‹ Leçons cliniques sur la syphilis [electronic resource]Chapitre 246 sur 252 · CRITIQUE DES MÉTHODES USUELLES · texte numérisé non relu

CRITIQUE DES MÉTHODES USUELLES

merciinel,h. une dose journalière qui influence les accidents à combattre et qui indique, après qu'ils ont été détruits, que le médicament agit encore par ses effets physiologiques connus; puis trois mois d'un traitement ioduré, destiné à prévenir les accidents éloignés delà diathèsc; telle est la médication qui donne les cures les plus soutenues, qui réussit, dans l'énorme majorité des cas, à neutralisci- véritablement le virus toxique, je dirais volontiers à guérir la vérole, au moins dans la généralité de ses manilestations »

Or, à mon sens, Messieurs, ce sont ces prescriptions absolues, ces formules quasi mathématiques, qui ont le plus contribué à faire tort au mercure, qui l'ont le mieux desservi. Car, lorsqu'après avoir fait choix de tel ou tel de ces programmes, après l'avoir rempli religieusement, on a éprouvé la déception d'un insuccès, on n'a guère manqué d'accuser alors, non pas la méthode, mais le remède, et de conclure à l'impuissance, à l'inefficacité (relative au moins) du mercure.

Pour ma part, je comprends d'une façon tout autre le traitement mercuriel de la syphilis. J'ai été amené du moins par la force des choses à l'administrer différemment, non sans avoir marché d'abord dans la voie de mes prédécesseurs. C'est pour avoir subi de nombreux mécomptes des méthodes thérapeutiques usuelles que je me suis efforcé d'introduire dans ces méthodes quelques modifications, de leur imprimer une direction autre, et, sans changer le remède, d'en tirer un parti meilleur. Y suis-je parvenu ? Vous en jugerez, et mes confrères enjugeront. Voici en tout cas ce que m'a appris une expérience déjà longue.

Ce dont je suis bien persuadé, d'abord, c'est, comme l'a dit Chomel, que la durée du traitement fait plus que la dose totale absorbée. Il vaut mieux, cent fois mieux, traiter un malade longtemps (à dose suffisante, bien entendu) que lui administrer à bref délai de fortes doses de mercure. — Mais passons sur ce point, qui n'est guère sujet à contestation.

Ce dont je suis aussi pleinement convaincu, c'est que, pour

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