‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 164 sur 263 · SIÈGE. — DEGRÉS. — VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

SIÈGE. — DEGRÉS. — VARIÉTÉS

Gomme siège, il occupe exclusivement les membres et les membres supérieurs bien plus souvent que les inférieurs. Jamais il ne tend au tronc, non plus qu'à la tête.

Parfois il est circonscrit, unilatéral, limité par exemple à un seul bras.

En définitive, c'est toujours aux mains qu'il est le plus ; accusé, le plus facilement appréciable en conséquence pour le ma- 1 lade comme pour le médecin.

Variable de forme et d'intensité, il consiste tantôt en une sorte I de trépidation musculaire à rapides et très petites secousses, qu'il I faut en quelque sorte guetter pour les percevoir, et tantôt en des I oscillations bien plus accentuées, bien plus étendues, presque ( comparables, par exemple, à celles de l'alcoolisme ou du tremble- ! ment de la frayeur. — Entre ces deux extrêmes tous les degrés in- ! termédiaires peuvent s'observer. — Quelle qu'en soit la forme du i reste, l'observateur, en plaçant la main sur le membre affecté, I perçoit nettement dans les masses musculaires une agitation con- ' vulsive, une sorte de frémissement fibrillaire.

Cadencé etrhythmique en certains cas, ce tremblement affecte, en d'autres circonstances, une notable irrégularité. Il se compose ilors d'une série de secousses très inégales entre elles, auxquelles s'ajoutent souvent des spasmes plus étendus.

Le sphygmographe, qui, comme vous le savez, peut être détourné de ses applications habituelles pour servir d'instrument enregistreur des tremblements musculaires, le sphygmographe, dis-je, rend un compte précis de toutes les formes, de toutes les nuances dont est susceptible le phénomène que nous étudions. Il les écrit, pour ainsi dire, il les reproduit avec une fidéhté surprenante. Grâce à lui, je vais pouvoir mettre sous vos yeux toute une -érie de tracés qui vous représenteront le tremblement secondaire dans ses diverses variétés.

Voici d'abord quatre spécimens de la première variété, consis-

1. Dans un seul cas, j'ai noté sur une de mes malades un loger tremblement de la langue, lequel n'a pas persisté au delà de quelques jours.

lant en une sorte de trépidation musculaire rhythmique, à petites et très brèves secousses.

FiG. 4.

Celle variélé n'est pas la plus commune. Elle cède le pas comme IVéquenr.e à la suivanle, consistant en une série de secousses musculaires à la fois phis étendues, moins rapides et plus irrcgulières.

Page 1