PRÉFACE
Ce volume de leçons est le résumé de mon enseignement de trois années à la Clinique des enfants.
Recueillies par mes élèves, elles ont été, au fur et à mesure, publiées dans différents journaux de médecine.
Elles portent sur les sujets les plus variés et les plus importants de la Clinique infantile.
Elles ont trait aux maladies des divers appareils organiques relatives à la croissance, à la dentition, au sevrage, à V alimentation, au développement, etc., ou susceptibles de présenter une symptomatologie, une évolution, une fréquence particulières à l'enfance.
Loin de moi la prétention de publier un Traité sur la matière. Mon but, bien plus modeste, est d'utiliser les cas qui se sont présentés à mon observation, pour donner aux élèves comme aux praticiens les notions fondamentales de la Pédiatrie, celles qui sont indispensables à l'exercice de la médecine courante.
Que d'existences ne pourrait-on pas sauver tous les jours, si le médecin, plus versé dans la connaissance de cet art, savait montrer aux familles les dangers de telle ou telle pratique usuelle, les avantages d'une diététique sévère et bien conduite, l'utilité enfin d'une thérapeutique sûre et inoffensive !
Dégager aussi nettement que possible les règles dont la notion est nécessaire à cette éducation médicale forte et vraiment scientifique ; préciser les époques ordinaires des différents stades de l'évolution dentaire et les multiples acci-
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dents qui peuvent survenir dans son cours, en y comprenant toutefois l'eczéma irnpefigineux et la chorée qui jusqu'à ce jour n'en faisaient point partie ; montrer les relations intimes qui unissent certaines maladies au sevrage (rachitisme) ou à ralimenlation (gros ventre, gastro-entérile alimentaire), etc.; telles sont les raisons principales pour lesquelles ont été publiées ces leçons, que je réunis aujourd'hui pour répondre à bien des demandes et dans un but d'utilité pratique.
Puissent-elles atteindre le but de vulgarisation et d'initiation qu'elles se proposent !
Que mes élèves (MM. Guibert, Magnol, Gonzalez, Houël et Bothézat, internes; Ariivat, J. G irai et Bédos, aides de clinique ; Piétri, externe du service), qui les ont recueillies et m'en ont ainsi rendu plus facile la publication, reçoivent ici le juste tribut de ma vive reconnaissance.
Être simple et utile, telle est l'idée qui a constamment présidé à cet enseignement.
Je serais trop heureux si j'avais su le rendre, à la fois, intéressant pour le lecteur et salutaire aux jeunes malades, dont la guérison ou le soulagement ont été mon unique objectif.
Montpellier, le 12 novembre 1892.