FOLIE PAi; IXTOXIGATION
avoir leur raison d'être dans des douleurs épigastriques, et cherchait à y échapper par le suicide; celui-là ne pouvait se consoler d'avoir dépensé en libations l'argent que lui avaient laissé ses parents, circonstance qui fit porter un pronostic favorable ; et, du reste, l'événement vint plus tard corroborer notre opinion, à savoir, que l'existence de sentiments affectifs, la persistance ou le retour des idées de famille chez un aliéné, constituent une chance d'amélioration et même de guérison.
Tous mes malades. Messieurs, sauf un, étaient atteints d'hallucinations; celles de la vue ne se sont manifestées que quatre fois el celles de l'ouïe six fois. Tandis que les premières ont consisté, chez un seul malade, dans l'aspect de serpents, d'animaux, et, chez les autres, dans la vue d'hommes à l'air moqueur et de morts, les secondes ont été toujours effrayantes, injurieuses ou contradictoires ; « Tu feras, tu ne feras -pas; tu entreras, tu n entreras pas. »
Beaucoup rappelaient les voix de personnes connues et de pénibles souvenirs; plus fortes la nuit que le jour, elles semblaient chez plusieurs partir des murs, pénétrer par les fenêtres; un malade me disait très nettement que c'étaient des voix extérieures et venant de gens qu'il connaissait tout particulièrement. L'hallucination était tellement intense chez deux malades, qu'ils s'arrêtaient au milieu de leurs phrases pour écouter la voix et chuchoter quelques réponses inintelligibles.
Parmi tous ces aliénés, le plus vivement atteint était celui qui était en butte à des voix contradictoires; elles plongeaient ce malheureux dans un état d'indécision pénible qui le condamnait à l'immobilité; las de lutter, il restait plongé dans l'inaction et le mutisme. En voici l'observation :
ÛBS. LXXIII. — Absinthisme chronique. — Délire aigu, lypémaniaque. — Tentative de suicide. — Hallucinations de rouie contradictoires.
Dar..., relieur, trenle-cinq ans, entre le 17 mai 1861 à l'hospice de Bicètre, service de Félix Voisin, 5"^ division, 1" section, 3° salle, n" 5.
Depuis plusieurs années, nombreux excès d'absinthe (10 à 15 verres, deux fois par semaine).
Depuis quelques mois, il a remarqué lui-même qu'il ne possède pas autant la mémoire des mots, des noms, des dates, et qu'il est sujet à des irrégularités de caractère consistant à passer sans raison de la gaieté à la tristesse.
FOLIE ALCOOLIQUE
Depuis (jiiinze jours, il est forcé, fiiute irargeiit, de se priver (rabsiiillio.
11 y a quatre jours, lialluciiiatioas de l'ouïe qu'il lui seiulilait ealendi'e daus lu région "rontale; ce même jour, il se rend à son atelier, a un air elïai'i; ([ui le fait jiasser pour îxtraordinaire; pendant son déjeuner, il entend des voiv qui lui disent de manger et 'l'nntres de ne pas manger. Dans la rue, il se voit poursuivi par des agents de police poui" ('liants politiijues, et pour leur échapper, il se précipite dans une ouverture d'égout de la rue Jacob. Après en avoir été retiré, il est conduit à la Charité, dans le service de Malgaigne, oii il est admis pour blessure à Tncciput. Co:iuue il fait scan dale et bruit dans la salle, il est transféré à Bicêtre le 17 mai ISGI .
État actuel. — 11 est calme et tranquille dans sou lit. Il n'a pas h^ souvenir de ce qui s'est passé à la Charité. Parole nette, sans hésitadon aucune, l'as de Irendjlenient de la parole. Mémoire assez neltc des dates, des jours et fails anti'rieurs à son entrée à la Charité.
Pendant la nuit dernière, hallucinalions de l'ouïe et de la vue. Il conversait avec ses hallucinations. Pas d'hallucinations depuis le matin. Pouls fort, 5G pulsations.
Sorti guéri le l.^juin 1S7I.
Les conceptions délirantes doniinanles soni les idées de pei'sécntion, de cnlpabilité, d'inllnence magnétique; jointes à des hallncilions terrifiantes et injurieuses, elles donnent la mesui"e de l'état de souffrance moi^ile de ces aliénés; aussi, pour échappera ces tortures intimes, les uns vont-ils se plaindre à l'autorité et font ainsi découvrir leur délitée; d'autres cherclient-ils une fin dans le suicide; tous, au reste, sont reconnaissables à leur atfaissement moi^ai et intellectuel.
11 est rare que cet état dui^e au delà d'un à deux mois, et que ces malades ne puissent, après ini travail manuel de plusieurs semaines, être rendus à la liberté; non pas qu'ils soient radicalement guéris, ils conservent en effet quelques symptômes d'alcoolisme chronique, ils ont moins de force mnscidaire, d'énergie morale, de facilité à travailler, à comprendre, moins de mémoire surtout; mais les phénomènes aigus et les plus saillants ayant disparu, ils sont dans un élat mental assez satisfaisant pour ((u'il soit impossible de les maintenir plus longtemps dans un asile d'aliénés. Ils retombent avec une extrême facilité, après quelques excès, ou bien à la suite d'une peine morale ou d'une abstinence plus ou uKjins aI)sohu^ d'aliments et d'alcot)liques.
Le (}(''Ure (Po/'g!!/'//, de ^iilisfuciiDii de soi-même, est une forme (pic j'ai obs(M'vée clic/, trois de nie> malades et que je n'avais tiriuvée
FOfJE PAP, Î\T0XICATI01\.
mentionnée dans aucun traité d'alcoolisme aigu ou chronique, avant l'époque où j'ai présenté un mémoire sur ce sujet en 1864 [Annal, niéd. psycliol.) h. la Société méd. psychologique; le mode particulier de ces conceptions délirantes m'a paru assez tranché pour constituer une variété morbide distincte. Deicx malades étaient buveurs d'eau-de-vie, et un troisième faisait abus d'absinthe.
Tous les trois étaient le jouet d'hallucinations de la vue; l'un voyait le monde en porcelaine, des chevaux, des gens à dents énormes et des diamants en sa possession,
Saliv,.., le buveur d'absinthe, se sentait mordu aux jambes par des sei'pents à sonnettes qu'il apercevait, et se trouvait transporté dans le paradis de Mahomet, au milieu de nombreuses femmes à ses ordres.
Tous présentaient, à un haut degré, un air bien tranché de satisfaction personnelle, parlant do leurs talents, de leurs mérites. L'un se croyait riche, se sentait aussi dispos qu'à vingt ans : « J'ai un associé; mais c'est moi qui fais le plus important. » (Obs. LXXV).
Debl... était très satisfait de sa profession (obs. LXXVI), de ce qu'il y a gagné (il s'y est ruiné); il peut se transporter partout où il lui plaît, grâce à un talisman de chocolat que lui a envoyé Télectricité. Saliv... a des palais, des richesses, de nombreux serviteurs; tout cela est dit par lui sans apparence de conviction; du reste, quand on lui fait quelques observations contradictoires, il abandonne sa croyance pour passer à un autre sujet.
Loin de tenir le second rang dans le délire, ces conceptions morbides se manifestaient à la moindre parole de l'aliéné et dominaient les autres symptômes. C'est ainsi que les idées de persécution, nulles ciiez l'un de mes malades, ne se présentaient chez les autres qu'à de rares intervalles, étaient excessivement fugitives, et s'effaçaient complètement devant la fixité du premier délire.
En dehors de ces idées maladives, ces aliénés présentaient de la tendance à de mauvais instincts; aucune idée sociale ni de famille ne traversait leur esprit. Le manque du sentiment des convenances porté au plus haut degré, et un désordre complet dans la mise, s'associaient à une absence totale ou à peu près de conscience et de jugement, et cependant Saliv... savait bien me dire, par instants, que « l'absinthe avait au fre foi s (lérangé ses facultés morales » ; mais
FOI.iE AiCOOMQUE.
m remarquera qu'il disait autrefois: en effet, il se sentait bien pornnt, et ne comprenait pas sa présence au milieu de ces fous; il riait le voir les gestes et d'entendre les voix des autres (obs, LXXi V),
Ofis. IvXXIV. — Ah^inlhii^ïno. clu oniijiic. — Délire de satisfaction do soi-même;
idées de richesses.
Snliv. .., commis de comiriort'o, Ironfe-oiiui ans, oiitro le l inni à riiopilnl de li(u>lre, 5'' division, i'" section, service de Félix Voisin.
Père ivrogne et débauché, mort d'apoplexie, au dire du malade. Mère et sœur lorles d'une affection de poitrine (toutes deux avaient eu de grands chagrins de unille).
A eu en Afrique les lièvres, des maladies vénériennes; pas do syphilis.
Depuis de longues années, nombreux excès d'absinthe (cinq ou six verres par jour, t souvent absinthe pure). Il en était arrivé, c'est l'expression dont il se sert, à un tat d'abrutissement tel, à une perte si complète de mémoire, que piM'snnne ne voulait lus l'occuper, tellement on le considérait comme compromettant.
Depuis deux ans, privé de moyens d'existence, il a cessé de boire de rabsirillu' ; c'est epnis cette époque qu'il a conimencé à ressentir un malaise général, une sensation énible à l'épigaslre, comparable au besoin incessant de manger.
Le 3 mai 1861, il y a deux jours, il fut entraîné par des camarades et but six verres 'absinllie pure. Il tomba dans l'ivresse. Damassé sur la voie publique, il fut amené à , préfecture de police. I.à il se livra à des actes de violence, éprouva des ballucinaons, assista à un combat d'éléplip.nls, de rhinocéros dans l'île de Ceyian et entendit 'S grognements de ces animaux.
Il sentait et voyait en même temps des serpents grisâtres lui mordre les jambe = , et > rappelle qu'il les fi'appait pour les chasser.
FJdf actuel. — Il me raconte avec calme et netteté tout ce qui s'est passé ;i la préclure, sans hésitation, ni tremblement de la parole et des lèvres, l'ouls régulier, de force moyenne, (18 pulsations.
l'npilles irrégulières, celle de gauche plus large (à l'œil gauche, strabisme conséilil'à une blessure du nez); celle de droite presque immobile.
Il porte dans son extérieur un air de salisfaclion de soi-même qui s'accompagne d'un l'c mi lu u hi''bét(''. il dit être très riche, posséder des palais enchantés, de nombreux rviliMU's; hi(;r, il se voyait dans le palais de Mahomet, au milieu de femmes à son rvice. Il parle avec emphase de ses talents.
Il a, à un léger degré, conscience de son état; il a perilu tout sentiment alfectif. .Méoire saine.
Auciui phénomène paralytique dans les membres ni dans la langue. Tremblement des mains, i^i marche est rendue diflicile par une d mlenr fémoi'o- )iale giuicbe pour laqu(dle, il y a quelques jours, ou lui a appliqué' îles veiuouses scaiées.
b'agilalion ipi'il présentait dans les deux jours qui ont suivi son entrée disparail le mai.
l'endani lui séjour de six m lis à Bicètr,', sou élat ne s'amélior,'' pas. Il conserve un ' liieu net di' salisr;ii-iion pi'rsonnelb', coniinel de> actes de mi''i'liane,t'|é, consei've
FOI.IE PAR INTOXICATION
toute sa force musculaire, répète à cliaque instant qu'il n'est pas malade, ne sait pas se conduire avec les autres malades et reste toutes les journées indolent et incapable de se rendre utile.
Il est transféré le 16 novembre 1861 à l'asile de Fains, où il est encore.
Voici son état actuel à Fains, d'après les renseignements que m'a transmis mon ami M. le docteur Bonnet, médecin de l'asile.
Il est insouciant, sans aucune spontanéité, très satisfait de lui-même et de sa vie passée. Il est très prétentieux, sans cependant présenter les conceptions délirantes, ambitieuses, multiformes, qui accompagnent la paralysie générale.
Les sentiments affectifs ont subi un commencement de destruction.
Saliv... présente de l'inégalité dans les pupilles et un tremblement du cercle ciliaire, La pupille gauche est plus large (ce signe obser\é par M. Bonnet concorde avec ce que j'ai observé moi-même sur ce malade à Bicétre, et peut s'expliquer par l'ancienne blessure du nez). Pas de tremblement de la langue, pas de mouvements fibrillaires du visage, mais quand il parle, un peu de lenteur dans l'articulation des mots. La démarcbe est lourde; le malade est propre.
Sucre dans les urines. Ni aneslbésie, ni analgésie. M. Bonnet note aussi une teinte violet bleu de la peau, peu intense.
Obs. LXXV. — Alcoolisme chronique. — Agiiaiion maniaque. — Délire d'orgueil • Abcès froid. — Mort. — Autopsie.
Lién..., quarante-trois ans, colporteur, entre le 6 décembre à rhù|)ital de Bicétre, 5" division, 2' section, service de M. Moreau (de Tours).
Son père existe et est bien portant. Sa mère conserve, depuis une attaque d'apoplexie, de la déviation dans les traits de la face. Il est séparé judiciairement d'avec sa femme pour adultère. Il a toujours bégayé. Il y a sept mois, delirium treinens traité à Bicétre.
Depuis de longues années, abus de vin, d'eau-de-vie, de bitter et d'absinthe.
Il est amené à Bicétre dans un état d'excitation maniaque, et dès son entrée, il lui est appliqué des ventouses scarifiées à la nuque, et ordonné une potion opiacée et la diète.
État le 9 décembre. — Mouvement continuel. Il parle et gesticule. Sa figure exprime le contentement, la satisfaction de soi-même. La voix est enrouée; les mots viennent difficilement (il est bègue de naissance); la parole est souvent embrouillée. Au milieu d'une phrase sa parole s'arrête net, et après un moment d'arrêt et un mouvement forcé d'insalivation, il reprend la suite de sa phrase interrompue. Quand cette difficulté survient, il met la main à la bouche; il sent à ce moment quelque chose lui monter à la gorge; il y éprouve, ainsi qu'au cou, une sorte de constriction.
Tremblement continuel des lèvres. Il raconte ses affaires personnelles; il dit i|u'il a un associé, mais que c'est lui qui fait le plus important. « J'ai toujours été le premier à table. ,Je suis tel que j'ai été à vingt ans; je ne resterai pas longtemps ici, parce que j'ai les moyens de sortir. » Il parle de richesses, d'argent, ne se trouve pas malade, lisait le jour, le mois. La plupart de mes demandes sont suivies de réponses justes, .fugement et raisonnement absents ; aucune conscience de son état. Hallucinations de la vue. Pupilles petites, contractiles.
Api)étit; pas de soif. Langue blanchâtre. Tremblement léger des mains et des jambes. Les jambes pendant la marche ne sont pas écartées, mais il marche en zigzag. Molilité
FOI.IE ALCUOLIOIIK
les mains normale, l'as de l'ourmillements. Sensibilité et clialeur de la peau normales, 'ouls régulier, de force ordinaire, 72 pulsations. Pas de dyspnée. Traitement. — Bains, potion calmante; une portion.
Le 18, plus d(! tremblement des muscles de la face. Idées d'orgueil; pliysiouomie ayeuse. 11 reste couclié.
5 janvier. — Eruption furonculeuse générale,
12 février. — ilien de nouveau, si ce n'est que le malade s'allaiblit au milieu d'une gilalion continuelle. Il est toujours tenu au lit. Aucun tremblement des lèvres ni de a langue.
26. — Tuméfaction, douleur de la cuisse gauclie; on y perçoit de la fluctuation. Le lélire est un peu plus tranquille, il peut très bien mouvoir ses jambes dans son lit, nais ne peut se tenir debout.
7 mars. — Il est transféré pour un abcès de la cuisse dans le service de cbirurgie, lù l3roca fait une poiiclion dans la tumeur; il en sort un liquide purulent. Il est Liit des injections iodées dan^les jours suivants. I^e malade succombe le 25 mars 1 8(31 .
Autopsie. — Maigreur considérable.
Foie. — Volume ordinaire, ne dépasse pas les fausses cotes; deux plaqu-is graisseuses à la surface du lobe droit.
Cerveau. — .Après cinquante-quatre lieures, et malgré une température très élevée 30 degrés au-dessus de 0), il coiiserve une fermeté remarquable comme après une nacération dans l'alcool (I). Légère congestion, aucun œdème méningé: pas de séroité aracbnoïdieime ni venlriculaire. Quelques taches opalines araclmoidiennes. Cerveau :t cervelet normaux à la cou{>e. (Juebiues arborisations vasculaires au plancher antéieur du quatrième ventricule.
Uns. LWVI. — Alcuolisuic chronique. — Aliénation mentale aiguë. — Delirr de salisfiuiion de soi-même. — • Guérison de l'accès.
Debl..., quarante el un ans, marchand de volaille, entre le 11 janvier 18(11 à îicètre, 5' division, 1''^^ section, service de Félix Voisin.
Habitudes alcooliques invétérées. Tous les matins, à jeun, eau-de-vie ; dans le couanldujour, eau-de-vie, bière, vin, absinthe; ivresse rare. Inconduile.
Dcimis un mois, le manque de ressources avait rendu impossible la satisfaction de a passion. Sa femme remarqua depuis lors une certaine agitation, un désordre dans a mise, dans ses affaires commerciales, certains actes incohérents, et le délire des laroles et diis actes prenant des proportions elfrayantes, elle demanda son placement i liicètre.
Au moment de son entrée, il présente de l'agitation, des idées de contentement, de a confusion dans l'esprit, des sueurs. On lui donne un bain.
État actuel. — Je l'examine le 13 janvier. Décubitus dorsal, sourire hébété, l'ace ■ouge; lèvres injectées. Agitation extrême (camisole de force), il me donne des détails issez nets sur sa profession, sur les prix d'achat el de vente; la parole n'est pas nette 'l un peu tremblante.
.\ chaque moment, sourire niais. Ses traits expriment une notable satisfaction,
(I) J'ai prc'si'iilé (Ml ISii'i, à la Société analoiiiii|iiL', deux cerveaux ulfiMot le luùiiie curacl'vi' i-[\\;}{vc cl, .jiiui'* u|in''< la rnnrl.
VOiAE l'Ai; INTOXICATION.
quand il parle de sa profession et de ce qu'il y a gagné (il s'y est ruiné, je l'apprends par sa femme).
Il parle d'un talisman en chocolat que lui a envoyé l'électricité et (jui lui permet de traverser les murs et de faire toutes ses volontés.
Il voit le monde en porcelaine ; il apercevait, cette nuit, tout un quartier où les appartements étaient garnis de tapis, et les individus couverts de diamants, de parures; il y avait beaucoup de belles femmes.
Aucune conscience de son état ; il fixe constamment le mur, et quand on lui demande à ((uoi il pense : « Je ne pense à rien, » répond-il. Pupilles de diamètre moyen, immobiles à la lumière. Langue blanche, peu de soif; appétit. Peau moite. Pouls régulier, plein, 72 pulsations. Pas d'anesthésie ni d'analgésie; pas de fourmillements; pas de tremblement des lèvres ; léger tremblement des mains et des bras.
TraiU'inent. — Ventouses scarifiées à la nuque (300 grammes de sang), deux pots de limonade. Diète.