AFFECTIONS SECONDAIRES
organique. — Trois origines, pour le moins, au mal de tûte syphilitique. — De la céphalée crâiiieniie ou osseuse, eu particulier.
Sternalgie. — Fréquence des douleurs prœsternales chez les femmes sypiiilitiques. — Origines diverses de ces douleurs (périostitc, périostose, ostéalgie.) — Xiphalgie.
Pleiirodijnie ou point de côiesypiiilitique. — Origines variées de celte douleur, dont le caractère spécifique reste souvent méconnu. — Deux exemples cliniques de pleurodynic secondaire dérivant de périostose ou d'ostéalgie des côtes. — Péricltoiulnte secondaire.
Intérêt clinique se rattachant à ces derniers symptômes.
II. Arthropathies. — Deux formes d'arthropalhies secondaires : 1° Arlltralgies^ simples. — Fréquence excessive de ces arthralgies. — Caractéristique. — La douleur est l'unique symptôme qui les constitue. — Quelques sièges de prédilection : épaules, genoux, etc. — Particularité singulière que présentent ces arthralgies de s'accroître par le repos et de se dissiper par le mouvement. — Certaines douleurs que les malades rapportent aux articulations sont loin d'être toujours articulaires.
2° Arthrite subaigué et hijdartlirose. — Caractères cliniques de ce second ordre d'arthropalhies. — Siège. — Évolution. — Durée. — Traitement. — Craquements articulaires consécutifs. — Ressemblance symptomatologique que présentent les manifestations de ce genre avec le rhumatisme simple. — Pourrait-on les considérer comme des accidents de rhumatisme accidentellement développés chez des sujets syphilitiques? — Discussion, réfutation.
III. Affections tendineuses. — Étudiées seulement dans ces derniers temps. — Plus fréquentes chez la femme que chez l'homme. — Deux formes, correspondant à celle des arthropathies : 1° Htjdivpisie simple dos gaines tendineuses. — Caractéristique.
— Siège. — Prédilection singulière pour les tendons de la face dorsale du métacarpe. — Évolution, durée. — 2° Ténosite ou mieux synovite tendineuse. — Dans cette forme, phénomènes inflammatoires réels, souvent môme très accentués. ■ —
— Symptômes. — Type subaigu, type aigu. — Exemples cliniques. — Localisations habituelles de ces lésions. — Durée. — Traitement.
Formes incomplètes et larvées des alTections secondaires des tendons. — Dans un certain nombre de cas, ces alfections ne se traduisent que par un trouble fonctionnel, sans manifestations apparentes. — A quels signes peuvent-elles encore être reconnues? — Nomhrc de douleurs syphiliti(iues vagues ont pour origine des lésions tendineuses. — Exemples. — De la douleur de la saignée. — Fréquence de ce symptôme chez les sujets syphilitiques. — La cause organique de celte douleur est une ténosite bicipilalc.
IV. Affections musculaires. — Assez communes dans la période secondaire, cnnlrairemcnt à l'opinion généralemenl accréditée.— Très variées de formes, elles peuvent être toutes rangées sous les cinq chefs suivants :
1 . Mtjosalgies. — Fréquentes, surtout cliez la femme. — Ciaractérisées exclusivement par une douleur musculaire, qui s'exaspère dans les mouvements H sous la pression. — Localisations habituelles. — Torlicolis, lumbago secondaire, etc. — Intensité variable, comme douleur, de ces myosalgies. — Formes quelque peu dilTérentcs : endolorissemcnl, courbature musculaire. — Durée. — Traitement.
2. Contractures musculaircx. — Symptôme rare. — Sa localisation presque constante sur If. biceps bracliial. — Description. — A quelle lésion rapporter ce singulier phénomène?
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3. A/faibUssemeiil, débUilé musculaire. — Iniluciice exercée par la sypliilis sur l'état lie la force musculaire. — Degrés variables de celle influence. — Le dynamomètre seul permet de l'apprécier exactement. — Résultats généraux d'une série d'expériences dynamométriques fuites dans la période secondaire. — Dans quelles conditions s'exerce surtout l'iniluence dépressive de la diatiièse sur l'état des forces?
— Quelle interprétation donner à ce phénomène?
A. Aiuaigrissement musculaire, — Dans quel ordre de cas se produit-il le plus souvent? — Degrés variables qu'il comporte. — Degré extrême; émaciation ou phlhisie musculaire.
5. Tremblement. — Accident rare et presque exclusif au sexe féminin. — Simple trouble fonctionnel, n'offrant rien de commun avec le tremblement symptomatique de lésions cérébrales. — Caractères cliniques. — Intensité variable. — Deux formes: i» trépidation musculaire à petites secousses; — 2° tremblement véritable, rhythniique ou irrégulier, avec ou sans soubresauts musculaires. — Gomment le sphygmographe peut être détourné de ses applications habituelles pour servir d'instrument enregistreur du tremblement. — Tracés sphygmographiques du tremblement syphilitique secondaire. — Variétés. — Évolution. — Type intermittent, à accès. — Type continu, ù rémissions et exacerbations successives. — Durée. — Pathogénie.
— Diagnostic. — Une objection imprévue. — Le mercure joue-t-il le moindre rôle dans l'étiologie de ce tremblement?
Y. — Les diverses manifestations que détermine la syphilis secondaire vers le système locomoteur sont susceptibles de s'associer, de se combiner. — Comment cette association peut, dans des conditions particulières, donner à l'ensemble morbide les apparences Au rhumatisme vulgaire. — Ces apparences dérivent non pas seulement des accidents locaux, mais aussi de la coïncidence possible de certains phénomènes spécifiques, tels que fièvre, état sudoral, troubles généraux variés, etc. — Pseudo-rhumatisme syphilitique. — Erreurs faciles et fréquemment commises à ce sujet. — Exemple clinique.
De certaines affections secondaires du système locomoteur, qu'il est impossible de rattaciier à une lésion précise ou dont le siège ne saurait être rigoureusement déterminé. — Courbature syphilitique. — Douleursvagues, indécises. — Engourdissement nocturne des mewères, pendant le sommeil, etc.
Caractère nocturne de certaines douleurs syphilitiques. — Quelle explication en donner? — N'est-ce là, comme on le dit communément, qu'un effet de la chaleur du lit? — Insuffisance notoire d'une telle interprétation. — Ce phénomène relève évidemment d'une influence spécifique inconnue.
Nous allons aborder aujourd'hui, Messieurs, l'élude d'une série de manifestations secondaires des plus curieuses, et je puis dire aussi des moins connues.
Ce sont les lésions ou les troubles fonctionnels de Vajjpareil locomoleur dont je vais vous entretenir.
Fréquentes dans les deux sexes, mais plus fréquentes assurément chez la femme que chez l'homme, les déterminations morbides que la syphilis secondaire éveille vers le système locomoleur