Affaiblissement progressif
Augmentation de l'eschare du sacrum.
État de collapsus. Convulsions à droite des deux yeux.
Pas d'autopsie.
Obs. XXXV. — Paralysie générale. — Antécédents mélancoliques.— Idées de grandeur.
La nommée W...., quarante-neuf ans, est entrée le 30 octobre i868.
Elle a été arrêtée cueillant des fleurs dans les massifs des Cliamps-Élysées. Le médecin de la Préfecture qui l'a reçue a noté un état de tristesse, uni à des idées de grandeur.
Elle est arrivée couverte de vêtements très misérables. Pâle, contrefaite, bossue; elle a eu la variole. Pupilles inégales.
Oreilles inégales
Ne reconnaît le poivre ni au goût ni à l'odorat, mais le reconnaît à la vue. Pas de tremblement de la langue, ni des lèvres, ni des mains. Parole très nette. Grande diminution de la mémoire. Sensibilité générale aux piqûres conservée. Céphalalgie frontale continue.
Grande satisfaction ; nombreuses idées de richesses ; a cent mille francs, une voiture si elle voulait, mais elle préfère aller à pied. Elle parle beaucoup de l'empereur, de l'impératrice et du petit prince. 4 novembre. — Est tranquille, riante. Parle toujours de Napoléon. S'habille elle-même. Mange proprement. Ne gâte pas.
Dans ce cas les troubles somatiques ne sont pas en rapport avec les troubles intellectuels ; mais, comme pour nous ce sont les troubles somatiques qui ont le plus d'importance au point de vue du diagnostic, nous n'hésitons pas à considérer ce cas comme appartenant à la pi^emière période de la paralysie générale.