‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 110 sur 263 · SOMMAIRE · texte numérisé non relu

SOMMAIRE

II. Syphilides vaginales. — Contraste entre l'excessive fréquence des syphilides vuLvaires et l'extrême rareté des syphilides vagino-utérincs. — Cette rareté, toutefois, est moindre qu'on ne la suppose. — Statistique, — Siège habituel des syphilides vaginales. — Caractères cliniques de ces syphilides.

III. Syphilides utérines. — Trois formes : 1° Forme érosive; — 2° Forme papulo-

^i.Qsive. Résolution rapide et curation spontanée de ces deux ordres de lésions.

Comment ce dernier fait donne le secret de certaines contaminations syphilitiques

mystérieuses, inexplicables. — 3" Forme ulcéreuse, plus rare. — A quels signes reconnaître ou suspecter celte lésion?

Syphilides anales et péri-anales. — Identité presque absolue de caractères avec les syphilides génitales. — Quelques particularités seules dignes de mention : forme fissuraire; — hypertrophie radiée des plis de l'anus; — hypertrophie indurée du raphé médian périnéal.

Autres localisations assez communes des syphilides muqueuses chez la femme : 1° SyphiUdcs muqueuses de Vombilic. — 2° Syphilides muqueuses du sein, à savoir : du mamelon et du sillon sous-mammaire. — Comment elles trouvent en ce dernier point les conditions les plus favorables à leur développement. — Nappes hypertrophiques sous-mammaires. — 3" Syphilides muqueuses axillaires.

Groupe des syphilides muqueuses communes aux deux sexes.

I. Syphilides buccales. — Plus rares chez la femme que chez l'homme. — Pourquoi? — A'ariées de forme, elles se rattachent toutes néanmoins aux quatre types primordiaux précédemment décrits. — Siège. — Trois foyers véritables de prédilection : région amygdalienne, lèvres, langue.

1° Syphilides muqueuses des lèvres. — Formes érosive et papulo-érosive plus habituelles. — Caractères. — Plaques opalines. — Variétés. — Forme ulcéreuse bien plus rare.

2° Syphilides muqueuses de la langue. — Érosions; papules; papules hypertrophiques; papules indurées (nodi); fissures; ulcérations. — Forme plus spéciale : plaques lisses de la langue.

3" Syphilides de la gorge. — Ce sont les plus communes. — Formes habituelles : érosions et papules. — Plaques opalines. — Angine secondaire. — Indolence possible de ces lésions, qui parfois restent absolument ignorées des malades.

Autres localisations moins fréquentes des syphilides buccales.

Caractères communs des syphilides muqueuses buccales : phénomènes douloureux; salivation; — bénignité et curation facile; — faculté surprenante de récidive; — forme circinée.

Traitement. — Quelle influence exerce le mercure sur ces lésions? — Nécessité d'une médication topique.— Quelle doit être cette médication ?— 1° Hygiène buccale

2° Cautérisations. — Le choix du caustique n'est pas sans importance. — Indications du nitrate d'argent, indications du nitrate acide d'hydrargyre. — Mode d'emploi de ce dernier caustique. — 3° Cargarismes.

II. Syphilides muqueuses du pharynx. — Leur rareté relative. — Formes. -~ Comment ces syphilides peuvent devenir l'origine de troubles auditifs variés, plus ou moins sérieux.

III. Syphilides muqueuses du /ar?/n,a;. — Rareté de ces lésions. — Descriptions anciennes, plus tiiéoriques que cliniques. — Formes principales d'accidents laryngés : 1» Erythème laryngé, forme la plus commune. — 2' Laryngite liyperplasique, moins fréquente. — Rareté des lésions bien circonscrites, pouvant être rattachées ;\ des syphilides érosivcs ou papulo-érosives. — 3° Ulcérations. — Traitement.

374 SYPHILIDES MUQUEUSES.

IV. Syphilides muqueuses de divers sièges : paupières; — narines, piluitaire ;~ conduit audiUf. — Formes érosive, papuleuse, papulo-hypertrophique. — Oblitération possible du conduit auditif par des papules hypcrtrophiques. — Traitement,

Messieurs,

La syphilis secondaire détermine chez la femme des manifestations multiples vers le tégument muqueux.

Ces manifestations, qui constituent, comme vous le savez, ce qu'on appelle les syphilides muqueuses, sont incomparablement plus communes dans l'un et l'autre sexe que les syphilides cutanées. Chez la femme, spécialement, elles sont d'une fréquence que je ne puis qualifier autrement que d'excessive. S'il est quelques femmes syphilitiques qui, grâce à un traitement énergique et assidu, échappent en partie ou même absolument aux accidents cutanés de la diathèse, il n'en est guère, je crois même pouvoir dire il n'en est pas, qui soient épargnées par les accidents muqueux. — De plus, ce dernier ordre de symptômes est bien plus sujet à récidives que les dermatoses spécifiques, et se reproduit souvent à maintes et maintes reprises, soit dans la même période, soit à diverses époques de la maladie. D'oti il résulte, en somme, que les syphilides muqueuses constituent le genre de lésions qui se présentent le plus souvent à l'observation dans la pratique. — Nous devons donc, à ce titre, les étudier avec d'autant plus de soin.

On a dit que les exanthèmes syphilitiques des muqueuses sont exactement et ne sont rien autre que les syphilides de la peau transportées sur les muqueuses. Gela est vrai et cela est faux tout à la fois. Il est positif que certaines formes de ces exanthèmes muqueux sont la reproduction trait pour trait de certaines syphilides cutanées, réserve faite, bien entendu, pour les différences que commande la disparité du siège. La papule des muqueuses, par exemple, est le représentant fidèle de la papule qui se produit à la peau. Mais ce qui n'est pas moins vrai et ce dont on n'a pas

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