Dolbeau. Loc. cit. (voy. p
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dont il a été question. Ces lambeaux cl'ap|3arence et de conformation identiques offraient une structure variable. Les uns étaient évidemment des pseudo-membranes. Ils étaient exclusivement formés de lymphe coagulée, sans aucun élément des tissus normaux. Mais les autres se composaient d'un épithélium pavimenteux, de fibres lamineuses, de fibres élastiques et, dans un cas, de fibres musculaires lisses. Quant aux vaisseaux, il fut impossible d'en constater la présence. Dolbeau déclarait cependant, sans la moindre hésitation, qu'il s'agissait évidemment de lambeaux membraneux appartenant à la muqueuse vésicale. Il n'était d'ailleurs aucunement embarrassé pour exphquer le mécanisme de la séparation de ces lambeaux. Il est comparable, disait-il, à ce qui se passe dans certaines dyssenteries pendant lesquelles on observe la chute de portions plus ou moins étendues de la muqueuse intestinale. L'inflammation s'établit dans le tissu cellulaire sousmuqueux, la membrane interne se trouve ainsi soulevée et privée de ses éléments de nutrition, et bientôt la chute de cette portion de muqueuse succède au décollement et à une mortification partielle.
L'observation d'Henry Lee' est encore plus démonstrative. Un homme de trente-huit ans vint mourir à Saint-Gcorge's hospital après des accidents de rétention contre lesquels le cathétérisme était resté impuissant, la sonde ne ramenant pas une seule goutte d'urine. A l'autopsie, on trouva dans la vessie une membrane blanche complètement détachée qui fut soumise à l'examen d'une commission composée de Andrews Clark, Murchison, Henry Thompson. Ces observateurs éminents s'exprimèrent ainsi dans leur rapport : « Nous « avons fait l'examen microscopique de la pièce, et ayant « trouvé, bien que fortement altérés par la maladie, tous los « éléments constituants d'une membrane muqueuse (épithé- « lium, fibres musculaires de la couche sous-muqueuse, tissu « cellulaire et vaisseaux sanguins) et attachés à sa surface