‹ Leçons cliniques sur les principaux phénomènes de l'hypnotismeChapitre 53 sur 59 · LOBE DROIT · texte numérisé non relu

LOBE DROIT

Face externe. — La particularité anatomique la plus intéressante que présente le cerveau de cette malade se rencontre sur le lobe droit.

Elle consiste dans l’écartement considérable du sillon de Rolando, au niveau de sa portion supérieure ( a , a\ a", fig. XII) . Les circonvolutions marginales, frontale et pariétale ascendantes sont fortement écartées l’une de 1 autre, et 1 espace compris entre elles est occupé par un pli insolite, innominé (a), qui remplit la totalité de cet intervalle; ce pli est une émanation directe, une véritable projection de la masse même du paracentral; —comparer avec d figure 2. — Ce pli, véritable enclave que jusqu’à présent je n’ai pas rencontré dans l’examen des nombreux cerveaux que j’ai examinés, présentait une épaisseur moyenne, et s’étendait de haut en bas jusqu au milieu du sillon de Rolando. — Le lobe opposé ne présentait rien de semblable. La direction générale du sillon de Rolando, suivi sur le bord antérieur de la pariétale ascendante, n’offrait aucune autre particularité. La scissure de Svlvius paraissait dans les conditions normales, il en était de même de la scissure pmiétooccipitale, dont la continuité cependant était interrompue en K par un pli de passage, qui n’existe pas dans l'autre lobe. —Les sillons frontal supérieur, frontal inférieur et parallèle paraissaient dans les conditions habituelles ; il en était de même

des autres scissures secondaires.

La frontale ascendante 6 6' s’élargit à la base. Renflée d une façon égale sur son parcours, elle remonte en décrivant plusieurs flexuosités, pour se perdre dans la substance du lobe paracentral, qui s étend jusqu en d' , figuie 1.

La première frontale, mince à son origine, qui est effilée, se renfle peu à peu (c, fig. 1), pour se brancher sur la frontale ascendante; à ce moment-là elle est bifide.

La deuxième frontale, très nettement séparée de la précédente, sans présenter de pli de passage, est très effilée à son origine, qui lui est commune avec la première frontale; elle présente plusieurs flexuosités, se renfle un peu, et

EXAMEN DU CERVEAU D’UNE HYSTÉRIQUE

va se brancher à la partie moyenne de la frontale ascendante.

La troisième frontale, plus tortueuse que les précédentes, naît de la région orbitaire, suivant les dipositions habituelles; elle présente plusieurs flexuosités irrégulières et va s’implanter h la partie inférieure de la frontale ascendante, dans les corn ditions normales.

La pariétale ascendante (ff') présente sur ce lobe une physionomie toute spéciale; elle est élargie à son extrémité inférieure et en continuité de substance avec la frontale ascendante; elle se rétrécit ensuite légèrement, puis se dilate en devenant fusiforme ; par son extrémité supérieure^), elle forme des flexuosités nombreuses et se termine en partie dans le lobe paracentral correspondant, tandis qu’une autre partie de sa substance (g), répartie en flexuosités multiples et constitue le lobe pariétal supérieur. Un pli de passage K le relie au pli courbe. Cette circonvolution présente le long de sa continuité des incisures rudimentaires qui semblent être un commencement de bifidité.

Le pli courbe (A), d’une manière générale, représente les dispositions qu’on est habitué à lui voir ; il se relie en avant au pied de la frontale ascendante, et en arrière aux circonvolutions occipitales. Comme d’ordinaire la première temporale (i) vient se perdre dans sa concavité. Cette circonvolution qui à ce moment est très renflée présente des dispositions normales, elle est effilée à son point d’origine et, sauf son volume, ne présente aucune particularité insolite.

La deuxième temporale (j) dont elle est séparée par un sillon très accentué est vaguement dessinée ; sa continuité est interrompue par plusieurs sillons.

Face interne. — Les sillons et les plis se présentent à peu près avec leurs dispositions normales;- le sillon calloso-marginal nettement indiqué n’offre pas de pli de passage nettement apparent avec la région frontale superposée. La scissure pariéto-occipitale est très nette. La scissure calcarine est très nette aussi, il en est de même de la scissure des Hippocampes.

La circonvolution frontale interne (c) est très développée. — Elle commence par une extrémité assez épaisse au niveau du lobe orbitaire, et présente quelques flexuosités; elle se

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perd dans la substance du lobe paracentral qui, en raison du lobule innominé que nous avons décrit en a figure!, s’étend du sillon indiqué en c' figure 2 jusqu’en cV ; — celte région du lobule paracentral présente donc en raison de ce pli surajouté un développementdisproportionnéaveclesconditions normales. Ce lobule paracentral ainsi constitué est sillonné des incisures multiples.

La circonvolution calloso-marginale présente une extrémité anlérieure fine, commune avec les précédentes. — Ses crêtes sont peu développées, et après avoir décrit en se rendant une courbe curviligne au-dessus du corps calleux, en ad , elle se perd par continuité de substance dans le lobe carré. — Ce lobe carré (e) est très développé; de même que le paracentral, sa masse est disproportionnée avec ce que l’on voit d'habitude; il présente un sillon profond et des sillons secondaires plus ou moins accentués ; il se continue par un pli de passage profond avec la substance du lingual, et de là avec celle des hyppocampes que l’on voit en h.

Les circonvolutions occipitales (/*.) sont relativement très nettement développées ; les plis du lingual sont aussi très apparents. Cette circonvolution est séparée de la circonvolution fusiforme (g) par un sillon très nettement accusé.

La région orbitaire et la région de l’insula, examinées à l’état frais, n’ont présenté aucune particularité digne d'être signalée.

On voit en j la coupe antérieure de la couche optique et en i la série des fibres rayonnées qui viennent se grouper à son pourtour.

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