SIGNES LOCAUX DE LA SACRO-COXALGIE
rabdiiction aussi bien que pour la flexion. Mais si, en appuyant sur la crête iliaque droite, lorsque, l'abduction à gauche ayant un peu dépassé la limite, la cuisse fixée contre le lit, je veux tenter de redresser le bassin incliné sur la gauche, l'enfant se plaint de souffrir. Vous concevez que cela s'explique fort bien, la symphyse sacro-iliaque étant malade, par une pression anormale et transversale du sacrum contre l'os iliaque. Explication tout de suite corroborée par une douleur vive que je provoque séance tenante en serrant transversalement le bassin entre mes deux mains, appliquées chacune sur une des fosses iliaques externes. Ce signe est démonstratif d'une lésion dans une des symphyses de la ceinture pelvienne. Il semble plus souvent net chez l'enfant, en raison de la mobilité, de la flexibilité des articulations, ce qui permet plus aisément la transmission du mouvement; en tout cas, ici il est très net.
Oii siège exactement la douleur ainsi provoquée? L'enfant ne spécifie pas. Mais nous n'avons qu'à interroger par la pression localisée les symphyses capables d"être malades. Rien en avant, sur la symphyse pubienne : donc je fais retourner l'enfant, et, l'ayant ainsi couchée sur le ventre, je commence par voir qu'à gauche la partie supérieure et interne de la fesse paraît un peu plus grosse qu'à droite; c'est fort léger, mais cela suffit pour que j'exerce la pression localisée à droite d'abord, là oi^i je présume qu'il n'y a rien. Le principe est, en effet, de toujours terminer l'examen par la région malade, pour mettre l'enfant en confiance, pour ne la faire souffrir qu'au dernier moment. Et maintenant, j'appuie sur la symphyse sacro-iliaque gauche, de bas en haut; à sa partie supérieure, elle est très douloureuse.
Vous remarquez tout de suite une grande différence entre cette douleur directe et la douleur jusqu'à présent provoquée par des manœuvres indirectes. Aux dernières, l'enfant réagissait en me disant seulement : « ça fait mal » ; à mon léger coup de pouce postérieur, elle a fait la même réponse, sans crier, sans bouger, car elle est d'une sagesse exemplaire, mais vous avez vu les larmes lui monter aux yeux.
Le diagnostic d'une lésion sacro-iliaque étant alors établi, celui