‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 135 sur 367 · MOLLUSQUES · texte numérisé non relu

MOLLUSQUES

est cartilagineuse, transparente, en forme de sabot, et hérissée de petites pointes en séries longitudinales. Une classe presque entière de mollusques est pourvue de coquilles bivalves qui sont le plus généralement symétriques , mais dont les valves sont quelquefois différentes de forme, de grandeur et de couleur.] Ces valves sont disposées de manière à se mouvoir l’une sur l’autre, à l’aide d’avances osseuses qui sont reçues dans l’une d’elles, ou qui se reçoivent réciproquement et forment une véritable charnière. Elles sont, en outre, réunies par un ligament élastique de substance cornée, qui tend continuellement à les ouvrir.

La charnière des coquilles offre tant de différences, que les naturalistes en ont tiré les caractères des genres.

En effet, les huîtres, les placnnes , les pèlerines, les mondes, n’ont point de dents du tout à leur charnière. Les pliolades et les myes en ont une seulement à l’une des valves; mais elle n’est point reçue dans une fossette. Les solons ont la charnière fermée par une dent de chaque valve, qui fait saillie dans l’intérieur. Ces deux avances se rencontrent, et se meuvent l’une sur l’autre. Les anomyes, les unies, les spondyles, les cames et plusieurs autres, ont. une ou deux dents sur une valve seulement, et elles sont reçues dans des fossettes correspondantes de la valve opposée. Les venus, les bucardes et les madrés , ont à l’une et à l’autre valve des dents qui se reçoivent réciproquement. Enfin, les arches ont une multitude de petites dents qui s’engrènent les unes dans les autres. Toutes ces conformations, ou facilitent le jeu des charnières, ou en affermissent l’articulation ; elles permettent une ouverlurc plus ou moins grande des valves.

Le ligament élastique, qui tend continuellement à ouvrir les valves, n’est point toujours situé aux mêmes points de la coquille. Les moules, par exemple, ont ce ligament à l’un des côtés des valves. Les placunes ont un petit appendice osseux qui lait saillie dans l’intérieur de chaque valve, et c’cst sur cetlc partie qu’est reçu le ligament qui les tient réunies. Les peines ont à chaque valve plusieurs fossettes opposées deux à deux, qui logent autant de petits ligaments.

Les coquilles des acéphales offrent, en outre, beaucoup d’autres particularités. Les tards ont le corps renfermé dans un tulic calcaire , et sont armés de deux petites valves mobiles qui leur servent £ creuser le bois. Les térébratules ont in-

ces differents cartilages des céphalopodes des vestiges de squelette : dans l’anneau de la tête, des vestiges de crâne; dans les plaques du cou, des vestiges de vertèbres; dans les disques de l’entonnoir, des vestiges de sternum ; dans les cartilages des nageoires , (les vestiges de membres, j

SIXIÈME LEÇON. — MOUVEMENT DES ANIMAUX SANS VERTÈBRES

térieurement, à l’une de leurs valves, deux appendices osseux qui soutiennent leur corps, et leur servent de charpente, etc.

[ On doit remarquer encore dans les coquilles les canelures, les pointes, les crêtes de leur surface, les empreintes des museles qui les font adhérer au corps de l’animal, et celles des muscles qui font fermer les valves des bivalves. Ces empreinles fournissent par leur nombre, par leur aspect, leur forme et leur position, de bons caractères pour la distinction des genres et des espèces.

Il y a des coquilles multivalves dont les différentes pièces s’articulent entre elles, comme dans les oscabrions; ou sont simplement réunies par l’enveloppe générale sur laquelle elles sont appliquées, comme dans les analtfes; ou bien enfin sont disposées circulairement, comme dans les balanes.

Les biphores , parmi les acéphales, ont leur enveloppe extérieure cartilagineuse, transparente, plus ou moins cylindrique et ouverte aux deux bouts. Dans les ascidies, cette enveloppe est opaque, fibreuse, et percée de deux orifices plus ou moins rapprochés; mais il n’y a, dans ces deux familles , aucune partie véritablement calcaire , aucune coquille.]

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