‹ Leçons cliniques sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 125 sur 252 · DTX-SEPT1ÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DTX-SEPT1ÈME LEÇON

liVDlJRATIOXS SEGOIVDAIRES ; TR Al\SFORIII ATIOJVS

DU CHAIVGRE.

Sommaire. — I. Indurations secondaires. — Ccrlaines syphilides muqueuses s'indurent à l'instur du chancre, c'est-à-dire se doublent à leur base. d'un exsudât néoplasique, lequel, par l'ensemble de ses attributs, rappelle plus ou moins complètement l'exsudat néoplasique du chancre, l'induration chancreuse. — Exemples cliniques. — Caractères de ces indurations secondaires. — Comme symptomatologie objective, elles sont absolument identiques à l'induration chancreuse.

Siège. — Où se produisent le plus habituellement ces indurations secondaires?

Comment des lésions secondaires, doublées d'indurations de ce genre, peuvent, en certaines conditions, simuler le chancre induré. — Erreurs faciles, erreurs presque nécessaires, résultant de cette simple particularité symptomatologique. — Conséquence doctrinale qui dérive de telles erreurs : possibilité pour la vérole de se doubler, de se tripler à bref délai sur le même organisme. — Nombre d'observations de chancres indurés doubles, de véroles doubles, sont imputables à ces indurations secondaires, donnant le change pour des chancres infectants de récidive.

Préjugé commun rattachant à l'induration un sens qu'elle ne comporte pas. — L'induration est-elle nécessairement le témoignage d'une infection récente et primitive; toute lésion indurée est-elle un chancre? — Réfutation. — 1° En tant que signe clinique, l'induration peut être simulée par des lésions vulgaires, non spécifiques; — 2° L'induration est, en syphilis, une lésion commune à des manifestations variées et à des âges divers de la maladie.

Résumé, conclusions.

II. Transfousiations du chancre. — Importance majeure qui se rattachait autrefois à cet ordre de phénomènes. — Aujourd'hui, la transformation du chancre n'est plus qu'un détail de symptomatologie, un incident éventuel, de valeur minime. — Pourquoi?

Comment s'opère cette transformation? — Deux modes. — I. Mode anciennement connu: transformation en papule muqueuse ira si<M. — Phénomènes qui caractérisent ce premier mode. — II. Second mode, non décrit : transformation pa?' absorption, par fusionnement du chancre avec des lésions secondaires.

Intérêt doctrinal qui se rattache à ces transformations du chancre. — Il n'est pas toujours possible de reconnaître le chancre transformé, sous son masque de lésion secondaire. — Partant, le chancre transformé risque d'être confondu avec

■15^1. INDURATIONS SECONDAIRES.

une lésion seconihiiro. — Conséquence d'une telle erreur : la sypliilis semble débulerpar une papule, par une lésion de l'ordre de celles que nous avons appelées consécutives. — Doctrine de la plaque muqueuse primitive. — Interprétation à donner aux faits produits en faveur de cette doctrine. — Discussion, réfutation. Quels caractères constituent csscnlielleinent le chancre V

J'ai réserve jusqu'à présent, Messieurs, dans l'hisloire des syphilides muf|ucuses,deux sujets importants que je dois aborder aujourd'liui.Ce qui m'a lait en différer l'étude, c'est que tous deux comportent des débats doctrinaux qui ne pouvaient trouver place au milieu des questions essentiellement cliniques et pratiques auxquelles ont été consacrées nos dernières réunions.

L'un de ces sujets a trait aux indurations secondaires, et l'autre à ce qu'on appelle la transformation diL chancre.

C'est chez la femme surtout, Messieurs, qu'on observe les indurations secondaires. Nous devons donc à ce titre les étudier ici avec un soin particulier.

Cliniquement, le phénomène dont je vais vous entretenir est des plus simples. Le voici :

11 arrive parfois que certaines des syphilides muqueuses précédemment décrites s'indurent à l'instar du chancre, c'est-à-dire se doublent à leur base d'un exsudât néoplasique, lequel par ses attributs, ses caractères, sa façon d'être, rappelle plus ou moins complètement l'exsudat néoplasique du chancre, le néoplasme induré de l'accident primitif. De telle sorte qu'au toucher ces syphilides fournissent la même sensation que le chancre; qu'elles sont indurées comme lui. On croirait, en explorant leur base, leur assise, avoir sous le doigt la base, l'assise, l'induration spécifique du chancre.

Tel est, dans toute sa simplicité, le fait clinique de l'induration secondaire.

Cela posé, venons aux détails. — Mais, avant d'aller plus loin, établissons tout d'abord l'aulhcnlicité du fait par quelques exem-

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