‹ Leçons cliniques sur les maladies mentales et sur les maladies nerveuses professées à la Salpêtrière [electronic resource]Chapitre 68 sur 207 · FOLIE DRS NOUVEIJ-ES ACCOUCHÉES · texte numérisé non relu

FOLIE DRS NOUVEIJ-ES ACCOUCHÉES

Ils onl eu (jualre eiifiints : 1" un mort soldat ; :2'' une fille non mariée, qui a eu des laux d'oreilles; elle a un enfant liien portanl ; o" une lilie mariée névro|)atliique, qui 'u [>as eu d'enfants ; enfin i" notre malade.

Elle n'a pas eu de maladies étant jeune, n'était pas originale avant son mariage, ariée à trente ans. .\vant son mariage, a eu deux enfants avec son mari actuel ; evenue enceinte au bout de quelques mois de mariage. Ces deu.v premiers enfanis 3nt moris, l'un d'une fausse couche de trois mois, l'autre au huitième jour, de conulsions. Le premier enfant, né pendant le mariage, est maladif, maigre, tousse, jufTre de l'estomac; il a neuf ans. Le deuxième enfant est bien portant. Le troisième 5t mort à trois ans d'une pneumonie, avec rougeole concomitante. C'est' pendant cette cinquième grossesse que son mai'i s'est aperçu du début de la )lie. A la suite d'observations de son beau-père sur la mauvaise tenue de son ménage, Ile devient préoccupée, triste (elle était au huitième mois de sa grossesse). Le lendemain de l'accouchement, elle apprend la mort de sa mère, qui était à Nancy, ela lui a porté un coup ; elle a pâli de suile, puis les seins qui étaient gros u'ont pas 'onné de lait comme les autres fois; il a fallu nourrir l'enfant en partie au biberon. 111e a, dès ce moment, eu la (ièvre pendant huit à dix jours, et une céphalalgie qui, epuis lors, ne l'a pas quittée. Elle devint de suile préoccupée. Sa chambre était bscure la nuit, et elle réveillait son mari pour lui montrer des serpents et d'autres nimaux; elle entendait au dehors du monde qui parlait d'elle. De ce moment elle a essé de dormir, et elle se levait fré(|uemment la nuit. Puis elle était devenue colère. rO jour, elle faisait des actes de méclianceté, jetait la vaisselle par la fenêtre. Sa phyionomie exprimait la fureur cl etlrayait son enfant de six ans. Cependant, elle continua nourrir son enfant au biberon et au sein. Elle avait à peine un peu de lait. Enfin, au out de six mois, le lait cessait tout à fait et était remplacé par du sang ; le père a evré l'enfant. Dans celle première période, elle était très méchante pour son mari, se hissait cependant approcher par lui. La menstruation n'a pas cessé pendant l'allaitelent, comme pour les autres enfanis, du reste. Redevenue enceinte quatre mois après le sevrage, son délire persista, et elle atlriuait à des influences mauvaises de personnes l'absence de menstruation. Elle ne oulait pas admettre qu'elle fût enceinte. C'est le monde qui la gonfiait, iui faisait mal u ventre, à la tète; « ou me lance quelque chose ». Accouchement à neuf mois. Dès que la poche des eaux fut rompue, elle se lève, crie, a nue à la fenêtre, demande pardon à tout le monde (il était trois heures du matin), e veut pas se mettre au lit et laisse tomber l'enfant à terre. Le mari va chercher un lédecin ; il en demande successivement trois. Tous sortis. Une sage-femme refuse de i déranger. Enliu vient une amie qui la délivre. Elle embrasse sou enfant et dit : l'auvrt! [Jonn(!l! je ne croyais pas : })ardonne-iuoi ; je croyais que le monde me goniiit. » Les voisins viennent la voir; elle s'excuse de les avoir insultés. Elle reste raionnable pendant huit jours. Le lait venait bien. Au bout de ce temps, l'enfant tombe lalade et tète à peine. Deux jours après cet accident, elle recommence à délirer, disant a'on rend son enfant malade. On l'amène à l'hôpital Beaujon, et de là, faute de place, l'hôpital Necker. L'enfant est trouvé très malade et meurt deux heures après. .\u ant de trois jours, le mari va voir sa fenune, qui se cachait dans ses draps, persistant avoir peur. Elle dit à son mari : « Tu m'empêches de dire ce que j'ai à dire. M. et ™' Simon m'ont envoyé ces jours-ci la pisse de leurs chevaux, et il faut ijue j'avale ïla. J'ai mal à la tête, je veux m'en aller. »

Au bout de huit jours, elle prend la pancarte de son lit, va au bureau de l'hôpital,

FOLIE ACQUISE

quille riiopilal à dix heures du malin et arrive chez son mari, à Courbevoie, lombanl de faligue. Couchée aussitôt, elle n'a pu dormir. Le délire a augmenté; elle a recommencé à crier, à invectiver, jetait tout par la fenêtre, perdait son linge, ne faisait souvent pas les repas des enfants"; elle allait demander à manger aux voisins. Les enfants étaient battus; ils avaient faim et disaient que leur mère était enragée. Mêmes hallucinations.

Enfin, le mari va trouver le commissaire. Un médecin vient; elle lui raconte ses hallucinations de l'ouïe; elle lui dit une foule de mots grossiers, orduriers, « qu'on lui faisait avaler de J'urine, des crachats, qu'elle voyait des bêles s. Elle se plaint de céphalalgie (coups de marteau) et lui dit qu'on va lui en faire autant qu'à elle. Mal reçu par le commissaire, le mari se plaint, et son patron fait envoyer le gretfier du commissaire, qui vient voir la malade : mais comme celle-ci lui répond bien pendant les quelques minutes que dure l'entretien, le médecin est déclaré fou et la malade raisonnable. Le certificat délivré n'a pas de suite, et la malade reste chez elle dix-huit mois, présentant toujours les mêmes phénomènes. Elle voulait déménager tous les jours ; une fois son mari a cédé; niais le premier jour de la nouvelle installation elle a voulu aller autre part. « Les Simon lui envoyaient toujours de la pisse. ï

Continuation de la méchanceté. A un moment, elle a commencé à frapper ses enfants; elle en jette un par la fenêtre du rez-de-chaussée (il en est mort rachitique). La voisine va chercher le mari, qui accourt, trouve l'enfant blessé au nez et les deux autres cachés sous le ht, et poursuivis par la mère armée d'un manche à balai.

Le mari va trouver le commissaire. Nouveau certificat du médecin.

La malade arrive à la Salpêtrière.

Depuis son entrée jusqu'à cejour, novembre 1881 , hallucinations, délire de persécution.

La chloroformisation serait d'après Webster une cause occasionnelle de folie chez laletnme en couches; Simpson et Campbell professent le contraire.

Les formes de folie que l'on obsei^ele plus souventsont: les formes dépressive, raisonnante, maniaque, mononianiaque; l'incohérence, l'enfantillage s'observent souvent. Dans la forme dépressive, c'est surtout l'état hallucinatoire qui doiuine, la folie mélancolique se pi^oduit surtout après le quinzièiuejoiir. La forme maniaque dans les quinze premiers jours est rare; elle ressemble, par les conceptions délirantes, au délire nerveux des ti\auiuatismes, non sans quelque analogie somatique du reste; elle ne dure quelquefois pas plus de vingt-quatre à quarante-huit heures et coiumencebrusqueiuent sans prodromes par deshallucinationsintenses etpardes conceptions impulsives qui conduisent les malades à l'infanticide, au suicide.

Le diagnostic aura surtout pour base les commémoratifs et l'examen physique qui peuvent seuls, dans bien des cas, permettre de distinguer ce genre de folie de la manie épileptique ou du delirium

FOLIE DES NOUVELLES ACCOUCflÉES. 171

remens, car les conceptions délirantes se resseniblent parfois à s'y néprendre.

On devra, dans le cas où on soupçonnera l'épilepsie, rechercher es signes tirés de la morsure de la langue, les contusions et le )iqueté de la face.

Quant à l'intoxication alcoolique, on la reconnaît à l'odeur de 'haleine de la malade, aux sueurs profuses, à l'état vultueux de la 'ace, à l'expression de peur et de terreur, à la prédominance des lallucinations de la vue et au tremblement des mains.

Is pronostic est toujours grave, soit que la maladie se terminedans es premiers jours par la mort dans le délire et pendant la période i'excitation, soit qu'à cette période succède une période d'adynamie ]ni se termine par la mort dans le coma, soit enfin que la maladie se termine par l'aliénation menlale.

J'ai laissé de côté, Messieurs, jusqu'à ce moment, l'anatomie pathologique de cette catégorie de folie puerpérale, parce que c'est m point encore très discuté. Des auteurs et en particulier des auteurs étrangers ; allemands et anglais, accusent des lésions, une turgescence vasculairo cérébivale, des exhalations de sérosité, de l'opa^ îité arachnoïdienne, une diminulion de consistance du tissu cérébral; d'autres auteurs, des Français ceux-là, n'accusent d'autre ésion qu'un piqueté cérébral indiquant une certaine hyperémie.

Pour moi, j'admets des lésions toutes les Ibis que la maladie est ie nature congestive et ces lésions sont celles qui sont produites par a congestion cérébrale ou cérébro-méningée. 11 va sans dire que ù la maladie est de nature anémique, on ne retrouve que de la pâleur ](' la substance cérébrale.

Je pourrais appuyer cette opinion sur un graud nombre d'aulo- ]sies;je me contenterai de citer les deux suivantes, qui sont pour linsi dire des cas types :

Obs. XLV. — La nomiui'o H... (uî atlciiilo trois fois Je l'olio pur'r|i('Talo : la preinièro \\\ riniiuiùmc mois de la troisième grossesse gaérlt en un mois; la seconde dou/o iours après l'accouchement, et guérit assez vite ; la troisième après une quatrième couche.

La folie était à chaque fois une manie religieuse avec excitation très intense et incoluM'cnce.

hiMix ans après sa ilcniière attaque di' folie, H... mourut de lièvre typhoïde ahdoiiinale, pendant laipielie elle rcpi'it la conscienci' de son état et presque toutes se.s. 'acuités générales.

FOLIE ACQUISE

L'autopsie nous montre un pointillé rouge en beaucoup d'endroits et une hyperliémie considérable des coucbes optiques et de toutes les portions centrales. Les circonvolutions pariétales offrent des amas granulo-graisseux et de pigment dans les gaines périvasculaires. Les couches optiques renferment également des amas graisseux avec des gouttelettes de graisse libres.

Eu somme, ces lésions sont assez frappantes à côté des circonvolutions frontales qu étaient saines, aussi bien que tout le reste du cerveau.

Il faut bien se gai^der de conclure à l'état sain d'un cerveau, alors même que l'aspect microscopique ne révèle ni comme teinte, ni comme consistance, aucune lésion; mais on doit toujours y adjoindre l'examen histologique et ne jamais se hâter de qualifier une folie don ton n'a pas fait l'examen nécro-microscopique] de folie sine nuitcj'ia. Quant au traitement, on n'aura qu'à se reporter à la nature congestive ou anémique de lamaladie, pour employer, soit les révulsifs et les déplétifs, soit les toniques et les ferrugineux, surveiller l'utérus et maintenir la liberté du ventre. Une seule médication est indiquée d'une manière invariable, c'est la pose d'un vésicatoire à la nuque, lorsque la maladie n'offre pas d'issue favorable après six à sept semaines, afin de s'opposer, par cette révulsion énergique, aux exhalations séreuses et aux pi^oduits plastiques, qui ne se constituent que trop souvent dans l'encéphale.

Obs. XLVl. — Folie puerpérale survenue quinze jours après r accouchement. — Méningo-encéphalite . — Mort. — Autopsie.

La nommée Kl..., âgée de vingt-quatre ans, est entrée le 15 décembre 1880 dans mon service et elle y îst morte le 28 décembre 1880. Voici les renseignements donnés par le mari :

11 y a trois semaines que sa femme est accouchée à l'hôpilal Saint-Louis. L'accouchement a été difllcile. 11 a duré dix-huit heures. Elle n'a pas été malade après l'accouchement; ce n'est qu'il y asept jours qu'elle a été prise, sans cause déterminante appréciable, de (roubles mentaux.

Elle avait eu une bronchite «[uelques jours avant l'accouchement.

Le mari a appris qu'il y a dix ans elle a déjà été aliénée. Pas d'alcoolisme.

Elle est primipare. L'enfant se porte bien.

Elle nourrissait son enfant; elle avait beaucoup de lait, [m est bien venu dés les premiers jours.

Élat à son entrée. — La malade est très agitée ; elle parle constammeni, d'une façon incohérente.

Le front est couvert de croûtes ; saillie légère et rougeur de la peau du front ressemblant à une contusion.

FOLIE DES NOUVELLES ACCOl CIIEES.

liCs pupilles sont égales, la langue sèche ; elle ne tremble pas. Du poivre mis dans le nez provoiiue une sensation pi([uanle et désagréable; niais il ;t difficile d'étudier l'odorat.

Elle paraît voir des choses qui l'elFraient.

Les seins sont très gros, volumineux, et l'on fait sortir facilement du lait. La peau est sèche. Température axillairc. od",'.]. Sur le ventre on voit très nettement ;s vcrgeturcs.

Le corps de l'utérus remonte encore à quatre travers de doigt au-dessus du pubis.

La pression est douloureuse, à gauche surtout.

Rien autre dans les poumons que quelques râles secs. Rien au cœur.

La malade parle à chaque instant de son sang qu'on va lui prendre. Son langage est icessivemenl incohérent; on l'entend dire': « 11 faut pas tourmenter toujours au lit, je )yais assez clair; c'est mou sang qui coulait pour tout le monde. »

l'as de signes de paralysie; pas de tremblement des membres.

La sensibilité au pincement est normale. A plusieurs reprises, le loucher de la colonne M'tébrale est exti'ômcment douloureux au niveau de la 8° lombaire.

Odeur forte des parties génitales.

Purgatif. Vésicatoire à. la nuque.

20 décembre. — Température axiliaire. 37", 'i, le nialiii.

-I décembre. — La malade est toujours agitée; elle a des frayeurs. Température xillaire, 37°, i, le matin.

Elle parle de ses enfants, de sa religion juive. Incohérence. Elle parle haut, chante, :'ie. Les pupilles sont égales, la langue humide, sale. Insomnie.

Purgatif. Vésicatoire à la nuque. Sirop diacode, 30 grammes. Le .soir, vésicatoire ur le bas-ventre.

25 décembre. — Température, 38",6.

20 décembre. — La langue et les lèvres sont sèches, ainsi que l'arrière-gorge. La naïade ne mange pas. lironchite.

Elle a des douleurs utérines. L'utérus n'est pas revenu sur lui-même.

Traitement : ouate et onguent gris sur le ventre. Température, 38 degrés.

27 décembre. — Pustules d'ecthyrna en grand nombre sur le dos et les cuisses.

La malade est très faible ; lorsqu'on la lève, elle s'alïaisse.

Du sulfate de quinine a été donné chaque jour à la dose de 0''' ,60 au lavement.

La malade a succombé dans la nuit du 28 au 29, après avoir eu 42 degrés.

Autopsie, — Moelle épinière. — Injection notable de la mi'ninge postérieure. Il n'y a ien de particulier à la vue, à diverses coupes de la moelle.

Encéphale. — Injection considérable des méninges cérébrales; snffusions ecchymoiques aussi bien à la base qu'à la surface convexe.

11 existe une ecchymose assez grande dans le sillon de séparation de la première ronlale droite d'avec a deuxième.

L'injection est plus forte des deux côtés au niveau des lobules frontaux. Apparence lormale des vaisseaux de la base et des nerfs de la base. Conformation normale des irconvolutions cérébrales, du cervelet, du bulbe et de la protubérance.

Pas d'épaississement des méninges de la base au niveau des lobules orbilaires, des obules temporaux, du cervelet, de la protubérance et du bulbe.

Les méninges ne renferment pas de vaisseaux athéromateux. Elles sont fines, n'adlèrent nulle part à la substance corticale.

Les circonvolutions sont bien faites. Leurs plis, leurs sinuosités sont normaux.

Par des coupes perpendiculaires , on constate une injection considérable de tous les vaisseaux capillaires, même les plus petits. Il en résulte un lacis rouge exxessivement serré.

Beaucoup de ces capillaires présentent des dilatations de distance en distance. Les ventricules latéraux et le quatrième n'offrent rien de particulier. Injection notable des couches optiques.

Examens microscopiques. — Des parties de la substance corticale de toutes les* frontales présentent une injection considérable des plus petits vaisseaux, des Capillaires les plus tins qui sont bourrés de globules et de matière colorante du sang; de l'hématosine est épanchée dans la substance intermédiaire.

Les poumons sont un peu coiigestionnés, surtout le droit. Le tissu ne va pas tout de suite au fond de l'eau. Un peu de bronchite. Ni pus, ni adhérences de la plèvre.

Le foie est gras^ les reins sont saius. Dans l'abdomen il n'y a pas de pus.

Il existe un kyste de l'ovaire gauche du volume d'une grosse pomme ; le kyste l'enferme un liquide clair.

L'utérus coupé présente une épaisseur de 1 centin)ètre et demi. Il n'existe pas de pus dans sa cavité, qui est longue de 8 centimètres et demi.

I^a surface interne est tomenteuse; vers sa partie supérieure se trouvent des éccliy moses et des saillies veineuses hémorrhoïdaires.

; L'utérus, fendu au niveau de ces parties ecchymosées, ne présente pas de pus.

Le cœur est gras. 11 n'existe pas de lésions valvulaires ni d'endocardite. DeUx ou trois muscles valvulaires du cœur gàUche présentent de petites suffusions sanguihes interstitielles.

C. Folie des nourrices. — Ces cas de folie puerpérale sont bien moins nombreux que ceux des deux autres catégories. On peut les diviser en trois classes : 1° Cas deïolie survenant dans les six premières semaines ; 2" Cas survenant après plusieurs iliois d'allaitement; 3" Cas causés par le sevrage.

La folie est soit anémique, lorsqu'il se produit de l'épuisement général de l'organisme, ou bien elle est congestive, lorsque la lactation est supprimée subitement.

Le plus souvent les syiuptômes de l'anémie précèdent la folie i amaigrissement, accès de fièvre, amnésie, obtusibn intellectuèllej bizarrerie, perversions instinctives, délire.

Les formes de folie sont à peu près les mêmes qUe pour la précédente catégorie; c'est delamanie, de la mélancolie, de la monomanie, de la folie à double forme, toutes accompagnées d'ballucinations et d'idées impulsives, de tendances homicides, infanticides.

Cette catégorie est moins gi^ave que la précédente; la plupart des cas guérissent, soit par un traitement reconstituant, soit par des ré-^

Page 1