Nous avons dit (1'^ partie, n"" l&O) que Ton appelle
lantité imaginaire une expression de la forme a+b ^ — i
: de la forme a + bi (la lettre t étant adoptée pour dési-
er le symbole ^ — i), dans laquelle les lettres a et 6
irésentent des quantités réelles quelconques positives ou
gatives. On a étendu aux quantités imaginaires les règles
linaires du calcul algébrique, comme si la lettre i dési-
ait une quantité réelle, en convenant de remplacer dans
(résultats t* par — i.
D'iqprès cette convention , commençons par former les
issances successives de î. On a d'abord t* = — i . La
tisiëme puissance i* étant égale à la deuxième i* multiplié
r i, il vient
i» = t«xt = — ixi= — t.
i quatrième étant égale à la troisième multipliée par î, on de même
f*=t»xt=— îXî=-t*=— (— 0 = +w ainsi de suite
i» = i^Xi=i,
iQ (dytient de la sorte la série des puissances
La quatrième puissance t^ étant égale à t% il est clair ( les mêmes résultats se reproduisent périodiquement d en 4« et Ton a en général
Les puissanceB paires sont réelles, les puissances impa imaginaires.
52. Si, d'après la convention générale sur le calcul quantités imaginaires , on applique la formule du bin au développement de (a + W)"*» ^^ *
En remplaçant les puissances successives de t par hs leurs trouvées précédemment, il vient
. tw ,,. mlm — i) .^4,, = «•• + - û"-*ôt ^--^ — ■' «•-**•
(a + il)
les termes sont alternativement réels et imaginaires. ! nissons enfin les termes réels et les tçrmes imagina nous aurons
+ \ma'*''''b ^ ^-^ U'»-W+ I
Dans chaque parenthèse les termes sont alternative positifs et négatifs. Si Ton désigne par A et iJ les va de ces deux parenthèses, on voit ([ue le dévelopjîeme (a + 6t)"* est une quantité imaginaire de la forme ordi A + Bt.
FORMULB DU BINÔME. 71
dair ({ue le développement de (a — Ai)** ne diffère de (a + 6î)* qu'en ce que le signe de t est changé, ons trouvé
oUe
(a — W)- = A — Bt. AppUcationê, f t)*sBi-}-5t — 10 — iot-|-5 4-«=**-4— 4t.
-iy=-4+4«.
f «•)• = 3« 4- 6.3».« — i5.3*.a»— »o.3».2V+ i5.5V 6.3.a»i — a* =— ao35 — 8a8i.
-a»y=: — ao55 + 8a8t.
B VERS LAQUELLE TEND {>+"') » QUAND m CBOÎT DE TOUTE LDOTE.
^ous allons d'abord démontrer deux lemmes qui rviront dans la question proposée, s I. La limite de la somme d'tin nombre fini de gran- \riables est égale à la somme de leurs limites. Soient I.....L, m grandeurs variables qui tendent simol*-
rt vers les limites a, 6, c, /. Si l'on appelle
•••M^f les différences des grandeurs proposées à lites, on a
tionnant ces égalités et désignant par S la somme
72 CHAPifriiE m.
des grandeurs variables et par s celle des limiU
Appelons p la plus grande des différences «, valeur absolue ; leur somme sera moindre que nombre m restant fini, et la quantité p devenas Ute que toute quantité donnée, puisque toute rences tendent vers zéro , le produit mp dévie plus petit que toute quantité donnée ; donc la son vers la limiter.
Lemme il Aa limile du produit d*un nombre teurs variables est égal au produit de leurs limites
En conservant les mêmes notations que préo nous avons les différences
Multiplions les deux membres de la première <
BG L, ceux de la seconde par aC L, 1
par a6D....,L, , enfin de la dernière par 6
qui donne
ABC L — oBC L = aBC L,
aBC L—abC L = paG L,
abC L — abcD L = aiD L,
û4c kL — abc kl = ^ab k.
Si l'on ajoute toutes ces égalités, on voit que le
FORMULB PU BINÔME. 78
iotermédiairea se détruisent; il vient
ABC.... J.— abc / = aBC L + PûG L+
Ghaeun des produits *BG L, aC.oL, , conservant
une valeur finie, on voit que le second membre est la somme le II quantités qui tendent vers zéro ; donc leur sooune tend
roBiéro, et le produit ABC L a pour limite abc /•
Hais il est nécessaire, pour que ces propriétés sub&dsient, pe le nombre des parties de la somme, ou le nombre des feteurs du prodmt, soit fini. Soit, par exemple, la somme des m quantités
chacune d'elles tend vers zéro quand m augmente indéfiniinent; mais le nombre des parties devenant infiniment pioid, on ne peut plus dire que la limite de la somme est a somme des limites, ce qui donnerait ici zéro ; et en efiet iette somme est égale à a.
De même Fezpression (»+--) désigne le produit de
n facteurs égaux à i H — ; chacun de ces facteurs devient
sgal à l'unité quand m augmente indéfiniment; la limite du produit n'est pas égale au produit des Umites, c'est-à-dire L l'unité, parce que le nombre des facteurs devient infmi. ^est cette limite que nous nous proposons de déterminer.
64. En développant la puissance ( i H — ] par la for- Qule du binôme, il vient ^ i\** m 1 , m{m—i) j m(m — i) wir-3) i ,
, m(m — i) (m — n-fO i ,
y- m) . y-mjK