‹ Leçons cliniques sur les maladies du cœurChapitre 16 sur 19 · HO LEÇONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

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cardite reste élrangère, sont liées le plus souvent à un trouble plus ou moins persistant de la circulation cardiacopulmonaire, ainsi qu'il arrive à la suite de quelques aiïections du poumon et en particulier de l'emphysème.

S'agit-il de lapremièrede ces causes, c'est ordinairement à des lésions d'orifices que vous aurez aflaire, et vous n'ignorez pas combien celles-ci sont infiniment plus fréquentes dans le cœur gauche que dans le cœur droit. Il n'en sera plus de même lorsque la maladie aura pour origine des désordres de l'hématose pulmonaire: leur influence retentit directement sur le cœur droit, de sorte que vous observerez, dans ce cas, la dilatation des cavités droites suivie ou non d'hypertrophie, avec leurs conséquences possibles : l'insulfisance Iricuspidienne et l'asyslolic. Pour la même raison, des altérations semblables se manifestent dans le cœur droit consécutivement aux maladies du cœur gauche ; mais ce n'est, on général, qu'à une période avancée et lorsque des congestions répétées ont rendu permanente la gène de la circulation pulmonaire.

Par cela môme que l'inllammation de l'endocarde est la cause la plus ordinaire des lésions d'orifices, c'est dans ces cas surtout que la loi do M. Bouillaud trouve son application; ne négligez donc jamais de rechercher dans les antécédents du malade cette donnée éliologique importante : le rhumatisme ou quelqu'une de ces affections qui ont avec le rhumatisme des affinités encore mal déterminées, mais certaines, ainsi la chorée, la scarlatine, l'état puerpéral, etc.

Vous remarquerez aussi que ce sont là des maladies qui appartiennent toutes à un âge peu avancé, d'où la conséquence que la maladie cardiaque qui reconnaît de pareilles

causes débute en général de bonne heure, ce qui n'empêche pas qu'elle reste souvent latente et ne se révèle que beaucoup plus tard. Cette proposition s'applique surtout aux lésions de l'orifice aortique dans lesquelles la compensation est facile et longtemps efficace. Il fout en excepter toutefois l'insuffisance aortique simple, qui, souvent consécutive à la dégénérescence athéromateuse et à la dilatation de l'aorte, appartient plutôt aux maladies de la vieillesse.

De même aussi, vous rencontrerez à une époque avancée de la vie les affections du cœur droit symptomatiques des maladies chroniques des voies respiratoires, à moins qu'une lésion cardiaque, comme l'insuffisance mitrale, par exemple. Il n'ait entraîné prématurément de graves complications du [i côté de l'appareil pulmonaire.

Les altérations qui constituent les maladies du cœur ijaffectent les orifices (rétrécissements ou insuffisances), ou intéressent le muscle lui-même. Ces dernières peuvent être pprimitives et indépendantes de toute lésion d'orifice, mais ce pla'est pas le cas le plus ordinaire ; l'hypertrophie et la dilatation correspondent généralement à des maladies déterminées Mes orifices et se combinent d'après le genre d'obstacle jipporté à la circulation inlra-cardiaque. Les lois suivant leslelles se produit l'altération musculaire sont des plus iples. Un rétrécissement crée une hypertrophie en amont Te l'obstacle, et celle-ci n'est suivie de dilatation que quand i force contractile n'est plus suffisante pour compenser les ffels du rétrécissement. La dilatation est primitive, au conraire, lorsque le sang peut refluer dans la cavité qu'il vient l'abandonner et dont il n'est plus expulsé en totalité; mais

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