‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 172 sur 263 · PAROXYSMES VESPÉRINS OU NOCTURNES · texte numérisé non relu

PAROXYSMES VESPÉRINS OU NOCTURNES

CD' en ail surfait la valeur séméiologiquc. Car, d'une part, il n'est pas quG la vérole qui subisse du fait de la nuit une influence exacerbante; et, d'autre part, certaines douleurs syphilitiques sont aussi bien diurnes que nocturnes; on en voit même parfois (exceptionnellement, je l'avoue) qui sont calmées par le sommeil et le repos de la nuit. Toujours est-il, et cela d'une façon non contestable, que chez la plupart des malades les douleurs syphilitiques apparaissent de préférence soit vers le soir, à cinq ou six heures de l'après-midi, à la tombée du jour, soit dans le cours de la nuit. Les nuits des syphilitiques sont parfois terribles, cela est de notion vulgaire, cela est banal, cela a été remarqué dès les premiers temps du mal fi-ançais.

Or, quelle raison donner à ce phénomène? On a dit que cette apparition ou cette exaspération de la douleur pendant la nuit était une affaire de calorique, et qu'on en trouvait l'explication toute naturelle dans la chaleur et la moiteur du lit. Cette interprétation est évidemment très défectueuse. Elle n'est applicable qu'à l'ordre de cas où les malades souffrent au lit; elle ne l'est pas aux cas tout aussi nombreux, si ce n'est plus, dans lesquels la douleur commence à se manifester vers le soir, régulièrement, à heure fixe, alors que les malades sont levés. Très certainement il est une autre influence qui préside aux paroxysmes vespérins ou nocturnes de la vérole, qui commande la périodicité presque fatale de quelques-unes de ses douleurs. Très certainement aussi cette influence est d'origine spécifique. Mais quelle est-elle, en somme? iNous ne pouvons qu'en constater les effets, sans en pénétrer la nature. Avouons donc notre ignorance sur ce point, plutôt que de la dissimuler par des raisons insuffisantes.

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