SYPHILIDES DU COL UTÉRIN
lides vaginales. Les voici. Vous voyez sur l'un et sur l'aulrc un groupe de papules assez nombreuses (7 dans un cas, 10 dans l'autre) occupant la paroi inférieure de l'ampoule vaginale. Ces papules sont, pour la plupart, du diamètre d'une lenLillo; quelques-unes, agminces, atteignent l'étendue d'un haricot ou d'une leuille de trèfle. Elles sont toutes aplaties; rosées dans un cas, elles affectent dans l'autre une teinte opaline ou légèrement jaunâtre. — Notez enfin que, dans l'un de ces cas, l'éruption papuleuse vaginale coïncidait avec une éruption semblable développée sur le col utérin.
II. — Les syplîilides du col utérin dont il me reste à vous parler pour terminer l'histoire des syphilides génitales, se présentent sous les trois formes suivantes : forme érosive, forme papuleuse, forme ulcéreuse.
I. — La forme érosive est constituée par des érosions superficielles, véritables exfoliations épilhéliales comparables à celles de la balanite.Ces érosions sont généralement petites, limitées, lenticulaires, rougeâtres ou d'un rouge purpurin qui tranche sur la coloration physiologique du col. Quelquefois, mais plus rarement, elles sont grisâtres, opalines. Comme caractères objectifs, elles ne présentent rien de bien spécial (à part ce dernier détail de couleur) qui puisse les différencier sûrement des érosions vulgaires ^
Aussi, pour nombre de cas la nature syphilitique de ces érosions ne saurait-elle être que sits/jeciée seulement. Elle ne peut être affirmée — encore avec une certaine réserve — que dans les deux conditions suivantes :
1° lorsque ces érosions sont situées d'une façon excentrique par rapport à l'orifice du col ;
2» lorsqu'elles affectent la forme cerclée ou semi-annulaire, et cela d'une façon bien nette, bien catégorique.
D'une part, en effet, les érosions non spécifiques du col ont pour habitude de siéger au centre même du museau de tanche et de rayonner de l'orifice utérin. Le seul fait, pour une érosion,