‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 115 sur 263 · SYPHILIDES CUTANÉES DE LA VULVE · texte numérisé non relu

SYPHILIDES CUTANÉES DE LA VULVE

lides cutanées (exemples : syphilides papuleuses sèches, papiilosqiiameuses, papulo-croûteiises, ccthyma, impétigo, etc,,) et tantôt de véritables syphilides muqueuses, absolument identiques à celles qu'on rencontre sur la face interne des grandes lèvres, sur les petites lèvres, etc.

Quelques mots tout d'abord sur les syphilides cutanées vulv air es, pour n'avoir plus à en tenir compte dans l'exposé qui va suivre.

La forme incontestablement la plus commune qu'affectent les syphilides cutanées vulvaires appartient au i^^^Q papuleux.

Ces syphilides papuleuses de la vulve se présentent sous les deux variétés suivantes :

1° Variété lenticulaire, à papules isolées et distinctes, arrondies, discoïdes, sèches et légèrement squameuses, variables comme étendue du diamètre d'une petite lentille à celui d'une pièce de 20 ou de 50 centimes. — Ces papules se rencontrent presque toujours en nombre assez considérable sur la face externe des grandes lèvres et sur les régions avoisinantes. Quand elles sont confluentes, il arrive parfois qu'elles se fusionnent et forment des plaques papuleuses d'une certaine étendue (papules agminécs).

2° Variété dite syphilicle papuleuse en nappe. — Celle-ci, que vous connaissez déjà par la description générale que j'en ai tracée précédemment, est assez commune À la vulve. Elle est constituée par des nappes papuleuses uniformes, lisses, légèrement saillantes, rosées ou rougeâlres, sèches et recouvertes d'une desquamation légère. Ces nappes, qui ne résultent pas de la fusion de plusieurs papules voisines, mais qui sont formées originairement par un néoplasme papuleux étalé sur une large surface, ont une étendue variable. Elles occupent, soit une portion, soit la totalité d'une grande lèvre, soit les deux grandes lèvres à la fois; souvent même elles débordent sur les régions voisines, sur les plis génito-cruraux, sur le périnée, sur les cuisses, sur le mont de Vénus. — Ce qui est assez remarquable, c'est que non seulement elles déterminent une tuméfaction notable des parties qu'elles occupent, mais que, de plus, elles leur communiquent souvent une rénitencc, une induralion toute spéciale. Une grande lèvre affectée de la sorte n'est pas

Page 1