SOURCES DE LA CONTAGION
3" D'intermédiaires inanimés qui transmettent le virus dans des conditions diverses. Inutile de vous rappeler à ce propos ces transmissions de la syphilis par des instruments malpropres, par des objets d'usage domestique, des cuillers, des pipes, des vêtements, des éponges, des ustensiles de travail (tels, par exemple, que la canne des souffleurs de verre), des jouets, voire par un rasoir*, par une dragée passant de bouche en bouche % etc., etc. Parallèlement, la femme peut recevoir la syphilis : 1° De V homme (c'est de même pour elle le cas de beaucoup le plus habituel) ;
2° De la femme (cela également est assez rare, mais moins rare assurément que la contagion d'homme à homme) ;
3° D'intermédiaires inertes servant de véhicule au virus.
Mais ce n'est pas tout. Il existe encore pour la femme une quatrième source de contagion, et cette source qui lui est propre, cçtte source active et féconde, c'est l'enfant, c'est le nourrisson.
Dans quelles conditions s'exercent sur la femme ces divers ordres de contagions? Quelques mots vont suffire à l'indiquer.
'PDe l'homme, la femme reçoit la syphilis dans les rapports sexuels, ou, d'une façon plus générale, dans tous les contacts qui peuvent résulter du commerce vénérien, naturel ou déréglé.
2° De la femme, elle la reçoit dans des rapports ou des attouchements que je n'ai pas à dire. Rappelez-vous, comme exemple, le fait de M. Clerc relatif à cette femme qui tenait d'une compagne de prison un chancre labial. J'ai vu de même, sur \mt jeune fille, un chancre digital dériver comme provenance d'accidents vulvaires syphilitiques développés sur une autre femme.
Mais en certains cas cette contagion de femme à femme reconnaît une origine tout autre et un processus très moral.
Les sages-femmes, par exemple, peuvent contracter la syphilis et la contractent même fréquemment, plus fréquemment qu'on ne le pense, en touchant ou en accouchant des femmes syphilitiques. J'ai déjà, pour ma part, observé nombre de contaminations de ce genre.
Autre mode de contagion : Une nourrice dont l'enfant ne tette