‹ Leçons cliniques sur la syphilisChapitre 200 sur 263 · VI. Accès en général assez long · texte numérisé non relu

VI. Accès en général assez long

VII. Presque invariablement, développement appréciable de la rate.

VlU. Accès très sensible à l'action du sulfate de quinine, insensible à celle du mercure.

la

Un dernier point, très essentiel comme pratique, me reste à signaler.

J'ai bien souvent mis en usage le sulfate de quinine contre les accès fébriles intermittents d'origine syphilitique. Or ce puissant antipériodique, administré dans ces conditions spéciales, m'a paru presque toujours dépourvu d'effet curatif. Je n'oserais dire qu'il n'influence en quoi que ce soit les phénomènes de l'accès ; mais ce que je puis affirmer sans crainte d'erreur, c'est qu'il n'exerce sur la fièvre diathésique qu'une action presque nulle et insignifiante, insignifiante surtout si on la compare à celle qui succède en pareil cas à l'usage du mercure. Maintes fois il m'est arrivé, pour une raison ou pour une autre, de prescrire le sulfate de quinine à des malades affectés de fièvre syphilitique ; je n'obtenais ainsi aucun résultat; puis, quelques jours plus tard, j'administrais le mercure, et les accès rebelles jusqu'alors ne tardaient ffuère à s'évanouir.

Résumant ce qui précède, nous pouvons caractériser la fièvre intermittente syphilitique de la façon suivante :

C'est une fièvre spécifique, consistant en des accès félriles intermittents. — Ces accès offrent ceci d'assez particulier qu'ils sont le plus souvent quotidietis et nocturnes. — Ils ne s'accompagnent jamais du moindre développement splénique. — Leur forme la plus habituelle est celle d'une période de chaleur constituant presque tout l'accès, irrégulièrement entrecoupée de frissons légers et de moiteurs passagères ou terminales. — Ces accès enfin composent la forme la plus bénigne de la fièvre syphilitique. Ils se jugent spontanément ou cèdcnl en quelques jours à l'action du mercure.

II. Type conlimi. — Ce second type de la fièvre syphilitique consiste en un mouvement fébrile conlinu, qui se prolonge plusieurs jours pour le moins et quelquefois bien davantage.

Tantôt ce mouvement fébrile conserve pendant toute sa durée une teneur à peu près uniforme, à cela près des oscillations quo-

Page 1