CINQUIÈME LEÇON
PARALLÈLE ENTRE LES MALADIES DES DIVERS ORIFICES DU COEUR. INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES.
SoMMAinE. — I. Elude analytique des maladies du cœur considérées dans leurs diverses vaviétés.
Êtiologie : Maladies d'ori^'ine inflammatoire ou consécutives u des affections des voies respiratoires; influence de l'âge.
Anatomie pallwloijique : Rétrécissements cl insuffisances; rapports de l'hypertropliic et de la dilatation avec les Icsinns d'orifices.
Séméiologie : Caractères difTércntiels tirés : 1° des bruits morbides et du pouls (artériel cl veineux) ; 2" des troubles fonctionnels et de l'ensemble des symptômes généraux ; 3" du mode de terminaison.
II. Traitement. — A. Période de compensation. 1° Indications générales; Hygiène et régime; â° Indications s|)éciules : Émissions sanguines; toniques et reconstituants; stimulants; eaux thermales et hydrothérapie : leurs indications et leurs contrf-iudit'ations.
B. Période d'asijstolie et de cachexie : Digitale, son action physiologique et thérapeutii|iip, jiianière de l'adimnislrer. — Médication diurétique et évacuante. — Révulsifs, ponctions, etc.
Messieurs,
Après m'être étendu fort loDgiieinentsur les dissemblances Irès-accusées que prcsentenl les maladies du cœur dans leurs diverses variétés, il ne serait peut-être pas inutile de reprendre maintenant les faits que nous venons d'analyser et de faire ressortir davantage les traits par lesquels elles se ressemblent. Nous arriverions de la sorte à reconstituer la maladie dans son ensemble et à lui rendre sa physionomie propre, que les nécessités de la description m'ont obligé de laisser un peu trop dans l'ombre.
Cette lacune que je vous signale, et que le temps ne me
LEÇONS CLliMOUES SUR LES MALADIES DU C(EUU. J09
permet pas de combler, est moins regrettable que vous ne pourriez le craindre, car, il faut bien le dire, ce sont les différences bien plus que les analogies qui, dans les maladies du cœur, sont vraiment fertiles en applications pratiques. Fidèle au programme que nous nous sommes tracé, nous continuerons donc à ne pas perdre de vue les distinctions capitales qui résultent du siège de la maladie, suivant qu'elle occupe le cœur droit ou le cœur gauche, ainsi que l'un ou l'autre des orifices ventriculaires. Par les exemples que j'ai mis sous vos yeux, vous avez pu vous convaincre qu'il n'est pas de moyen plus sûr pour arriver au diagnostic de la lésion cardiaque; dans quelques instants, je vais vous montrer que ce sont aussi les seules bases d'une thérapeutique rationnelle des maladies du cœur.
Toutefois, avant de nous occuper du traitement, laissezmoi revenir un instant sur mes pas et résumer dans une analyse rapide les caractères les plus saillants des ditîérents types que nous avons étudiés. Vous retiendrez mieux de la •^orte ce que chacune de ces formes offre de spécial dans ses rauses, dans ses lésions et dans ses symptômes, et un peu plus tard il me sera facile de vous faire saisir les indications trincipales qui en découlent.
Considérées au point de vue de leur éliologie, les maladies lu cœur se rangent dans deux catégories très-distinctes, •our un grand nombre d'entre elles, l'endocardite est le )oint de départ de la maladie qui résulte alors de l'obstacle lirect et permanent créé dans le cœur lui-même par la î'sion inflammatoire ; celles, au contraire, auxquelles l'cndo-