‹ Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotismeChapitre 20 sur 208 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

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VARIETES CLINIQUES

En s’appuyant sur la nature du ou des symptômes prédominant dans chaque cas particulier, on a divisé l’hystérie en : hystérie convulsive ou non convulsive ; périphérique ou viscérale; mono -symptomatique ou poly- symptomatique .

11 ne faudrait pas attacher à ces divisions plus d’importance qu’elles n’en méritent. Elles sont commodes pour désigner dans le langage courant des groupes de faits ayant entre eux certaines analogies apparentes. Mais il faut bien savoir qu’elles ne correspondent pas à des formes différentes de la maladie. Tout hystérique, par cela seul qu’il est en puissance de la diathèse, peut avoir d’un instant à l’autre toute la série des symptômes ressortissant à l’hystérie. C’est affaire d’occasion et de hasard : tel malade qui a eu une paralysie ou une contracture hystérique à la suite d’un traumatisme, aura plus tard des convulsions ou des tremblements à la suite d'une émotion morale, et vice versa.

bien n'est plus rare, d’ailleurs, que l’hystérie vraiment monosymtomatique. À côté du symptôme culminant qui attire seul l’attention du malade, il y a, dans l’immense majorité des cas, des symptômes latents, des stigmates, qui n’échappent pas à l’exploration d’un médecin attentif et dont la présence est indispensable pour faire le diagnostic. La plupart des accidents hystériques manquent en effet de caractères spécifiques permettant de reconnaître leur nature par l’examen de leurs seules apparences cliniques. Pour les rapporter à leur véritable origine, il faut chercher en dehors d’eux les éléments du diagnostic différentiel.

C’est, du reste, ainsi qu’on est obligé de procéder dans une foule de circonstances, môme lorsque les symptômes à déterminer proviennent de lésions organiques bien définies. Dans le tabes, par exemple, aucun des accidents initiaux pris isolément ne suffit à fixer le diagnostic. Mais quand un malade se présente à nous avec des crises de douleurs fulgurantes ou des troubles des fonctions génésiques dont la cause nous échappe, nous explorons les réflexes rotuliens, nous examinons les réactions pupillaires, nous faisons tenir le sujet, les yeux fermés, sur une seule jambe, et si nous constatons l’existence des signes de Westphall, d’Argyll Robertson ou de Romberg, nous concluons au tabes, tout comme nous conclurions à l’hystérie si, avec un tremblement ou un spasme rythmique inexplicable par des altérations matérielles, nous trouvions une hémianesthésie sensitivo-sensorielle ou un rétrécissement notable des champs visuels.

NOSOGRAPHIE PE L’IIYST

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