INSENSIBILITÉ DE L’ÉPIGASTRE. R
frappés par des hommes robustes avec un chenet de fer pesant -•> à 30 livres. Loin de souffrir de ces coups, la convulsionnaire s'écriait : « AU ! que cela est bon! AU! que cela me fait clu bien! Courage, mon frère, redouble z encore de force si vous pouvez. »
Lne autre convulsionnaire préférait des coups de caillou. Une troisième se faisait enfoncer « deux grosses clefs de grande porte dans le creux de l'estomac, immédiatement sous le sternum », assez fortement pour aplatir « tel louent U estomac et le diaphragme, qu’elles les collaient contre l’épine du dos. » {'ne nommée Gabrielle supportait qu’on lui comprimât la même région avec « quatre tringles de fer de la grosseur du petit doigt et de la longueur d’environ un pied et demi, qui avaient une tête à peu près comme celle cl’un clou cle charrette ef qui se terminaient en pointe émoussée ». Cette malade «étant ci terre, couchée sur le clos, quatre personnes poussaient les pointes de ces quatre tringles de toutes leurs forces clans le creux cle son estomac », ou bien on la frappait violemment sur l’épigastre avec « un gros pilon de fer pesant 48 livres, de la longueur de plus de 3 pieds et dont la masse avait 7 à 8 pouces de haut et 5 à 6 cle diamètre L »
Il serait facile, j’imagine, de répéter toutes ces expériences sur plusieurs de nos malades, mais cela n’aurait aucun intérêt, car cela ne démontrerait rien de plus que ce que nous savons déjà, c’est-à-dire que l’anesthésie épigastrique est commune chez les hystériques.
1 Carré do Montgeron, La vérité des miracles opérés à l’ intercession de M. de Paris et autres appelions démontrée contre M. l’archevêcpie de Sens, in-4°, 1737, t. III, pages 693, 69i, 700, 702 el 703.
ONZIÈME LEÇON
SOMMAIRE
Dans l’étude de la distribution des troubles sensitifs chez les hystériques on peut distinguer trois éventualités cliniques: