‹ Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotismeChapitre 21 sur 208 · JE · texte numérisé non relu

JE

Les divisions de l’hystérie, fondées sur l'âge et le sexe des malades ou sur la nature des causes déterminantes de l’affection n’ont guère plus d’importance que les précédentes. Elles correspondent à des variétés cliniques mal définies et non pas à des espèces nosologiques distinctes. 11 est certain que l’hystérie infantile est, en général, moins complète et moins bruyante que l’hystérie juvénile. Les attaques convulsives y sont moins fréquentes et moins nettement caractérisées. Certains accidents comme la toux, la céphalée, l’abasie, se rencontrent plus souvent chez les petites filles ou les petits garçons que chez les adultes. Mais dans un bon nombre de cas les symptômes sont identiques chez des sujets d’âges très différents.

On peut en dire autant de l’hystérie masculine et de l’hystérie féminine. L’homme a moins souvent que la femme des attaques convulsives typiques, des viscéralgies tenaces. Il présente, au contraire, plus fréquemment des paralysies ou des tremblements hystériques. Mais cela ne suffit pas pour légitimer une séparation complète entre l’hystérie de l’homme et celle de la femme.

Je vous ai déjà dit dans une précédente leçon que les divisions fondées sur la notion des causes déterminantes n'avaient pas plus de valeur. L’hystérie émotive, l’hystérie traumatique et l’hystérie toxique ne sont pas des espèces nosologiques distinctes, ce sont des variétés à peine différenciées d’une seule et même maladie.

En résumé, l’hystérie est une et indivisible. Ses manifestations varient selon une foule de circonstances contingentes, mais, au fond, c’est toujours la même maladie qui est en cause. Les divisions qu’on a voulu établir dans son étude n’ont aucune importance nosographique. Les expressions d'hystérie infantile, viscérale, traumatique, etc., signifient que l’hystérie s’est développée chez un enfant, que ses symptômes principaux siègent sur un viscère, qu'ils ont été provoqués par un traumatisme. Mais cela n’implique aucune différence essentielle dans la nature de la maladie.

SIXIÈME LEÇON

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