‹ Leçons cliniques sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 179 sur 252 · V. Coïncidence très habituelle d'acci · texte numérisé non relu

V. Coïncidence très habituelle d'acci

. lents hyporeslhésiqucs avec l'analgésie de l'hystérie.

VI. Extension assez fréquente des troubles de sensibilité cutanée soit aux muqueuses, soit aux muscles.

VII. Symptômes concomitants ou antél iours : pliénomèncs multiples d'hystérie convulsive ou vaporeuse, d'hystéricisme, de nervosisme. — Sauf complication, pas d'accidents actuels ou (['antécédents de syphilis.

Une étude plus approfondie de l'analgésie sypIiiliLiquc ne peut manquer d'ajouter i cette ébauche de diagnostic différentiel quelques éléments importants qui nous échappent encore aujourd'liui ,

606 ANALGÉSIE SECONDAIRE.

i" C'est d'abord la fréquence même de ces troubles, qui, je vous le rappelle encore, sont des pins communs chez la femme à la période secondaire. Seraicnl-ils aussi fréquents s'ils ne constituaient que des accidents de fortuite coïncidence? Le simple bon sens se refuse à le croire.

2° C'est, en second lieu, — raison plus probante encore, plus clinique — le développement de ces troubles dans des conditions toujours identiques. Nous les voyons se manifester à la période secondaire de la syphilis el dans les premiers mois de cette période, coïncidemment soit avec d'autres accidents syphilitiques d'allure différente (éruptions cutanées, papules muqueuses, adénopatliies, etc.), soit avec d'autres phénomènes de même nature affectant le système nerveux. Il serait bien singulier que, faisant partie d'un tel ensemble, ces troubles de sensibilité n'y figurassent qu'au titre de manifestations étrangères, par le seul fait d'éventuelles coïncidences.

3° C'est, en troisième lieu, l'évolution même de ces désordres pathologiques. Apparus en même temps que d'autres manifestations de nature évidemment syphilitique, ils se conduisent, si je puis ainsi parler, comme ces dernières manifestations; ils durent ce qu'elles durent, ou peu s'en faut; ils s'atténuent et disparaissent avec elles; ils subissent la même influence que celles-ci du traitement et du temps. Ils sont, en un mot, ce qu'elles sont, et ils évoluent comme elles. Comment leur refuser l'essence syphilitique, indéniable aux accidents du groupe pathologique dont ils font partie?

Et, d'ailleurs, est-il donc surprenant que la syphilis éveille de tels désordres? N'est-ce pas une maladie qui, chez la femme surtout, influence au plus haut point le système nerveux et en trouble le fonctionnement de mille façons différentes ? Ne voyons-nous pas, d'autre part, des phénomènes semblables se produire dans bon nombre d'intoxications-, dans l'empoisonnement saturnin, arsenical, alcoolique, etc. ? L'analogie pathologique témoigne hautement en faveur de l'opinion que nous soutenons ici el nous permet de croire que le poison syphilitique peut, à l'égal d'autres poisons, retentir sur la sensibilité.

Je ne conserve donc aucun doute, pour ma part, sur le caractère

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