INSUCCÈS
Durée du
traitement.
6 ans.
17 ans.
5 ans 4 mois.
1 an 4 mois.
16 ans.
2 ans.
7 ans 4 mois.
2 ans 4 mois.
2 ans.
3 ans.
7 mois.
19 ans.
6 ans.
bb>
9 ans.
10 mois.
20 ans.
11 ans.
19 ans.
1 an 4 mois.
16 ans.
16 ans.
18 ans.
1 an 4 mois.
19 ans.
4 ans.
15 ans.
22 mois.
14 ans.
3 ans.
13 ans.
3 ans 4 mois.
9 ans.
15 ans.
8 ans.
2 ans 10 mois.
14 ans.
13 ans.
6 ans.
5 ans 4 mois.
19 ans.
2 ans.
1 an 4 mois.
8 ans.
13 ans.
1 an 10 mois.
16 ans.
14 ans.
22 mois.
15 ans.
12 ans.
3 ans 4 mois.
15 ans.
2 ans 4 mois.
4 ans 4 mois.
15 ans.
10 mois.
14 ans.
8 mois.
10 mois.
18 ans 4 mois.
1 an.
22 mois.
15 ans 10 mois
14 ans.
2 ans 4 mois.
17 ans 4 mois.
12 ans.
22 mois.
A ans.
12 ans.
1 an 4 mois.
12 mois.
12 ans.
24 mois.
15 ans.
24 mois.
12 ans.
17 ans.
10 mois.
12 ans.
18 ans.
1 an 4 mois.
6 ans.
13 ans.
1 an 4 mois.
9 ans.
18 ans.
12 mois.
15 ans.
14 mois.
11 ans.
1 an 4 mois
10 ans
14 mois.
3 ans.
13 ans.
3 ans.
5 ans.
4 ans.
6 ans.
4 ans.
8 ans.
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
J'ai joint à ce tableau la note du temps pendant lequel les épileptiques non guéris ont été soumis au traitement bromuré, avant que le médicament fût suspendu.
Quels sont les phénomènes épilep tiques qui résistent le plus au bromure de yotassium. — Les observations précédentes mettent hors de doute que les attaques convulsives sont moins difficilement suspendues que les absences, les vertiges, les auras et les préludes, lorsque la maladie est ancienne.
J'ai constaté chez plusieurs de mes malades atteints depuis longtemps d'épilepsie, l'impossibilité de faire disparaître quelques-uns de ces derniers symptômes, même les plus légers, alors que les attaques avaient disparu depuis plusieurs années.
Ainsi parmi les épileptiqnes améliorés, huit ont cessé d'avoir des accès, mais continuent à avoir des absences, des vertiges ou des préludes.
Il est aussi à noter que ces derniers phénomènes ne disparaissent jamais tant que les malades continuent à avoir des attaques.
Entîn, j'ai toujours trouvé une résistance insurmontable à guérir les épileptiques qui n'avaient que des vertiges de date ancienne.
Il n'en est pas de même lorsque les auras, les préludes, constituent les symptômes précurseurs du mal comitial. Les bromures de potassium, de sodium, etc., les enrayent avec succès, lorsqu'ils constituent la première période de la maladie. J'ai eu l'occasion de (aire cette observation chez deux individus, et j'ai été heureux jusqu'il ce jour (14 mois dans un cas, 21 mois dans l'autre) pour guérir ces phénomènes initiaux, et pour arrêter le développement ultérieur de la maladie.
On sait l'importance qu'attachait Herpin à reconnaître et à traiter de bonne heure ces auras et ces préludes avant qu'il soit survenu d'attaques convulsives.
Aussi il me paraît importer singulièrement à l'avenir de la médication bromurée, de pouvoir guérir, avec ce médicament, des phénomènes qui conduisent fatalement à l'épilepsie confirmée : Principiis ohsta.
En résumé, Messieurs, 37 [épileptiques sur 106, ont cessé de présenter le moindre phénomène morbide depuis 3 ans au
moins et 22 au plus. J'ai placé ces malades dans la catégorie des guéris.
Plusieurs, parmi les 3G améliorés n'ont pas présenté le plus léger phénomène depuis plusieurs années; je les ai laissés dans la catégorie des améliorés, parce qu'ils ont encore des absences. Beaucoup parmi ces améliorés n'ont plus d'attaques, et ne sont atteints que de leurs absences ou de leurs vertiges antérieurs. D'autres ont moins d'attaques. D'autres enfin ont moins d'absences et de vertiges.
Les bromures ont échoué dans tous les cas où l'épilepsie se liait à la diathèse tuberculeuse.
Ils ont réussi dans la moitié des cas où il existe chez les ascendants du nervosisme.
L'épilepsie héréditaire a été améliorée 4 fois sur 5.
L'épilepsie qui se rattache à l'alcoolisme du père est très rebelle Chez 12, 3 seulement ont été améliorés.
L'épilepsie liée à des déformations du crâne a toujours été rebelle.
Le sexe n'a pas paru exercer la moindre influence.
Les épileptiques de la ville guérissent en plus grand nombre que les épileptiques de l'hôpital.
L'épilepsie causée par la menstruation est difficile à guérir.
L'onanisme provoque le retour d'attaques et d'autres phénomènes épileptiques, et gène l'action des bromures.
L'épilepsie causée par des impressions vives, la peur, a guéri 3 fois, a été améliorée 9 fois, et a été rebelle 3 fois.
L'épilepsie causée par la dentition n'a pas guéri une fois.
L'épilepsie qui est la suite de fièvre typhoïde, méningite, a été améliorée 5 fois sur 9.
L'épilepsie causée par des tubercules cérébraux a été incurable dans tous les cas.
L'épilepsie par traumatisme du crâne a été rebelle au traitement, sauf dans un cas.
L'épilepsie alcoolique guérit ordinairement seule; mais les excès alcooliques commis par un épileptique amélioré ou guéri par le bromure de potassium, qui est encore en traitement, déterminent le retour des phénomènes morbides.
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
U ancienneté de l'épilepsie n'a pas tant d'influence qu'on peut le penser sur le pronostic de la médication bromurée; le bromure produit des résultats également favorables lorsque la maladie date de 1 mois à 3 ans, ou de 3 à 15 ans.
Les bromures sont un véritable spécifique pour certains épileptiques dont ils suspendent la maladie, quelle qu'en ait été la durée.
Pourtant, le plus grand nombre des épileptiques guéris n'avait pas eu plus de 300 attaques.
V existence d'un trouble mental quelconque est le plus fréquemment d'un mauvais augure pour le succès de la médication bromurée; pourtant, j'ai vu l'état de folie cesser en même temps que le mal comitial.
Les bromures font plus aisément disparaître les attaques que les absences et les vertiges.
Ils ne sont pas seulement efficaces contre les attaques, dans l'épilepsie idiopathique, ils le sont aussi dans l'épilepsie symptomatique; ils font cesser les attaques épileptiformes, et, comme on le verra plus loin, ils ont guéri entre mes mains deux tétanos traumatiques sur 3, et une chorée.