‹ Leçons cliniques sur l’hystérie et l’hypnotismeChapitre 33 sur 208 · J2 ANESTHÉSIE AUDITIVE · texte numérisé non relu

J2 ANESTHÉSIE AUDITIVE

surtout attachés à déterminer les caractères de l'anesthésie de l’audition. Je m’efforcerai de vous l’aire connaître, dans la leçon d’aujourd’hui, les principaux résultats auxquels sont arrivés ces observateurs.

La surdité hystérique peut être complète, absolue. Le plus souvent alors elle débute brusquement, persiste sans modifications notables pendant quelques jours ou quelques semaines, et guérit tout à coup sans laisser de traces. Mais cette forme de paralysie absolue de l’audition est fort rare. Dans la grande majorité des cas, la surdité hystérique est incomplète. Elle n’existe que d’un côté, et, même du côté atteint, l’ouïe est simplement affaiblie.

Les malades qui sont affectés de cet affaiblissement unilatéral des perceptions auditives n’éprouvent en général aucune sensation subjective de bourdonnements ou de sifflements. Ils se rendent parfaitement compte de l’orientation des bruits qu’ils entendent et, pour reconnaître leur surdité, il faut la rechercher méthodiquement.

A cet effet, il convient de pratiquer au moins deux expériences successives destinées : la première, à mesurer le degré de l’hypoesthésie de l’ouïe; la seconde, à démontrer que cette hypoesthésie ne dépend pas de lésions banales de l’oreille externe ou du tympan.

Pour mesurer le degré de l’acuité auditive, il suffit en général de faire écouter au malade le bruit d’une montre qu’on place d’abord très loin de son oreille et qu’on rapproche lentement jusqu’à ce que le tic-tac en soit nettement perçu. La distance à laquelle ce bruit commence à être distinctement entendu indique, avec une précision très suffisante pour les besoins de la clinique, le degré de la dureté de l'oreille.

Ce premier point étant acquis, il convient de rechercher si la diminution de l’intensité des perceptions auditives est la conséquence d’une paralysie des organes centraux de l’audition ou si elle résulte d’une lésion banale du conduit auditif externe, du tympan ou de l’oreille moyenne. Parmi les procédés qui permettent de faire ce diagnostic différentiel, le plus commode est celui qui est connu des otologistes sous le nom (Y expérience de Rinne.

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