V. — Non accompagnée de symptômes syphilitiques secondaires
De môme le diagnostic différentiel de la roséole syphilitique et de l'érythème r»'-si lieux sera facilement établi d'après les considérations que voici :
ROSÉOLE SYPHILITIQUE : ÉRYTHÈME RÉSINEUX :
!.— Éruption aprurigineuse; I — Éruption légèrement pnirigincusc,
souvent mémo prurigineuse à un degré très accentué;
Il — Éruption simplement rosée, non H. — Éruption plus rouge, plus foncée, vineuse ; plui vineuse que la roséole ;
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explosion donne lieu à un certain malaise, voire à un léger état fébrile, lequel dure quelques jours et s'évanouit.
Plus habituellement, alors qu'elle se manifeste dans les premières semaines de l'infection, la roséole coïncide avec le groupe de phénomènes qui marquent le début de la période secondaire, mais qui n'ont avec l'éruption qu'un rapport de- coïncidence,.à savoir : la courbature générale, la céphalée vespérine, les douleurs vagues des membres, les croiites acnéiques du cuir chevelu, l'angine gutturale, etc.
La roséole ne se constitue pas d'un jour à l'autre, à la façon de certains exanthèmes fébriles qui en 24 ou -48 heures sont pleinement et entièrement accomplis. Elle procède au contraire d'une façon lente et progressive : quelques taches se manifestent d'abord, puis d'autres leur succèdent de jour en jour, et ainsi de suite; de sorte que l'éruption n'est guère complète avant un septénaire au plus tôt. ^
Parvenue de la sorte à son entier développement, elle persiste sous cette forme plus ou moins longtemps, sans modifications ultérieures ^ Traitée, elle se fane et disparaît rapidement. Non traitée, elle persiste plusieurs semaines, un mois, deux mois, quelquefois même davantage, en devenant de plus en plus foncée, comme maculeuse, et surtout en se compliquant d'autres éruptions. Ce qu'on observe alors n'est plus, à proprement parler, une
in. — Éruption sans ntzuds de confluence;
IV. — Éruption persistante, affectant une durée d'au moins plusieurs semaines;
V. — Éruption succédant à des symptômes de contamination syphilitique, sans être provoquée par l'ingestion d'aucun remède.
III. — Éruption à foyers spéciaux de confluence, à nœuds éruptifs occupant ie niveau des jointures du côte de l'extension (genoux, coudes, poignets, face dorsale du pied et de la main) ;