survenues la douleur dans la partie supérieure de la cuisse et la claudication.
De la claudication, je vous ai suffisamment parlé : deux mots sur la douleur, dont l'analyse est souvent impossible chez l'enfant, mais qui, ici, a été possible à très bien localiser parce que le sujet est, comme vous l'avez vu pendant mon examen, particulièrement sage.
Cette douleur spontanée siège dans la fesse et dans la partie